‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 141 sur 273 · Âtrina ferelævis nov. sp. PL XI, lig · texte numérisé non relu

Âtrina ferelævis nov. sp. PL XI, lig

Test épais, mais fragile et friable, toujours décortiqué. Taille grande; valves cunéiformes, assez convexes, à contour buccal un peu excavé. Surface dorsale costulée vers le crochet, mais les costules s’elfaceut totalement à l'âge adulte, et il ne reste que des plis d’accroissement assez rugueux et bien marqués, sur la région buccale, se prolongeant en courbe elliptique sur le milieu du dos, puis s’effaçant aussi sur la région anale qui semble totalement lisse chez les grands individus.

Surface ligamentaire très superficielle, peu rainurée. Impression pédieuse faiblement festonnée sur son contour inférieur; impression de l’adducteur à peine visible, ovale, peu accentuée.

Dim. Longueur probable : 115 mill. ; largeur palléale : 50 mill.

R. D. - Il n’est pas possible de confondre cette coquille avec P. Brocchii qui est fortement ornée de costules très écartées et persistant jusqu à l'âge adulte, avec des plis beaucoup moins profonds du côté buccal; d’ailleurs les contours d’.4. f'erelævis sont moins excavés que ceux de l’espèce pliocénique, ce qui fait que le sommet est moins acuminé. Nous n’avons pu comparer les impressions musculaires qui ne sont pas visibles sur nos

grands échantillons d’Asti et de Monte-Mario, comme ils le sont sur un petit spécimen de Manciet (Gers).

Il est inutile de comparer notre nouvelle espèce à P. subpectinata Miche, de l’Helvétien du Piémont, qui est finement costulée à tout âge, ni à P. tetragona Br., du Pliocène méditerranéen, qui est caractérisée par ses angles sur la surface des deux valves, de sorte que quand elles sont réunies, la coquille forme — en quelque sorte — une pyramide à quatre pans.

Nous n’avons pas cité en synonymie l’espèce du Bassin de Vienne que Hœrnes a fait figurer sous le nom Brocchii; il est peu probable que ce soit l’espèce pliocénique ; mais, dans l’état de conservation où elle est, il serait hasardeux de la réunir, quant à présent, à A. ferelævis, quoiqu’elle semble s’en rapprocher par sa surface non costulée sur l’un des spécimens figurés, le plus grand (fig. 1, pl. L); il est vrai que l’autre (fig. 2) montre treize costules rayonnantes qui persistent à une taille où A. ferelævis n’a plus rien, mais aucune des deux vues ne mentionne l’existence de plis buccaux; en résumé, il est plus prudent d’attendre avant de conclure que l’espèce helvétienne de la Gironde a vécu dans le Bassin de Vienne. Quant à la Touraine, nous n’avons pas d’éléments qui nous permettent d’affirmer que notre espèce y a vécu : aucune Pinna n’a été citée par MM. Ivolas et Peyrot, et MM. Dollfus et Dautzenberg (1901, Nouv. liste Pélécyp., p. 42, n° 156) se bornent à cataloguer Pinna sp. d’après un fragment de la coll. Lecointre.

Loc. — Salles (Min Débat), valve droite (Pl. XI, fig. 9), coll. Degrange- Touzin; Largileyre, valve gauche, même coll., coll. Bial-Neuville (valves réunies); assez commune, mais toujours brisée. Sallespisse, fragments, toutes les coll. Manciet (Gers), valve droite népionique, coll. Cossmann.

— IlelvétSen.

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