Lima squamosa Lamk. PI. XX, fig
1819. Lima squamosa Lk. An. s. vert , t. VI, p. 156.
1837. — Dujard. Mém. Tour., p. 59.
1888. Lima Grossouvrei Dollf. Daulz. Journ. Conch., p. 249, pl. XI, fig. 4.
1894. Lima Griscti Mayer. Journ. Conch., p. 118, pl. V, fig. 2.
1901. Radula lima Linn. scc. D. D. Nouv. liste Pélécyp., p. 43.
Taille assez grande; forme semi-ovale, oblongue en hauteur, peu convexe, inéquilatérale; côté antérieur légèrement bâillant, tronqué et rectiligne, bien pins court que le côté postérieur qui est plus dilaté, elliptique sur toute la région supéropalléale, mais arrondi avec un rayon plus court vers sa partie antérieure; oreillettes très inégales, l’antérieure faisant une très faible saillie sur le contour, la postérieure moins oblique, quoique encore scalène; crochet petit, au sommet de l’angle de 100° formé par l’intersection des bords supérieurs des oreillettes; angle apical de 90°
Surface dorsale régulièrement bombée, un peu excavée sur la région buccale qui est limitée par un angle très émoussé; ornementation composée d’environ vingt-six côtes principales auxquelles succèdent, sur la troncature buccale, quatre costales beaucoup plus fines, puis la dernière partie contiguë à l’oreillette est simplement plissée et striée en travers; les côtes dorsales sont arrondies, un peu supérieures à la largeur de leurs interstices qui sont finement striés par les accroissements; leur convexité porte des squamules rugueuses, relevées et écartées, tubulées même vers les bords, mais non épineuses; les oreillettes sont simplement plissées par les accroissements.
Aréa cardinale largement triangulaire avec une fossette médiane bien creusée, limitée par de fines arêtes et occupant plus de la moitié de la largeur; son contour inférieur fait une saillie ovale au-dessus de la eavité umbonale; un tubercule obtus existe sur la face interne de chaque oreillette. Impression bilobée, chaque lobe ovalement arrondi.
Dim. Fragment de 50 mill. de hauteur, diam. a.-p. : lu mill; diam. u.-p. : 21 mill.
Obs. — Ainsi que l'ont démontré MM. Dollfus et Dautzenberg (Moll. Rouss. t. Il, p. 52), le nom lima doit-être appliqué à l’espèce de la Méditerranée, et celle de l'Océan Indien a été distinguée par Desli. sous le nom
bullifera. Mais ce n'est pas un motif pour abandonner le nom squamosa qui s'appliquait aussi bien aux formes fossiles qu’aux vivantes; nous le sauverons donc de l’oubli, conformément à la règle d’élimination, en le conservant pour l’espèce helvétienne qui, comme on le verra ci-après, est bien distincte de l’espèce vivante.
R. D. — L. squamosa est toujours plus élargie en arrière que L. lima , de la Méditerranée; ses côtes sont moins épineuses vers les bords, ses oreillettes sont un peu plus développées, sur leur face interne il n'existe qu’un seul tubercule obsolète au lieu de deux ou trois rides transverses; enfin l’impression musculaire est plus large, formée de deux lobes plus inégaux. Nous séparons donc la mutation helvétienne qui s’écarte également de celle du Bassin de Vienne. Les individus de Colli-Torinesi, auxquels s'applique le nom dispar Micbli (coll Cossmann), sont généralement mal conservés; néanmoins nous avons pu constater que leur ornementa; ion comporte trente côtes très serrées. Quant à la variété astensis de L. paucicosta Sacco, elle ne porte que seize côtes aussi larges que leurs intervalles, en outre, son aréa et la fossette sont bien plus élevées, son impression musculaire est bien plus inégalement bilobée, située plus bas.
Loc. — Maneiet (Gers), valve droite (PI. XX, fig, 43), coll. Duvergier; valve gauche (fig. 44-45), coll. Cossmann. Peyrère, coll. Raulin. Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. Mimbaste, coll. Benoist. —
Helvétien.