Lima aquitanica Mayer. PI. XVIII, lig
1338. Lima squamosa Grat. Cat. Gironde, p. 52.
1864. — var. aquitanica May. Faun. Azoren, p. 41.
1874. — Ben. Cat. Saucats, p. 69, n° 191.
1894. — Degr.-Touz. Et. prél. coq. Ortliez, p. 409.
Test épais. Taille assez grande; coquille spatuli forme, faiblement convexe, ovale-oblonguc , oblique, tronquée antérieurement, l’étrécie vers les crochets, équivalve, équilatérale, légèrement bâillante en avant; côté antérieur le plus long, infléchi perpendiculairement en une lunule longue, lancéolée, très légèrement entamée sur une assez grande longueur des deux valves de manière à former par leur juxtaposition une étroite fente pour le passage du byssus; côté postérieur moitié plus court, régulièrement déclive; bords latéraux rectilignes
reliés par la courbe régulière du bord palléo-anal; crochets pointus, bombés, peu recourbés, opposés mais non contigus; oreillettes inégales, l’antérieure très petite, oblique, la postérieure moins oblique et un peu plus grande. Surface externe ornée île vingt-quatre côtes radiales, arrondies, saillantes, serrées, plus larges que leurs intervalles, armées d’écailles, imbriquées, saillantes, très rapprochées sur le côté postérieur, plus distantes sur le dos de la coquille où elles sont surtout marquées vers la région palléale, et au contraire obsolètes aux abords du crochet; oreillettes costulées, rugueuses, surtout la postérieure; lunule couverte de costules radiales, étroites, serrées, finement granuleuses.
Aréa étroite, haute, triangulaire, un peu obliquement inclinée en avant par rapport au plan horizontal déterminé par le contour de la valve, et incliné en avant, de telle sorte que son arc est oblique par rapport à l’axe longitudinal de la coquille; fossette chondrophore peu profonde, en forme de triangle isocèle s’étendant jusqu’au crochet, occupant plus du tiers de la surface totale de l’aréa et débordant, par sa base curviligne, le bord cardinal qui est rectiligne de part et d’autre de la fossette; on voit un ou deux tubercules émoussés à la base de l’aréa, sur la face interne des oreillettes.
Impression musculaire longuement et obliquement déchiquetée; impression palléale peu visible; intérieur des valves muni de côtes correspondant aux intervalles externes, surtout visibles vers le bord palléal sur lequel elles découpent des crénelures régulières.
R. D. — Notre fossile est un peu plus bombé, un peu plus gibbeux que la forme vivante de la Méditerranée et de la mutation helvétienne, ses côtes sont un peu plus nombreuses, plus serrées, moins fortement squameuses — ce qui est probablement dù à l’usure — elles se prolongent davantage jusqu'à l’oreillette antérieure qui n’est pas lisse; enfin l’oreillette postérieure est beaucoup plus déclive, et surtout l’impression musculaire est bien plus profondément bilobée Ces différences bien que légères nous ont paru constantes, elles s’aperçoivent au premier coup d’œil; aussi acceptons-nous, mais à titre de mutation distincte, la séparation
faite par Mayer. Les jeunes exemplaires ont les côtes presque entièrement dépourvues de squames, ce qui est aussi le cas chez l’espèce vivante. Les var. dispar Mich'q pliodispar Sacco, pliolonga Sacco, sont extrêmement voisines de la forme actuelle; il en est de même de Lima squamosa Lk., de la Touraine (coll. Peyrot), qui est, comme on l’a vu, plus large et plus oblique. Quant à la forme du Bassin de Vienne, elle est plus large, plus oblique encore, et sa sculpture est un peu différente; il est probable que c’est encore une autre espèce.
Loc. — Saucats (Lariey), type valve droite (PI. XVIII, fig. 28), coll. Degrange-Touzin ; Neuville; topotype, valve gauche (fig. 27 et 29), coll. de Sacy; rare surtout à l’état adulte. Léognan (le Tliil), coll. de Sacy; Moras infr, Martillac, Mérignac, coll. Degrange-Touzin. — Aquitanien.
Saint-Médard (La Fontaine), coll. Duvergier; Léognan (Coquillal), coll. Bial-Neuville; Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin; Saucats (Pont- Pourquey), coll. Benoist. Rare partout. — ISui’dnqalien.