Lima ( Mantellum ) infîata [Chemnitz
mut. neogenica nov. mut. PI. XVIII , fig. 14-17.
1886. Lima hians Ben. Observ. Mont-de-Marsan (A. S. L. IL, t. XL;
non Gmel.).
1898. t Mantellum aqueuse Mayer in Sacco. I Moll. ter/. Piem., p.XXV,
p. 16 (nom. nud.).
Test mince et fragile. Taille petite; forme ovale-oblongue, convexe, oblique, équivalve, inéquilatérale, légèrement bâillante en avant; côté antérieur, le plus long, presque rectiligne, légèrement déprimé; côté postérieur, moitié plus court, régulièrement déclive et arqué; bord antérieur rectiligne, oblique, bord postérieur incliné en sens inverse, légèrement courbe, bord palléo-anal formant une courbe régulière ; crochets pointus, bombés, légèrement recourbés, opposés mais non contigus; oreillettes subégales, l’antérieure plus allongée et plus oblique, non sinueuse; la postérieure échancrée sur son bord libre.
Surface externe convexe sur le dos, régulièrement déclive vers les bords anal et palléal, plus subitement inclinée — et même un peu concave — au voisinage de l’oreillette antérieure,
ornée sur le clos de cèles radiales comprimées, peu saillantes, beaucoup plus étroites que leurs intervalles, au milieu desquels se voit une costule encore plus ténue; sur le côté anal les côtes disparaissent à l’exception d'une ou deux qui bordent la déclivité de la coquille; sur le côté buccal elles deviennent aussi plus écartées, plus faibles, et disparaissent totalement au-dessous de l’oreillette.
Aréa assez large et peu haute, triangulaire, un peu obliquement inclinée en avant par rapport au plan horizontal de la commissure des valves; bord cardinal oblique sur l’axe longitudinal de la coquille; fossette chonclrophore peu profonde, triangulaire, large, à peu près équilatère, sa base, curviligne, dépasse un peu le bord inférieur du plateau cardinal, son sommet touche le crochet, elle s’étend sur la plus grande partie de l'aréa; en arrière, le plateau cardinal 11e s’applique pas sur l’oreillette postérieure, de sorte qu’il existe une petite cavité entre les deux surfaces.
Dim. Diam. a.-p. : li mill. ; diam. u.-p. : 20, h mill.
R. D. — Mantellum aqueuse (May.) in Sacco, a dû certainement être appliqué à un fossile du Sud-Ouest; nous n'en avons trouvé nulle part la justification; c’est probablement un nom d’étiquette d’un envoi fait par Mayer au Musée géologique de Turin. Bien que M. Sacco, dise que cette espèce, dont il n’indique d’ailleurs pas l’origine, soit voisine de L. hians var. taurinensis, ce qui est en effet le cas de notre coquille, nous ne pensons pas pouvoir reprendre un nom aussi incertain.
Limatulella langhiana Sacco, du Miocène inférieur de Colli Torinesi, est beaucoup plus dilaté en arrière que notre mutation neogcnica. Si on la compare à L. inflata de la Méditerrannée, on remarque immédiatement que son galbe est moins bombé et que ses côtes, plus fines et plus serrées, ne portent pas les petites aspérités subépineuses qui ornent celles de la coquille vivante et qui existent aussi sur les spécimens bien conservés du Pliocène de Monte-Mario (coll. Cossmann) ; en outre le bâillement du contour anal est moins étendu, plus limité contre l’oreillette écbancrée. Quant à L. hians Gm., c’est une coquille encore plus aplatie que la nôtre, à bords retroussés, à galbe plus étroit, etc. . Il ressort de cette comparaison que c’est bien à L. inflata qu’il faut rattacher le fossile burdigalien, à titre de mutation tout à fait distincte et ancestrale.
Loc. — Saint-Avit, valve droite type (PI. XVIII, fig. 15 et 17), coll.
Benoist; coll. Degrange-Touzin. Dax (Maïnot), valve gauche type (PI. XVIII, fig. 14 et 16), coll. Bial-Neuville. — Aquitanien.
Léognan (Thibaudeau), coll. Degrange-Touzin, coll. de Sacy, coll. Eial- Neuville; Saucats (Peloua), coll. Bial-Neuville; coll. Benoist. Rare partout — ISiir<li<|»lien.