‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 185 sur 273 · Plicatula mytilina Philippi. PL XX, fig · texte numérisé non relu

Plicatula mytilina Philippi. PL XX, fig

1836. P. mytilina Phil. Enumer. Moll. Sic., t. 1, p. 86, pl. VI, fig. 1.

2 1837. P. cristata Duj. Mém. Tour , p. 271 ( non Lamk ).

1844. P. mytilina Pliil. Enumer. Moll. Sic., t. II, p. 62.

1864. — Conti. Mtc-Mario, p. 25.

2 1886. — Dollf. Dautz. Liste prélim., p. 8.

1898. — Sacco. I Moll. terz. Piem.,p. XXV, p. 9, pl . IV, fig. 1 1-17.

1907. — Cerulli-Irelli. Fauna Mar., t. I, p. 19, pl. II, fig. 29-31.

Test épais. Taille assez grande; forme piroïde ou myliloïde, plus haute que large, atténuée ou rétrécie en avant, obliquement élargie en arrière, inéquilatérale et inéquivalve; côté postérieur plus dilaté, de sorte que le sommet est situé à peu près au tiers de la largeur, du côté antérieur.

Valve droite ou inférieure prolongé au sommet par un talon aigu qui fait saillie sur le bord cardinal; surface d’adhérence variant du tiers au quart de la surface dorsale; plateau cardinal un peu surélevé par rapport à la cavité umbonale, non septiforme toutefois; AI et 1*1 minces et saillantes, encadrant la fossette ligamentaire qui est échancrée et perforée par une sorte de trou arrondi; AI 1 1 et LUI rudimentaires, contiguës au bords, encadrant respectivement avec AI et PI des fossettes inégales et moins profondes que le trou ligamentaire; les deux faces de AI et PI, ainsi que les faces internes de Alll et PI 1 1 sont grossièrement crénelées par des aspérités cariées et peu régulières.

Valve gauche ou supérieure obtuse au sommet; fossette ligamentaire suhtrigone, tronquée au sommet, encadrée de deux arêtes qui ne sont pas de véritables dents, mais qui sont néanmoins crénelées sur leur face externe parce qu’elics s’emboîtent avec AI et PI dont les fossettes sont très étroites et profondes, plus prolongées en avant que la fossette ligamentaire; AU et PII extrêmement fortes et saillantes, surtout Ail

qui est presque deux fois plus épaisse que l’autre, toutes deux crénelées ou cariées sur leurs deux faces; elles sont séparées des bords par des fossettes très superficielles, destinées à loger

AI 1 1 et PIII.

Surface dorsale ornée de six à neuf côtes subanguleuses, divergeant assez régulièrement, séparées par de larges sillons à peu près égaux, et traversées par des plis d’accroissement irréguliers qui y forment des lamelles souvent relevées. Surface interne blanchâtre, par opposition avec la teinte noirâtre de la surface dorsale; l'impression de l’adducteur unique et ovale-arrondie, séparée de la ligne palléale (côté anal) par un intervalle de 1 à 2 millimètres, et située environ aux deux tiers de la hauteur des valves, vers le bas; impression palléale à peu près parallèle à la commissure des valves, qui est laciniée par les cèles et en outre obtusément crénelée.

Dim. Hauteur : 2i mil!.; largeur : 20 ni i 1 1 . ; épaisseur des valves réunies : 12 mill.

R. D. — Les deux valves opposées du même individu — que nous venons de décrire ci-dessus — sont absolument identiques à celles de l’Astien de Monte-Mario (col 1 . Cossmann) que M. Cerulli-Irelli a identifiées avec la coquille originale de Sicile. M. Sacco y a distingué les variétés dilatata Midi1' et perplicata Sacco, qui sont plus arrondies et ornées de côtes plus nombreuses; mais les caractères internes n'en ont pas été étudiés. En ce qui concerne les provenances de Vaucluse et du Gard, d’après Fontannes (/. c., pl. XIV, fig. 10) qui n’en a connu que des valves supérieures, le doute est encore plus grand; il semblerait toutefois que ces valves ressemblent davantage à la variété dilatata du Piémont, car elles n’ont pas l'ornementation simple et paucicostulée de nos échantillons et de ceux de l'Italie méridionale.

Nous n'avons pas compris dans la synonymie ci-dessus la référence à l'ouvrage de Maurice bicornes, parce que nous sommes convaincus — quoi qu’en dise cet auteur — que les spécimens de Voslau et de Lapugy (coll. Cossmann) appartiennent à une espèce differente, principalement caractérisée par le septum que forme le plateau cardinal au-dessus de la cavité umbonale; leur surface dorsale porte de quinze à dix-liuit côtes sur lesquelles les plis d'accroissement forment — de place en place — des tubulures plus saillantes que les lamelles de P. mytilina; la surface d'adhérence est beaucoup plus restreinte; l’impression de l'adducteur est située plus bas, presque contiguë a la ligne palléale; on ne distingue pas de

crénelures marginales sur la valve supérieure, mais l'autre valve porte des poncticulations serrées, perforées dans l’épaisseur même du bord, sur toute l’étendue du contour. C’est donc une mutation bien distincte à laquelle il convient de donner un nom différent et nous proposons pour elle P. austriaca Cossm. et Peyr.

En ce qui concerne la Touraine, nous n'avons pas sous les yeux d’échantillons qui puissent exactement se rapporter à l'espèce sicilienne : ils sont généralement très roulés et nous ne pouvons les séparer de l'espèce burdigalienne qu’on trouvera décrite ci-après. MM. Dollfus et Dautzenberg ne l’ont citée que d’après l’abbé Bardin, et il est probable d’autre part que Dujardin — qui avait déterminé les coquilles sous le nom inexact cn'stata Lk. — n’avait pu avoir connaissance de la diagnose ni de la figure presque contemporaines de Philippi.

Il ressortirait de là que P. mytilïna n'a commencé à apparaître qu’à dater de l’Helvétien supérieur et n'a pas dépassé la latitude du Piémont ou de l'Aquitaine.

Loc. — Salles, plésiotypes (PI. XX, fig. 39-42), coll. Benoist ; (Largileyre), une valve supérieure, douteuse, coll. Peyrot. — Ilclvéticn.

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