‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 186 sur 273 · Plicatula pternophora (1) nov. sp · texte numérisé non relu

Plicatula pternophora (1) nov. sp

PI. XXI, fig. 23-20.

1873. P. imjtilina Benoist. Cat. Saucats, p. 72, n° 205 ( non Pliil .) .

Forme mytiloïde, peu régulière et très variable, généralement peu inéquilatérale. Valve droite rarissime, avec une énorme surface d'adhérence qui ne laisse apparaître les côtes rayonnantes que vers les bords; celles-ci sont au moins au nombre de vingt, inégales et plus serrées vers les contours latéraux que sur la région médiane; le sommet est prolongé par un talon spondyliformé, recourbe vers la surface dorsale, lisse et dépourvu de toute apparence de rainure ligamentaire; plateau cardinal élevé quoique non complètement sepliforme. AI et PI m inces, obliques, crénelées, encadrant une étroite fossette cbondrophore ; AI II et PIII totalement confondues avec le bord, existant néanmoins, car il y a des fossettes distinctes pour les recevoir sur l’autre valve.

(1) Etymologie : lalon, çjps; porteur.

Valve gauche très abondante dans la plupart des gisements où elle se présente sous la forme d'une coquille aplatie, discoïdale, quoique rétrécie au sommet qui est obtus; l’ornementation — le plus souvent effacée par l’usure — est semblable à celle de l’autre valve, mais elle se prolonge jusque vers le sommet; fossette ligamentaire limitée par deux petites arêtes, et pas plus profonde que celles qui reçoivent AI et PI; AU et PII plus saillantes et inégales, l’antérieure épaisse, la postérieure très mince, en ferme d’arête triangulaire.

Surface interne moins jaunâtre que l’épiderme dorsal; impression de l’adducteur ovale-arrondie en hauteur, très voisine de l’impression palléale qui est profondément gravée, non parallèle au bord laeinié, dont elle est plus écartée sur tout le contour inférieur; quelques crénelures punctiformes et écartées sur toute l’étendue des plis laciniés de la commissure des valves.

Dim. Hauteur : 14 mill. ; largeur : 10 mill.*

R. D. — P. mytilina étant circonscrit comme nous l’avons indiqué cidessus, l’espèce du Burdigalien et de l'Helvétien inférieur s’en distingue non seulement par le nombre supérieur de ses côtes inégales, mais par son plateau cardinal à un niveau plus élevé par rapport à la cavité umbonale, mais dépourvu de l’apparence septoïde qui caractérise P. austriaca ; l’impression musculaire est plus arrondie en hauteur; entinles crénelures sont plus petites et plus écartées; il n’y a pas de ponctuations marginales à la valve inférieure, comme il en existe chez P. austriaca.

En fait, cette coquille a été toujours confondue avec P. mytilina dans le Sud-Ouest, et il est probable qu’il en est de même pour la Touraine où elle est bien représentée avec des valves inférieures, d’après les matériaux de nos collections (Paulmy, Manthelan, etc,).

Son principal critérium différentiel est l’existence — à la valve droite — d’un talon beaucoup plus prolongé et recourbé que celui de P. mytilina ; on dirait presque un Spondyle ; malheureusement ce caractère est difficile à observer, car nous ne connaissons que quelques valves inférieures, soit dans l’Aquitaine, soit en Touraine, pour une grande quantité de valves supérieures dans les mêmes gisements.

Loc. — Saucats (Peloua), cotypes (PL XXI, fig. 23-26), coll. Cossmann; toutes les coll. Léognan, Mérignac (Baour), toutes les coll. Dax (Maïnot), dont une valve inférieure, coll. Cossmann; (Mandillot), dont une valve inférieure, coll. Degrange-Touzin. Pessac (Lorient) ; Cestas, coll. de Sacy.

Saint-Avil, Saucats (Lariey), Martillac (Brevra), Cabanac (Pouquet), coll. Degrange-Touzin, valves supérieures seulement. — Aquitanien et Riirdicjalien.

Salies-de-Béarn, Peyrehorade (Peyrère), coll. Degrange-Touzin, valves supérieures seulement. Manciet, coll. Cossmann. — IKelvétien.

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