‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 188 sur 273 · Ostrea lamellosa Brocchi. PL XXII, fig · texte numérisé non relu

Ostrea lamellosa Brocchi. PL XXII, fig

O. lamellosa Br. Conclu subap , t. Il, p. 564.

— Desh. Expéd. Morée, t III, p, 125.

— Goldf. Petr. Germ., t. II, p. 18, pl. LXXV1II, fig. 3.

— D’Orb. Prod., t. III, p. 187, 27e ét. , n° 428.

— Abich. Mém. Ac. Sc. Pétersb., t. VII, p. 126, pl. V,

fig. 9.

— Hœrnes. Tert. Beck., Wien, t. II. p. 444, pl. LXXI

et pl. LXXII, fig. 1-2.

— Font. Plioc. Rhône, p. 222, pl. XVI, fig. 1-2.

— B. D. D. Moll. Rouss., t. II, p. 10, pl. IV et V.

Sacco. I Moll. terz. Piem., p. 8, pl. II, fig. 3-4.

— Newton. Mioc. Lake Irmi, p. 440 ( Linn . Soc.).

— Cerulli-Irelli. Fauna mal. Mar., p. 7, pl. I, fig. 3.

Schaffer. Mioc. Eggenburg, p. 13, pl. I, fig. 6-10. pl. II.

R. D. — Le spécimen de Saint-Denis d’Oléron que nous faisons figurer ressemble à ceux de Monte-Mario, et quoiqu’il soit très usé au point que les lamelles costulées ont à peu près disparu, il a bien l’impression musculaire et le talon ligamentaire de l’espèce de Brocchi. Nous pensons donc qu’il se rattache plutôt à la mutation pliocénique qu’à O. edulis, actuel ou du Crag.

Dans leur Monographie des Mollusques du Roussillon, MM. Bucquoy,

Dautzenberg et Dollfas distinguent O. lameltosa d’O. edulis, seulement à titre de variété, d’une taille plus grande, à valves plus épaisses, dont le ligament n’est pas constamment plus large que celui d’O. edulis typique; quant à l’ornementation, le nombre et le développement des côtes rayonnantes sont essentiellement variables; aussi sommes nous d'accord avec les auteurs cités plus haut pour n’en pas tenir compte dans la comparaison des deux formes. D’autre part, nous avons comparé les impressions musculaires, et nous avons constaté qu'elle est plus transverse et beaucoup moins excentrée chez O. lamellosa fossile que chez O. edulis fossile; qu’en outre, la forme de ce dernier est très sensiblement moins élargie — à la même taille — que celle d’O. lamellosa; la fossette ligamentaire est par suite plus largement ouverte, entre deux languettes plus aplaties, sur l’espèce de Brocclii qui représente bien la forme typique d’O. lamellosa. Par conséquent nous admettons de préférence deux phylums parallèles : l’un dérivant d’O. lamellosa et aboutissant à 0. hippopus; l’autre constitué par 0. edulis et 0. adriatica , tant à l’état fossile qu’à l'état actuel. Loin de présenter un cas de convergence, ces deux phylums divergeraient plutôt.

Nous excluons de la synonymie 0. Boblayei Desh. ; les individus fossiles qui y ont été rapportés se distinguent, en effet, difficilement d’O. lamellosa : ce sont, en général, des spécimens usés sur lesquels on ne peut fonder que des déterminations toujours douteuses, et c’est précisément le cas des valves ci-dessus cataloguées.

Loc. — Saint- Denis-d’Oléron, un spécimen valvé (PI. XXII, fig. 7-9), coll. Degrange-Touzin. — Iterionien.

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