‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 189 sur 273 · Ostrea fimbriata Grateloup (in R. et I · texte numérisé non relu

Ostrea fimbriata Grateloup (in R. et I

PL XIX, fig. 19-21; et Pl. XX, fig. 14-15.

1855. 0. fimbriata Raulin et Delbos. Monogr. Ostrea Aquit. (II. S. G. F ,

scr. 2, t. XII, p. 1158).

1859. 0. fimbrioides Rolle. Sitz. Akad. Wiss., Bd. 35, p. 204, pl. II, fig. 1-3, 1869. 0. fimbriata Hœrnes, Tert. Beck. Wien, t. II, p. 450, pl. LXXIV.

fig. 1-5.

1873 . 0. cyatlnda Benoist. Cat. Saucats, p. 74, n° 212 ( non Lamk.). 1897. — var. carcarensis Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXIII,

p. 11, pl. III, fig. 30.

1897. O. cf. Cossmanni var. oliijoplicata Sacco Ibid., fig. 31-35.

1910. O. fimbriata Schaffer. Mioc. Eggenburg. p. 16, pl. VI, fig. 6-8.

Test peu épais. Taille moyenne; forme irrégulièrement arrondie, généralement un peu oblique et un peu plus

allongée du côté postérieur, à crochet élevé, trigone, rejeté en dehors et vers le côté anal.

Valve inférieure creuse, dépassant beaucoup l’autre valve, extérieurement ornée d’environ trente-cinq côtes rayonnantes, dichotomes vers les bords, presque égales entre elles, séparées par des sillons un peu moins larges; les stries d’accroissement y découpent parfois quelques lamelles festonnées qui marquent les arrêts d’accroissement. Surface ligamentaire plus haute que large, obliquement déviée à gauche, creusée au milieu par une faible dépression. Commissure des valves laciniée par les côtes externes.

Valve supérieure assez plate, infléchie comme l’autre valve vers le côté anal, extérieurement ornée de courtes lamelles d’accroissement. Surface ligamentaire étroite et étirée avec le crochet qui est exogyroïde.

Surface interne brillante; impression de l’adducteur en forme de fève, très excentrée en arrière, située presque à la moitié de la hauteur des valves, obliquement transverse.

Dim. Hauteur : 50 mill.; largeur : 43 mill. (valve inférieure).

R. D. — Cette espèce a été seulement figurée par Hœrnes sous son véritable nom; cet auteur a bien indiqué que les types figurés proviennent du niveau de Grubern, près Meissan, qui constitue « la partie la plus inférieure du Miocène des environs de Vienne » : c’est vraisemblablement l’équivalent de notre Aquitanien; mais il fait erreur en attribuant au calcaire à Astéries les échantillons du Bassin de Bordeaux qui proviennent bien de l’Aquitanien, d’après Benoist; seulement fis ont été confondus avec O. cxjathula, tandis qu’ils se distinguent de l’espèce lamarckienne par leur forme, moins exogyroïde, par leurs côtes plus nombreuses, par leur aire ligamentaire et par leur impression musculaire; nous avons pris comme terme de comparaison des spécimens d’O. cijathula stamprens de Jeures (coll. Cossmann), absolument typiques. Nous pensons que c’est également à 0. fimbriata qu'il y a lieu de rapporter les spécimens de Ligurie que M. Sacco a distingués d’O. plicata (— 0. Cossmanni ), forme lutétienne, sous le nom oligoplicata-, en réalité, O, fimbriata se distingue d’O. plicata Defr. (non Sol.) par sa forme semilunaire, par ses côtes plus nombreuses, par sa fossette ligamentaire moins creuse, par son impression musculaire, etc.

Il y a donc là toute une série de mutations qu’on ne sépare pas sans

difficulté, il est vrai, mais qu’il faut néanmoins signaler, afin précisément de fournir aux stratigraplies de bons témoins pour caractériser les étages successifs. On sait d’ailleurs que les Ostrea sont de « bons fossiles » pour jouer ce rôle, à la condition qu’on regarde attentivement non seulement la forme qui varie beaucoup, le nombre des côtes qui dépend aussi de l’âge, mais surtout les caractères internes que des observateurs superficiels négligent trop souvent et qui sont beaucoup plus constants chez chaque espèce.

Ici, précisément, le nombre des côtes varie avec la taille des spécimens, parce qu'elles sont dichotomes ; c’est ce qui explique que Hœrnes — ayant eu à sa disposition des valves qui atteignent 70 et même 90 mill. — a compté cinquante à soixante côtes, tandis que nos échantillons n’en ont que rarement quarante, parce qu’ils sont moins gérontiques.

Loc. — Saucats (Lariey), plésiotypes (PI. XIX, fig. 19-21; et PL XX, fig. 14-15), coll. de Sacy; (le Son); toutes les coll.; Saint Morillon, Bazas, Villandraut (Gamachot), Martillac, plus rare. Saint-Avit, coll. Duvergier. — Aquilanien.

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