‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 194 sur 273 · Gryphæa ( Crassostrea ) aginensis Tournouër · texte numérisé non relu

Gryphæa ( Crassostrea ) aginensis Tournouër

PL XXI, fig. 5-8.

1855. O. crassissima Raulin et Delbos. Mon. Ostrca Aquit., p. 14, n° 13

( non Lamk.).

1873. O. gingensis Benoist. Cat. Saucats, p. 73, n° 209 ( non Schl.).

1880. O. aginensis Tournouër. Bull Soc. Gcol. Fr. (3), t. VIII, p. 294.

1909. — Dollfus. Essai ét. Aquit.. p. 26, n° 149.

Test très épais cl feuilleté. Taille très grande; forme étroite, allongée, nn peu atténuée au sommet qui est parfois aigu, ovale sur le contour palléal, comprimée sur les contours latéraux.

Valve inférieure plus longue que l’autre à cause du prolongement du talon ligamentaire qui se termine par un crochet aigu, un peu dévié — sauf de rares exceptions — vers le côté postérieur; fossette du ligament large et profonde, encadrée de deux bourrelets arrondis et plus étroits. Surface dorsale lamelleuse et irrégulièrement ondulée par des cotes obsolètes qui tendent à s’effacer vers les bords qui ne sont pas laeiniés.

Valve supérieure relativement plus mince que l’autre, à talon ligamentaire plus restreint, mais néanmoins beaucoup plus allongé que chez la plupart des formes A’Ostrea; la région centrale de ce talon forme, par suite, une large saillie: qui s’emboîte dans la fossette opposée.

Impression musculaire en tète de massue ou de palmule, la, pointe orientée vers le liant; elle est très excentrée du côté postérieur, et située à peu près au milieu de la hauteur. >.

Dim.. Hauteur : 180 mill.; largeur : 60 mill.; épaisseur d’une valve : 35 mill.

R. D. — Les grandes huîtres du Miocène se confondent aisément ensemble, il n’est pas facile d'en tracer les limites d’une manière très certaine, car l’on passe graduellement d’une mutation à l’autre; il paraît cependant bien établi que la forme caractéristique de l’Aquitanien et du Burdigalien — c’est-à-dire de l’ensemble du Miocène inférieur — est caractérisée par son talon ligamentaire moins développé que celui d’O. longirostris qui l’a précédée dans l’Oligocène, et que chez O. gingensis qui l'a suivie dans le Miocène moyen, tandis que chez O. crassissima — qui vient encore plus tard — ce talon atteint des dimensions encore plus anormales, près de la moitié de la hauteur sur l’individu figuré dans l’Atlas de Hœrnes. D’autre part, la forme de l’impiession musculaire est beaucoup plus pointue à son extrémité antérieure, son inclinaison est plus oblique, et elle est située un peu plus haut que chez O. gingensis.

Ces critériums différentiels résultent de la comparaison d’individus bien typiques, provenant de localités dont le niveau stratigraphique est irrécusable : il faut éliminer tous les individus douteux ou mal conservés et surtout les spécimens valvés dont on ne peut étudier les caractères internes. Or, c’est malheureusement le plus grand nombre de ceux qu’on rencontre dans la plupart des collections.

Loc. — Saint-Côme, types figurés pour la première fois (PI. XXI, fig. 5-8), coll. de Sacy. Bazas, toutes les coll. ; Ressac (Lorient), coll. de Sacy. Saucats (Lariey), fuie Benoist. Mérignac (Baour), coll. Duvergier. — Aquitanieii.

Pont-Pourquey, toutes les coll. Ceslas, coll. Cossmann. — Biirdi-

galien.

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