AC
T. : Crassatella martini-
Fig. 2. — Crassinella
trigonata Lamk. Eoc.
censis d’Orb.).
(1) Un de nos confrères, M. Caillel, nous a communiqué une valve gauche — à charnière inversée — du génotype, provenant du Lutétien de Grignon; c’est autour de la dent 2 centrale que se produit l’emboîtement de la charnière sur celte valve.
La création de cette Section est justifiée non seulement par la différence de forme toujours aplatie, et moins inéquilatérale que dans Crassatella s. str., mais surtout par les caractères particuliers de la charnière ci-dessus indiqués ; à première vue, la valve droite semble ne posséder que la dent 1.
11 s'est d’ailleurs produit une certaine confusion au sujet de la dénomination à adopter pour cette Section : Fischer — qui a admis Crassatina avec Crassatella contraria Gmelin, comme génotype — a cru nécessaire de proposer un nom nouveau Pseuderiphyla (1887) pour remplacer Crassi -, nella Guppy (1874), qu'il croyait préemployé par Conrad d'après une interprétation inexacte d'une note de M. Dali; ce dernier auteur — - précisant sa pensée dans le Tertiaire de la Floride (1903) — a au contraire maintenu Crassinella qui a pour G. -T. : Crassatella martinicensis d'Orb., tandis qu’il considère Crassatina comme complètement synonyme de Crassatellites (— Crassatella ) parce que « c’est seulement un moderne représentant de Pachythærns Conrad, qui est synonyme de Crassatella ». Quoique celte assertion soit peu péremptoire, il est certain que Crassinella martinicensis d'Orb. est génériquement identique aux formes du Tertiaire que la plupart des auteurs ont rapportées à Crassatina, et comme le nom Pseuderiphyla est postérieur à Crassinella de sept années, c’est de toute façon Crassinella qu’il faut adopter, laissant ici de côté la question accessoire de savoir si Crassatina contraria se rapporte plutôt aux vraies Crassatella , comme le prétend M. Dali, ou si c’est une Crassinelle. D’autre part, Pseuderiphyla ayant été proposé à tort pour remplacer Crassinella , tombe complètement dans la synonymie de cette Section.
11 y a des Crassinella dès la base de l’Éocène, le phvlum se poursuit sans interruption jusqu’à l’époque actuelle.