Nucuia Degrangei Peyrot
PL V, fig. 30-33.
1894. Nucuia sp. Degr.-Touz. Et. prél. Orthez (A. S. L. B. XLVII ), p. 81.
1903. Nucuia Degrangei Peyrot. Note s. qq. foss. Tour, et Orthez (F. J.
N. 33e ann.), p. 10, pl. III, fig. 9-10.
1908. — Degr.-Touz. (A. S. L. B. LXII ), p. 47-49.
Test peu épais. Taille assez petite; forme convexe, trigone, inéquilatérale; côté antérieur ovale-atténué, cinq fois plus long que le côté postérieur qui est brièvement tronqué; bord palléal régulièrement arqué, raccordé par un angle arrondi avec la troncature anale ; crochets petits, peu gonflés, opisthogyres, situés au sixième de la longueur, du côté postérieur; bord supéro-antérieur faiblement convexe; contour anal un peu bombé jusqu'à un petit sinus, en-deçà de l’angle de raccordement avec le contour palléal. Lunule et corselets indistincts; aréa anale à peine convexe, limitée — du côté de la surface dorsale — par une dépression rayonnante qui correspond au sinus du contour. Surface dorsale à peu près lisse, finement rayonnée sous l'épiderme, avec quelques plis d’accroissement visibles sur la dépression anale. Charnière étroite : vingt à vingt-trois dents sériales en avant, dont l’épaisseur et la hauteur croissent graduellement à partir du crochet; environ dix dents postérieures, très serrées vers le crochet, à peu près toutes parallèles; fossette chondrophore petite, peu saillante sur la cavité umbonalo, plus large que haute. Impressions musculaires peu visibles; impression palléale réduite à une zone plus foncée vers le nacre de la surface interne; crénelures des bords décroissant d’avant en arrière.
Dim. Diam. a.-p. : 7 mill. ; diam. u.-p. : 5,5 mill.
R. D. — M De grange-Touzin a comparé cette coquille à N. trigona Seg., de l'Astien de la Calahre, qui est beaucoup plus élevée et plus trigone, avec des crochets plus saillants et plus incurvés. Nous la comparerions plutôt à N. nucléus, quoiqu’elle soit cependant moins arrondie, avec un contour anal bien plus nettement tronqué, et quoique son extré-
mité antérieure soit plus acuminée; sa charnière comporte, en outre, moins de dents sériales que celle de l'espèce linnéenne. N. Degrangei a, d’autre part, une réelle ressemblance avec N. similis Sow., du Bartonien, mais son bord palléal est moins convexe au milieu, sa forme est sensiblement plus transverse. N. Cossmanni Vincent, du Laekenien de Belgique, qui a aussi un petit sinus en bas du contour anal, a une fossette presque horizontale et plus allongée, son bord palléal est aussi plus convexe que celui de notre coquille helvétienne. „
Aucune des variétés de N. nucléus , figurées dans la Monographie de M. Sacco, ne ressemble à N. Degrangei qui parait plus transverse et moins élevée. Quant aux exemplaires de N. nitida Sow., de l’Astien de Monte Mario (coll. Cossmann), ils s’en distinguent par leur galbe plus aplati, par leur dépression buccale, parleur fossette plus allongée, plus étroite, plus horizontale. Enfin il parait superflu de comparer N. Degrangei avec IV. Jeffreysi ni avec N. Polii qui sont des espèces ornées sur leur surface dorsale.
Loc. — Orthez (le Paren), plésiotypes (PI. V, fig. 30-33), coll. Bial de Bellerade; (Houssé), Sallespisse, commun. Saucats (la Sime), coll. Bial, Degrange-Touzin. Salies-de-Béarn, St-Etienne-d’Orthe, coll. Degrange- Touzin. Salles (Le Minoy, Min Débat, Largileyre), coll. Degrange-
Touzin. — Ifelvétien.