‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 61 sur 273 · Leda (. Lembulus ) Biali nov. sp. PL Y, fig · texte numérisé non relu

Leda (. Lembulus ) Biali nov. sp. PL Y, fig

Taille petite; forme scaphoïde, ovoïdo-rostrée, médiocrement convexe, inéquilatérale, côté antérieur ovale-atténué, presque moitié plus court que le côté postérieur qui est très acuminé; bord palléal arqué au milieu, à peu près rectiligne vers le rostre anal; crochets très petits, non saillants, opposés ou à peine opisthogyres, situés au deux cinquièmes environ

de la longueur, du côté antérieur; bord supéro-antérieur faiblement arqué, bord supéro-postérieür à peu près rectiligne en arrière du crochet, un peu excavé vers la pointe du rostre qui se relève légèrement vers le haut. Lunule plane, lisse, lancéolée ; corselet presque symétrique à la lunule, lisse comme elle, limité par une petite arête; surface dorsale régulièrement bombée, portant un pli rayonnant très obsolète, vers la région buccale, et du côté postérieur, un angle crénelé qui limite la dépression anale et lisse, partagée en deux par l’arête médiane du corselet; ornementation composée de sillons concentriques, serrés et imbriqués, subdéviés sur le pli buccal, sublamelleux vers l’angle anal sur lequel ils produisent de petites crénelures peu proéminentes.

Charnière peu épaisse : dix dents sériales antérieures, arquées en chevrons, surtout vers le milieu de la rangée; environ seize dents postérieures, perpendiculaires au bord, qui se serrent et s’inclinent davantage aux abords du crochet ; fossette centrale minuscule et isocèle. Impressions musculaires petites, peu distinctes; impression palléale écartée du bord lisse, entaillée vers le rostre par un sinus étroit et trigone qui remonte beaucoup plus haut que l’impression de l’adducteur postérieur.

Dim. Diam. a.-p. : 7 mill. ; diam. u,-p. - 4- mill.

R. D. — Cette espèce a été confondue — dans la plupart des collections — avec L. commutata Phi 1 . qui n’est lui-même qu'une variété de L. fragilis ; cependant on l’en distingue par sa forme plus transverse et moins élevée, surtout par ses stries imbriquées qui ne ressemblent guère aux lamelles plus écartées de l’espèce actuelle et pliocénique; en outre, chez cette dernière, on observe — en avant de l’angle crénelé du rostre — une faible dépression sur laquelle les lamelles dévient un peu dans leur direction, et d’autre part ces lamelles persistent sur la moitié au moins de la dépression anale, jusqu’au bombement obsolète qui limite le corselet, à la place de l’arête caractérisant L. Biali. La charnière de notre coquille miocénique comporte beaucoup moins de dents que celle de l’espèce vivante, et d’autre part, ces dents ne sont pas aussi fortement arquées en chevrons que chez L. fragilis. 11 y a là, comme on le voit, un ensemble constant de caractères largement suffisants pour justifier la

séparation d'une mutation ancestrale et absolument distincte, aussi est-il surprenant que Benoist n'ait pas mentionné cette espèce dans son catalogue de Sauçais, d'autant plus qu’elle n'est pas rare.

Nous comparons L. Biali à L. Galeottii Nyst, de l'Eocène franco-belge, qui est toutefois plus longuement rostrée, avec un bord palléal plus fortement arqué, de sorte que son rostre remonte plus haut.

Loc. — Léognan (Coquillat), commune ; cotypes (PI. Y, fig. 61-64), coll. Cossmann; Saucats (Min de l'Eglise, Lagus, le Peloua), etc., toutes les collections; Martillac (Pas de Barreau). Dax (Maïnot, Mandillot, Mm de Cabannes). — Iturriijgalicii.

Mérignac (le Pontic), peu commune. St-Avit, coll. Degrange-Touzin, etc.

— Aquitaiiicn.

Soustons. — llelvétien.

Page 1