‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 62 sur 273 · Leda (. Lembulas ) sublævis Bellardi · texte numérisé non relu

Leda (. Lembulas ) sublævis Bellardi

PI. Y, fig. 72-75.

1875. Leda ( Lernbulus) sublævis Bell. Mon. Nue. Piem., p. 20, pl. 1, fig. 10. 1898. Leda ( Ledina ) fragilis Sacco. 1 Moll. terz. Piem., part. XXVI,

p. 55, pl, XI, fig. 52-53.

Taille très petite; forme scaphoïde, ovoïdo-rostrée, très inéqnilatérale; côté antérieur ovale, égal aux deux cinquièmes de la longueur; côté postérieur aigu, le bec étant situé à peu près à la moitié de la hauteur de la valve; bord palléal régulièrement arqué; crochets très petits, non gonflés, faiblement opislhogyres, situés bien en deçà de la ligne médiane, du côté antérieur; bord supérieur peu arqué, presque également déclive de part et d’autre du crochet. Lunule peu distincte; corselet lancéolé, limité par une petite arête, au milieu de la dépression anale qui est; elle-même bordée par un angle assez saillant, quoique arrondi et subcrénelé; surface dorsale peu bombée, généralement lisse et brillante, sauf vers les bords et vers l'angle anal, où l'on distingue des sillons concentriques.

Charnière assez épaisse pour la taille des valves : dix dents sériales en avant, quinze en arrière, toutes arquées en chevrons, sauf aux abords du crochet où elles sont minuscules;

fossette centrale très petite, triangulaire; impressions muscu-, laires peu distinctes; sinus subtrigone, étroit; impression palléale assez voisine du bord qui est lisse.

Dim. Diam. a.-p. : 6, S mill.; diam. u.-p. : 3,5 mill.

R. D. — Cette espèce a été séparée avec raison de L. fragilis à cause de l’absence presque complète d'ornementation sur la surface dorsale ; mais elle est, en outre, plus étroite, plus transverse, moins arquée, et sa carène rostrale n’est pas denticulée; à ces différences signalées par Bellardi et reproduites dans la Monographie de M. Sacco, nous ajouterons que les dents sériales sont moins nombreuses, surtout en avant. Bellardi a fait figurer un exemplaire qui porte quelques plis écartés comme L. undata, qui paraissent faire défaut sur les plésiotypes de M. Sacco, tandis qu’ils apparaissent sur la var. Seguenzæ (fîg. 55); y a-t-il eu une interversion des échantillons dans la coll. Bellardi? nous n’oserions l’affirmer; en tous cas, ces plis n’existent pas sur les spécimens de Saubrigues.

On sépare aisément cette espèce de Yoldia nitida comme de Y. af finis Bell., qui a vécu aussi dans le même gisement, car L. sublævis appartient effectivement à la Section Lembulus qui a une fossette très petite entre les deux séries de dents et un sinus trigone, tandis que les Yoldia ont une fossette en saillie sur la cavité umbonale et un sinus arrondi, sans parler de la forme du côté postérieur qui est très différente.

Loc. — Saubrigues, plésiotypes (PI. V, fig. 72-75), coll. Bial-Neuville. — Toi'toniiôeii.

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