Pectunculus ( Axinæa ) saucatsensis Mayer
PL VI, fig. 29-30; et PL VII, fig. 1-2.
1868. P. saucatsensis Mayer. Cat. foss. tert. Mus. Zurich, pp. 42 et 104.
1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 68, n° 168.
Taille grande; forme orbiculaire, médiocrement convexe, à peu près symétrique, quoique les crochets opposés ne soient pas tout à fait médians, la région anale étant un peu plus développée que la région buccale, de sorte que l'axe umbonopalléal est légèrement oblique. Surface dorsale peu bombée pour la taille des valves, non déprimée du côté anal, vaguement ornée de sillons rayonnants qui séparent des côtes un peu arrondies.
Charnière composée de deux séries symétriques de onze ou douze dents, chez les spécimens moyens et adultes; mais le nombre se réduit à quatre ou cinq dents chez les individus tout à fait gérontiques; contour inférieur du plateau cardinal peu arqué, formant — au-dessus de la cavité umbonale — une courbe à peu près continue et symétrique; aire ligamentaire haute et large, paraissant lisse dans la plupart des cas, parce que les huit ou neuf chevrons dont elle est pourvue sont peu profondément gravés et presque toujours effacés par l’usure du test; leur ligne de séparation, sous le crochet, est oblique, de sorte que les deux bras de chaque chevron ne sont pas symétriques.
Impressions musculaires grandes, subtrigones, bordées par des gradins peu saillants, surtout celui de l’adducteur antérieur; crénelures palléales fortes au milieu, subitement réduites sur le contour buccal.
Dim. Diam. a.-p. : 95 mill.; diam. u.-p. 100 mil!.; épaisseur d’une valve : 25 mill.
R. D. — La simple comparaison des dimensions sus-indiquées avec celles de P. bimaculatus Poli, fait déjà ressortir que l’espèce Mayer est très sensiblement plus déprimée et un peu plus élevée que la précédente ;
elle est en outre moins symétrique, dépourvue de dépression anale ; enfin son aire ligamentaire diffère par le nombre et l’obliquité, ainsi que par l'effacement des cbevrons
Si on la compare avec P. pilosus, on trouve qu’elle est aussi beaucoup moins convexe et que son aire ligamentaire est plus développée, marquée d’un nombre bien supérieur de chevrons.
Nous sommes donc là en présence d’une forme bien distincte, qu’on sépare assez facilement dès le premier coup d’œil; par conséquent, Mayer a eu raison de lui donner un nom nouveau, et Benoist a bien fait de la cataloguer, tout en lui attribuant une forme « subtrigone » que l’on n’observe que sur les spécimens népioniques. L’espèce n'ayant pas été encore figurée, on pourrait — de ce chef — croire à une erreur d’interprétation de notre part; mais cette interprétation est fondée sur les spécimens adultes que Benoist avait envoyés à l’un de nous (coll. Cossmann) et sur ceux de sa collection. Il n’y a donc pas de doute à avoir sur l’attribution du nom saucatsensis.
Loc. — Salles (Largileyre), cotypes de petite taille et gérontique (PL Vil, fig. 1-2), coll. Cossmann; (le Minoy), coll. Peyrot. Saucats (la Sime. coll. Cossmann et Benoist; Sallespisse, coll. Cossmann. — fllel-
vétien.
Léognan (Coquillat), plésiotype (PL VI, fig. 29-30), coll. Bial-Neuville ; Cestas, même coll. Moras, coll. Peyrot. Saucats (Peloua), coll. Benoist, sous le nom aquitanicus Mayer. —