‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 120 sur 350 · Arcopagia crassa [Pennant · texte numérisé non relu

Arcopagia crassa [Pennant

var. reducta Dollf. Dautz. PI. IX, fig. 12-16;

et PI. XVII, fig. 45.

1777. Tellina crassa Pennant. Brit. Zool., IV, p. 8, pl. XLYIII, fig. 28.

1837. — - Dujardin. Mém. Tour., p. 258.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 31, n° 55.

1886. Arcopagia crassa Dollf. Dautz. Etude prélim. Tour., p. 5 (var. reducta D. D.).

1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 14.

1904. — var. reducta Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire,

p. 138, pl. X, fig. 14-19.

Test un peu épais. Taille au-dessus de la moyenne, forme ovale-arrondie, assez convexe, inéquilatérale ; côté antérieur plus long, semi-elliptique ; côté postérieur un peu plus atténué, quoique arrondi; bord palléal régulièrement arqué; crochets petits, non saillants, opposés, situés aux trois cinquièmes de la

longueur, du côté postérieur; bord supérieur légèrement convexe de part et d’autre, mais plus déclive en arrière. Lunule assez courte, étroite, limitée par un angle, lisse et peu profonde; corselet linéaire et lisse, limité par un angle vif. Surface dorsale un peu bombée, à peine déprimée du côté postérieur, ornée de fins cordons concentriques, très serrés et séparés par de simples sillons. Charnière : 3a confondue avec le bord, 3* largement divisée en deux branches inégales, 2 étroitement bifide, 4i très mince, mais bien distincte; Al, PI inéquidistantes et très saillantes, l’antérieure plus rapprochée; A II, PII beaucoup plus obsolètes. Impressions musculaires très dissemblables, l’antérieure allongée, la postérieure subquadrangulaire ; sinus elliptique, s’avançant obliquement vers AI; ligne palléale écartée du bord.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 20 mill.; diamètre umbonopalléal : 15 mill. Individu provenant du Burdigalien : 40 mill. sur 92 mill.

Rapp. et diff. — Ce n’est pas seulement par sa taille que la var. reducta diffère du type vivant, mais encore par ses cordons plus serrés que séparent des sillons moins larges ; peut être aussi le crochet est-il situé un peu plus en arrière. Quoi qu'il en soit, nous pensons, comme MM.Dollfus et Dautzenberg, que ces différences sont trop légères pour justifier la création d’une espèce distincte, et nous conservons seulement à titre de variété le nom reducta qu’ils ont proposé dès 1886; nos deux valves s’appliquent d’ailleurs exactement sur les figures 18 et 19 de leur belle monographie.

Quant à la var. lamellosa, il eût été plus prudent de choisir un nom qui ne puisse tomber en synonymie avec une espèce déjà connue, si cette variété était ultérieurement érigée en espèce.

Dans l’Eocène des environs de Paris, A. Bouryi a une réelle analogie avec A. reducta, mais on l’en distingue par ses crochets situés encore plus en arrière et par les deux parties de son contour supérieur qui font entre elles un angle de 120° au lieu d’un arc subanguleux.

Nous ne citons en synonymie ni Hœrnes, ni Fontannes, ni M. Sacco, ni MM. Dollfûs, B. Cotter et Gomez, parce que les spécimens du Bassin de Vienne, du Piémont et du Portugal ne nous paraissent pas appartenir à la même variété reducta : pour le Portugal, les auteurs précités indiquent notamment la variété telata Bonelli.

Ijocalitês. — Clermont (Bandes), deux valves opposées (PI. IX, tig. 14-16;

et PL XVIII, p. 45), coll. Rial de Bellerade; Saucats (La Sime), coll. Degrange-Touzin, coll. Benoist au M. H. N. B. ; Salles (Le Minoy, Largileyre, Moulin Débat), peu rare, coll. Degrange-Touzin. — llelvctlen.

Pont-Pourquey, une valve de grande taille (fig. 12-13), coll. Neuville ; Cestas (Moulin-Neuf), rare, coll. Degrange-Touzin. — Burdlgallen.

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