‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 136 sur 350 · Psammobia færœensis (1 ) Chemnifz. PI. X, fig · texte numérisé non relu

Psammobia færœensis (1 ) Chemnifz. PI. X, fig

1782. Tellina ferroensis Chemn. Conch. Cal)., VI, p. 99, pl. X, fig. 91.

1818. Psammobia fcroensis Lk. An. sans vert., vol. VI, p. 512.

1838. Psammobia muricata Grat. Cat. Gironde, p. 67 ( non Ch.).

1888. — Ben. Tort. Gironde, P.-V. S. L. B., t. XXXII,

p. LXXXVII.

1901. Psammobia fàrôensis Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXIX, p. 6,

pl. II, fig. 17-20.

Test assez solide. Taille moyenne, forme aplatie, transverse, équivalve, à peu près équilatérale; côté antérieur ovale, côté postérieur un peu plus large, bianguleux, obliquement tronqué; bord cardinal déclive et peu convexe en avant des crochets, très légèrement concave en arrière; bord palléal faiblement arqué, se raccordant par une courbe régulière avec le côté antérieur légèrement sinueux en arrière; bord anal oblique et rectiligne. Crochets petits, contigus, opisthogyres, situés un peu en arrière de la ligne médiane. Corselet droit, lisse, extérieurement limité par une carène muriquée; surface extérieure peu bombée, portant sur le côté postérieur deux côtes divergentes, l’une suit à petite distance le bord cardinal et limite un corselet étroit et faiblement excavé, l’autre relie le sommet à l’angle postérieur du bord palléal; une légère dépression borde l’aire limitée par ces deux côtes divergentes ; enfin, une troisième arête rayonnante borde la région lunulaire; toute la surface est couverte de cordons transverses, réguliers, rapprochés, cessant en avant un peu au delà de l’arête lunulaire, assez saillants, flexueux sur la dépression postérieure, rectilignes et lamelleux sur l’aire anale

(1) Nous adoptons l’orthographe proposée par MM, Bucquoy, Daulzenberg et Dollfus (Mollusques du Roussillon) et conforme aux règles adoptées par le Congrès zoologique de Paris.

comprise entre les deux côtes divergentes; ils sont recoupés dans cette région par des filets rayonnants, minces et parfois obsolètes ; enfin, ils aboutissent à la carène du corselet et y produisent, de deux en deux, des aspérités subnoduleuses, et muriquées, tout à fait caractéristiques. L'ornementation est généralement plus marquée sur la valve droite que sur la gauche.

Charnière :3a simple, 3* très oblique, trièdre, bifide ; PI petite, très écartée du crochet; 2 saillante, grosse, trièdre, bifide; kh petite, accolée à la nymphe; PII rudimentaire et obsolète. Impressions musculaires peu profondes, placées très près du bord cardinal, l’antérieure allongée, la postérieure arrondie. Impression palléale assez écartée du bord; sinus palléal horizontal, large, légèrement gibbeux, confondu inférieurement avec l’impression palléale.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 32 mil!.; diamètre umbonopelléal : 15 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 7 mill.

Rapp. et diff. — Nos spécimens se rapportent exactement à Ps. fàrœensis, du Piocène italien (colt, Peyrot); ils appartiennent à la forme typique et non à la var. pyrenaica Font. ( Tellinci muricata Broc., non Chemn.) qui est de taille moindre. On les distingue aisément de Ps. affinis dont le corselet est indistinct et dont le côté anal n’est pas muriqué. L’un de nous possède, de Ciurana (Catalogne), une valve à peu près identique à celle de l’Helvétien de Salles, la nymphe parait seulement un peu moins proéminente.

Localités. — Salles (Minoy) coll. Duvergier, plésiotypes (PI. X, fig. 31-37) ; coll. Peyrot; Salles (Largileyre), coll. Bial de Bellerade, Dumas, Cossmann, peu rare; Sallespisse, valve népionique, coll. Bial de Bellerade; même localité, Salies de Béarn, Orthez (le Paren), coll. Degrange-Touzin. —

Helvétien,

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