Chione ( Clausinella ) Basteroti [Desh
PL XIII, fig. 9-12 et 17.
1825. Venus dyser.a Bast. Mém. env. Bord., p. 88 ( non Lin.).
1833. — Desh. in Lyell. Princ. of geol., p. 8 (non Lin.).
1837. Venus casinoides Duj. Mém. Tour., p. 261 (non Bast.).
1843. Venus Basteroti Desh. Traité élém. Conclu, I, p. 565, pi. XXI, fig. 5-6. 1852. Venus scalaris d’Orb. Prod., III, p. 106, 26e ét., n°1977 ( ex-parte , non
Bronn).
1873. Venus Basteroti Benoist. Cat. Saucats, p. 38, n° 79.
Tourn. Faluns de Sos, p. 16.
Tourn. Paléont. Biarritz, p. 8.
Bardin. Ét. pal. Maine-et-Loire, p. 17
Benoist. Foss. Saint-Avit, p. 50.
1886. Clausinella scalaris Dollf. Dautz. Ét. p ré I . Tour., p. 5 (non Bronn). 1886. Venus Basteroti Vidal. Gerona, p. 282 ?
1897. Venus scalaris Raulin. Stat. géol. Landes, pp. 296 et 299 ( non Bronn).
1900. Clausinella Basteroti Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVIII, p. 41, pl. IX,
fig. 50-53 (sol.).
1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Péléc., p. 18.
1903. Vernis fasciata Dollf. B. et G. Moll. Port., pl. XII, fig. 7-13 ( non Don.). 1906. Clausinella Basteroti Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 203, pl. XII,
Test médiocrement épais. Taille assez petite; forme trigone transverse, aplatie, très inéquilatérale; côté antérieur très court, arrondi; colé postérieur quatre fois plus allongé, obliquement tronqué sur son contour anal; bord palléal arqué, se raccordant régulièrement en courbe avec les contours latéraux; crochets petits, quoique proéminents, prosogyres, inclinés vers le cin-
quième de la longueur des valves, du côté antérieur ; bord lunulaire déclive et légèrement excavé jusqu’à son intersection subanguleuse avec la courbe du contour buccal; bord supéropostérieur presque rectiligne, raccordé par un angle arrondi avec la troncature anale. Lunule excavée, assez étroite, ridée ; limitée à l’extérieur par une profonde strie; corselet lisse, aussi long que le bord supéro-poslérieur, extérieurement bordé par un angle, séparé du ligament par une arête en biseau et une rainure; surface dorsale à peine bombée, faiblement déprimée en arrière, couverte de 7 à 9 lamelles concentriques, repliées sur la dépression anale, cessant sur l’angle du corselet et en deçà de la strie lunulaire; elles forment des expansions foliacées et parfois recourbées de manière à couvrir partiellement ces intervalles qui sont finement striés par les accroissements; l’enracinement des lamelles porte en outre de petits plis perpendiculaires, obtus et froncés, qui ne se prolongent pas jusqu’au bord libre de ces lamelles.
Charnière assez large pour la taille des valves, écliancrée en arrière : I peu épaisse et incurvée, presque parallèle à 3a qui a la même longueur et qui forme une crête mince contre le bord lunulaire; 3& presque horizontale, étroite et bifide; 2a très mince, peu oblique et peu courbée, et à une certaine distance en avant est une petite pointe à la place de Ail, avec une cicatrice obtuse sur la valve opposée, mais aucune trace de Al ni de A III; 26 épaisse et aplatie, à peine bilobée sur sa face antérieure; 46 peu distincte de la nymphe qui est étroite et faiblement proéminente.
1m [tressions musculaires peu inégales, situées à peu près à la même hauteur; sinus palléal court, triangulaire, ascendant et plus rapproché de l’adducteur que de la ligne palléale qui est écai'tée du bord finement crénelé ; les crénelures se prolongent jusque sur le bord lunulaire, mais elles ne persistent pas sur la troncature anale, ni a fortiori sur le bord supéro-poslérieur.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 16 mil 1 . ; diamètre umbonopalléal : 14 mil 1 . ; épaisseur d’une valve : 5 mil 1 .
Rapp. et diff. — Cette espèce a été décrite sous le nom Venus dysera par Basterot qui émettait des doutes sur son identification avec l’espèce actuelle; il l’a indiquée fossile à Dax et à Saucats; aussi la correction faite par Deshayes (non repérée par d’Orbigny qui se borne à citer Venus Basteroti comme synonyme de Dosinia lincta) s’applique-t-elle bien aux fossiles de l’Aquitaine. Il nous semble d’ailleurs que les individus — très fréquents en Touraine — qui ont été déterminés et figurés par MM. Dollfus et Dautzenberg sous le nom V. Basteroti, appartiennent bien à cette espèce, quoique cependant leur surface soit généralement ornée de lamelles moins foliacées qui se reploient davantage sur ces interstices, de sorte que leur aspect ressemble beaucoup à celui des échantillons de l’Helvétien du Piémont (coll. Cossmann) que M. Sacco a désignées sous le nom de variété taurinensis et taurorudis; chez la variété taurolævis, les lamelles s’effacent partiellement sur le dos. Comme cette petite différence d’ornementation peut être due à la fossilisation des faluns très roulés, et que, d’autre part, la forme générale des valves, leur charnière et leur sinus sont identiques, nous n’hésitons pas à comprendre la Touraine et en partie le Piémont dans notre synonymie, et nous ne séparons pas de la forme typique les spécimens de Salles qui se rapprochent aussi de ceux du Piémont.
Mais nous en excluons les provenances du bassin de Vienne et la citation d’Eichwald qui, sous le nom V. squamigera, a figuré (pl. V, fig. 16) des échantillons beaucoup plus ovales, mais inéquilatéraux, plus convexes, à sinus plus horizontal, ainsi que nous avons pu le constater sur des spécimens provenant de Golubaz (coll. Cossmann). Il en est probablement de meme des échantillons du bassin de Vienne, désignés comme V. Basteroti (pl. XV, fig. 9) et V. scalaris (fig. 10) : c’est une espèce bien distincte pour laquelle on devra opter entre les noms squamigera Eichw. ou scalaris Bronn ; elle se rapproche d’autre part de V. Brongniarti Payr. qui n’a plus que des sillons séparant de larges intervalles bombés.
En ce qui concerne la Catalogne, nous avons cité en synonymie l'indication due à M. Vidal; mais, d’après les spécimens que nous possédons de Ciurana (coll. Cossmann), il est à peu près certain que ce sont de jeunes V. subplicata, à lamelles bien plus écartées, et plus aplatis dans la région du crochet.
Conformément à la correction faite dans la Conchyliologie du Miocène de la Loire, les spécimens du Portugal appartiennent à Venus Basteroti et non à V. fasciata qui n’a pas de lamelles saillantes. V. Basteroti se distingue de V. subplicata par sa petite taille, par sa forme plus trigone, par ses lamelles bien plus foliacées, par son sinus bien plus court. Enfin, V. Basteroti est beaucoup plus aplati que V. casinoidcs et ses lamelles sont tout à fait différentes.
Localités. — Saucats (Pont-Pourquey), valve gauche (Pl. XIII, fig. il-
12); Léognan (Coquillat), valve droite (fig. 17), coll. Bial-Neuville ; Dax (Saint-Paul), coll. Cossmann; (Moulin de Cabannes), coll. Bial-Neuville; Saucats (Le Peloua), coll. Bial-Neuville; Saucats (La Cassagne), Eglise, Lagus, coll. Benoist au M. H. N. B. ; Saint-Médard-en-Jalles, Dax, etc., coll. Degrange-Touzin. — Bu rd Italien.
Orthez (Le Pareil), coll. Degrange-Touzin, coll. Peyrot, commune; Escalans, Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin; Salles (Largileyre), coll. Cossmann, coll. Bial-Neuville. Sallespisse, coll. Bial-Neuville. — Hclvétlen.
Saubrigues, coll. Dumas. — Torlonleii.
An var.? Saint-Avit, une petite valve droite, subtrapézoïdale, couverte de lamelles plus nombreuses que chez le type burdigalien (fig. 9), coll Cossmann. — Aqtiitanlen.