Petricola ( Rupellaria ) Faujasi Basterot'. PI. XIX
fig. 7-10.
1823. Venerupis Faujasi Bast. Mém. env. Bord., p. 92.
1873. Petricola lithophaga Benoist. Cat. Saucats, p. 34, n° 64 ( non Lamk.)
« Testa subquadrata, angulis rotundatis, obsolète rugata; • porcis caducis, natibus decorticatis. » (Bast.).
Test peu épais. Taille au-dessous de la moyenne; forme plus ou moins régulière en raison de l’habitat cavicole des valves, oblong'uc-transverse, assez convexe, très inéquilalérale ; côté antérieur très court, ovale-atténué ; côté postérieur largement dilaté, arrondi sur son contour anal; bord palléal peu courbé, quelquefois sinueux par suite de déformations individuelles; crochets petits, peu gonflés, prosogyres, situés au cinquième de la longueur des valves, du côté antérieur; bord supérieur peu arqué et déclive vers l’extrémité buccale; bord supéro-postérieur généralement convexe et relevé plus haut que le niveau du crochet, se raccordant par un arc régulier avec le contour anal. Surface dorsale bombée au milieu, déprimée en arrière, ornée de nombreuses et très fines stries rayonnantes, plusieurs fois bifurquées et divergentes vers les extrémités des valves où elles s’élargissent en séparant des costules très ténues qui sont relevées vers les bords, par quelques plis d’accroissement sublamelleux.
Charnière étroite, alloùgée, entaillée dans l’intervalle des dents sur son contour inférieur, de sorte que le plateau cardinal est encore rétréci de ce chef : 1 épaisse, bifide et courte sous le crochet; 3;, mince et très oblique; 2„ confondue avec le bord lunulaire; 2/, épaisse et inégalement bifide, oblique à 45°; 4 s mince et contiguë à la nymphe qui est deux fois et demie plus allongée, non moins étroite; aire ligamentaire excavée entre la nymphe et le bord du corselet.
Impressions musculaires peu distinctes; sinus ovale, ascendant, très profond, s’avançant au-delà de la moitié de la longueur des valves; ligne palléale parallèle au bord lisse.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 10 mill. ; diamètre umbonopalléal : 6 mill.
Rapp. et diff. — Benoist a confondu cette espèce avec P. lithophaga qui n’a commencé à apparaître que dans l'Helvétien : elle s’en distingue cependant par sa forme constamment plus oblongue et plus inéquilatérale, par son ornementation beaucoup plus fine sur le dos; surtout par sa charnière dont la dent 1 est beaucoup plus épaisse et dont la dent 2b est moins triangulaire avec deux lobes moins divergents; enfin par sa nym-
plie un peu plus allongée et par son aire ligamentaire plus large. Toutes ces différences cumulées nous décident à reprendre la dénomination proposée par Basterot et qui semble avoir été perdue de vue par les auteurs; on l’a généralement confondue dans les collections avec Gastrana peregrina dont la charnière est cependant très différente, ou avec Coralliophaga transylvanien que l’on retrouvera ci-après. La très courte diagnose, non accompagnée dune figure, que Basterot a donnée de son espèce et que nous avons reproduite ci-dessus entre guillemets, ne nous permet pas d'être absolument affirmatifs, puisqu’il ne l’a pas figurée, mais il a cité en synonymie P. lithophaga Faujas.
Localités. — Saucats (Lariey), néolypes (PI. XIX, fig. 7-10), coll. Bial de Bellerade. Cabanac (Bouquet), coll. Neuville. — Aquitanfeii.
LUCIN0PS1S Forbes et Hanley, 1853.
Coquille globuleuse, orbieulaire; lunule non distincte; ligament externe ; charnière
à plateau cardinal écban- G D
cré; 3a atrophiée; 1 et \ ^ 3&
3;, divergentes , 2a min- Fig. 83 — Lucinopsis undata Penn. Viv. ce, 2 b épaisse et fortement bilobée, 4b mince; sinus palléal large, profond; bords lisses.
Lucinopsis .y. sir. — Test mince; surface à peine striée concentriquement; l’animal habite plutôt le sable que les trous calcaires (G. -T. : Venus undata Pennant. Viv.).
Nous ne pensons pas que ce groupe existe à l’état fossile, les espèces qui s'y rattachent appartiennent à la section Lajonkairia ci-après.
Quant à la désignât. on du génotye — qui a été rapporté tantôt au G. Venus, tantôt au G. Lucina — M. Jukes Browne s’est livré à une assez longue discussion de laquelle il semble résulter qu’on ne peut le désigner sous le nom Mysia undata. D’autre part, il considère que Lajonkairia est un G. distinct, et nous avons indiqué ci-dessus pour quels motifs il nous parait impossible de partager cet e opinion.
Lajonkairia Desh. 1854 em. ( Lajonkaireia ). — Test parfois un peu épais, orné de fines costules rayonnantes; forme irrégulière souvent quadbangulaire ;, habitat essentiellement cavicole (G. -T. : Venus Lajonkairei Payr. Viv.).
En classant Lucinopsis parmi les Veneridæ, Eischer y a également fait entrer Lajonkairia qui en diffère fort peu ; nous pensons que c’est avec raison que M. Jukes Browne a reporté ces ceux groupes dans la Fam. Pelricolidæ, moins à cause de l’habitat qui n’est analogue que pour Lajonkairia, qu’à cause de la similitude complète de la charnière et du sinus. Cet auteur a d’ailleurs fait remarquer que Lajonkairia s’écarte de Petricola par sa forme toujours plus élevée en arrière du crochet qu’en avant, tandis que c’est l’inverse chez Petricola.
Ici encore, la première apparition bien constatée de Lajonkairia date de l’époque aquitanienne : c’est un argument de plus à l’appui de la coupure très nette qui existe entre cet étage et l'Oligocène, et celte éclosion de formes néogéniques plaide complètement en faveur de l'attribution de l’Aquitanien au Miocène inférieur.