Cardium (Ringicardïum) hians Brocchi
mut. recta Dollf. Gott. et Gomez. PI. XXI, fig. 3-5.
Cardium hians Brocchi. Conch. subap., II, p. 506, pi. XIII, fig. 6 — d’Orb. Prod. III, p. 183, 26e ét. , n° 352.
— Pictet. Traité Pal., III, p. 476, pl. 70, fig. 31-32.
— Benoist. Tort. Gironde, p. 3.
— Fontannes. Plioc. Bhône, II, p. 80.
— Degrange-Touz. Et. foss. Orthez, p. 413.
— Sacco. I Moll. terz. Piem., XXVII, p. 42, pl. X,
fig. 11-13.
1906. — mut. recta D. C. G. Moll. Tert. Port., pl. XVI,
1908. — Cerulli-Irelli. Fauna malac. Mar , p. 24. pl. XIV,
fig. 5-7.
Taille grande; quinze côtes rayonnantes, celles du milieu arrondies et presque égales aux interstices portent la trace rainurée des aspérités que la fossilisation a fait disparaître; les six dernières, du côté anal, deviennent très rapidement imbriquées et se superposent sans intervalles, leur arête postérieure est armée d’épines barbelées; les dernières côtes du côté buccal sont, au contraire, écartées et plus étroites que leurs interstices. Bord lunulaire un peu retroussé sous le crochet et formant ensuite une encoche vis-à-vis de la dent 3 b aplatie et abrupte sur le bord cardinal; 3a se dresse audessus de la longue fossette horizontale qui s’étend de 3/, jusqu’à AI, A III; PI beaucoup plus saillante que P 111, toutes deux plus rapprochées du crochet que les lamelles antérieures; les rainures destinées à loger A II et PII sont extrêmement profondes; la nymphe épaisse et aplatie comble tout l’espace compris entre 3;, et P III.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 65 mill.; diamètre urnbonopalléal : 60 mill.
Rapp. et diff. — On ne recueille en général — dans l'Helvétien de l’Aquitaine — que des fragments peu déterminables de cette espèce; toutefois, sur un exemplaire intact de Salles et sur d'autres fragments moins mutilés que la plupart, nous avons pu constater que ce n’est pas
exactement l’espèce pliocénique, ainsi que nous avons pu nous en assurer par la comparaison avec une valve de C. hians provenant de Mte-Mario (coll. Cossmann) et qui représente authentiquement la forme typique de Brocchi. Or nos valves de Largileyre différent de la forme astienne, aussi bien que des figures publiées par M. Sacco pour les exemplaires du Piémont, par leurs côtes plus rapprochées, moins incurvées, par le bâillement moins prononcé de leur contour anal; en effet l’échancrure s’arrête ici presque au milieu de ce contour, tandis qu’elle s'avance presque jusqu’au bas chez la coquille pliocénique ;- la nymphe est aussi plus relevée, et le contour antérieur paraît plus arrondi que chez le vrai C. hians. Au contraire, nos spécimens helvétiens ressemblent aussi cumplètemont que possible aux figures de la « variété recta » in Dollfus, Berkeley Cotter et Gomez, et c’est pourquoi nous prenons le parti de les rapporter à cette mutation, bien que toutefois un moule de cette variété, provenant de Mutella (coll. Peyrot), nous paraisse plus étroit, plus convexe, avec un crochet plus gonflé; mais il ne faut pas perdre de vue qu’il ne s’agit là que d’un moule interne qui ne peut infirmer la comparaison faite avec les échantillons munis de leur test, rien ne prouve d’ailleurs qu’il ne s’agit pas d’un moule de C. Kunstleri (v. ci-après).
La conclusiou à tirer de cette discussion comparative, c’est que C. hians doit être restreint au Pliocène et à l’époque actuelle, tandis que c’est la mutation recta qui a vécu dans l’Helvétien, concurremment, avec une autre espèce (C. Kunstleri nob.).
Localités. — Salles (Largileyre), peu rare, mais le plus souvent en fragments; plésiotypes (PL XXI, fig. 3-5), coll. Benoist, coll. Degrange- Touzin. Ortliez (le Paren), Sallespisse, Salies-de-Béarn, commun, mais toujours en fragments, coll. Degrange-Touzin. — Helvctieu.