‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 256 sur 350 · Montacuta exigua Cossmann · texte numérisé non relu

Montacuta exigua Cossmann

PI. XXV, fig. 22-27.

1895. M. exigua Cossm. S. qq. form. nouv. Bord., p. 16, pl. IV, fig. 26-27.

Test mince. Taille petite; forme ovalc-transverse, très inéquilatérale ; côté antérieur elliptique, presque trois fois plus allongé que le côté postérieur qui forme un arc de cercle un peu plus élargi que l’extrémité buccale; bord palléal médiocrement curviligne, se raccordant par des arcs inégaux avec les contours latéraux; crochets très obtus, presque sans aucune saillie sur le bord, très faiblement prosogyres, situés en arrière, vers les deux septièmes de la longueur des valves; bord supérieur légèrement convexe en avant; beaucoup plus déclive et plus convexe en arrière du crochet. Surface dorsale pou bombée, comprimée sur la région anale, luisante, très finement striée par des accroissements irréguliers.

Charnière extrêmement peu épaisse, presque réduite à l’échancrure profonde et arrondie qui existe sous le crochet : il repliée le long du bord lunulaire et confondue ou soudée avec AI , séparée de A III par une étroite et profonde fossette; PI bien visible en arrière de l’échancrure; P III beaucoup plus obsolète ou même indistincte; sur la valve gauche, pas de dent cardinale apparente en avant de l’échancrure, mais A II est dans le prolongement d’une arête issue du crochet et confondue avec le bord lunulaire; PII épaisse et saillante, très près en arrière de l’échancrure ligamentaire qui n’est séparée de la cavité umbonale que par un plancher très étroit. Impression du muscle postérieur arrondie, située à mihauteur de la valve; celle du muscle antérieur est moins distincte, elle paraît allongée le long du bord antéro-supérieur; impression palléale écartée du bord lisse, et parallèle à ce dernier.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 4,5 mil].; diamètre umbonopalléal : 2,5 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce a été comparée : à M. truncata Wood, de l'Helvétien de Pontlevoy, qui est une coquille triangulaire, avec une charnière beaucoup plus puissante et qui appartient probablement à un tout autre groupe ; à il/, ferruginosa Montg. qui a une forme encore plus oblongue, des crochets situés moins en arrière, une dent 3 beaucoup plus courte, une échancrure ligamentaire plus scalène; à M. tenuissinm Cossm , de l'Eocène moyen des environs de Paris, qui a une forme moins ovale et un bord palléal presque rectiligne. Chez il/, biclentata , 3 et PI encadrent exactement l’échancrure triangulaire et sont presque symétriques; d'ailleurs, la forme des valves est plus élevée que celle de il/, exigua.

Localités. — Saucats (Mia de l’Eglise), types originaux (PI. XXV, fig. 22-25), six valves en tout, coli. Cossmann. Pont-Pourquey, une valve droite, coll. Degrange-Touzin.

Cestas, une valve droite un peu plus atténuée aux extrémités que la forme typique (an var? fig. 26-27), coll. Neuville. Dax (M'n de Cabannes), une petite valve droite, coll. Bial; même gisement, trois valves, coll. Vignal; Mérignac (le Pontic), même coll.; Mérignac, coll. Benoist; La Brède (Moras sup1'), Léognan (Thibaudeau), coll. Degrange-Touzin. — Burdigalien et Aquitanien.

RÔCHÈFORTIA Vélain, 1870.

Coquille assez épaisse, transverse, épidermée; crochets peu saillants, opislhogyres ; forme plus ou moins inéqnilatérale ; fossette triangulaire, largement échancrée sous le crochet, encadrée de deux fortes lamelles inégalement inclinées sur la valve droite, et de deux faibles lamelles plus écartées, constituant le bord dorsal sur la valve droite; impressions des adducteurs subrhomboïdales, presque égales, situées à des hauteurs différentes; ligne palléale simple, non sinueuse, rapprochée du bord (G. -T. : R. anstralis Vélain. Viv.).

Ainsi que nous l’avons expliqué à propos de Montacuta, Félix Bernard a signalé l'analogie complète de la charnière de R. australis et celle de Montacuta bidendata Mg., cette dernière coquille est seulement un peu plus inéquilatérale, on peut donc la considérer comme un excellent plésiogénotype de Rochefortia qui apparait dès le Burdigalien et se poursuit dans l'Helvétien de la Touraine et le Pliocène, jusqu’à l’Epoque actuelle.

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