‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 28 sur 350 · Martesia Brocchii [Benoist]. PI. II, fig · texte numérisé non relu

Martesia Brocchii [Benoist]. PI. II, fig

1838. Pholas pusilla Grat. [non Poli nec Br.) Cat. Gir., p. 69.

1873. Pholas Branderi Ben. Cat. Saucats, pro parte, p. 16.

1877. Pholas Brocchi (sic) Ben. Mon. Tubic., p. 322, pi. XXI, fig. 1-4.

Test mince et fragile. Taille moyenne; forme subrhomboïdale, convexe, inéquilatérale, bâillante à ses deux extrémités ; extrémité antérieure acuminée; côté postérieur allongé, ovale; bord palléal subanguleux au milieu, très échancré en avant, un peu arqué en arrière; crochets peu gonflés, involutes, faiblement prosogyres, situés au tiers de la longueur, ducôlé buccal;

contour supérieur excavé en avant — convexe en arrière — du crochet. Surface dorsale convexe, divisée en deux par un faible sillon rayonnant qui part du crochet et aboutit à l’angle médian du contour palléal; région antérieure couverte de stries sublamelleuses parallèles à l’échancrure, crénelées par de petits plis divergents qui n’atteignent pas le sillon médian; région postérieure ornée de plis concentriques d’abord sublamelleux dans le voisinage du sillon et qui s’atténuent complètement vers le bord anal. Bord cardinal édenté, épaissi par une callosité umbonale qui se retrousse sur la région des crochets; cuilleron interne légèrement courbé et arrondi; impression du muscle antérieur peu distincte et logée sur le rostre buccal; sinus largement arrondi, limité par l’arête qui correspond au sillon externe.

« Ecusson assez petit, en forme de violon, composé de deux lames superposées et cloisonnées, ne couvrant que la partie antérieure des crochets; partie postérieure suppléée par une pièce accessoire, calcaire, étroite, allongée, pointue à chaque extrémité, légèrement courbée, s’adaptant entre les deux crochets et les bords cardinaux postérieurs » [Benoist].

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 21 mil I . ; diamètre umbonopalléal : 11 mill. 1/2; épaisseur d’une valve : 6 mill.

Rapp. et difF. — Il n’y a aucune ressemblance entre cette espèce et celle du Messinien de Vaucluse que Fontannes a décrite sous le nom P. Heberti ; d’après le spécimen que l’un de nous possède de Bollène, cette dernière a la surface dorsale divisée par une très large rainure guillochée de plis, et la région antérieure est extrêmement crépue ; en outre, le contour palléal forme un véritable bec saillant au point où aboutit cette rainure : ces caractères ne sont pas très fidèlement reproduits sur les figures 1-2 de la pl. I, dans l’ouvrage de Fontannes, et cet auteur a rapporté l’espèce au Genre Plioladidea, ce qui ne nous parait pas exact.

L’un de nous possède, de Gourbesville, un spécimen inédit d’une Martesia qui est beaucoup plus allongée que M. Brocchii et que il/. Heberti, avec des rides plus prononcées en arrière, et des plis lamelleux traversés par des rangées obliques de crénelures perlées, plus écartées que chez M. Heberti.

Il ne faut pas confondre l’espèce burdigalienne avec Pholadidea Brocchii

Pantanelli (1884), qui a été réunie à tort à Aspidopholas pusilla Brocchi, sous le nom Martesia Brocchii, par M. Sacco ; MM. Dollfus et Dautzenberg ont récemment rectifié cette erreur et insisté sur le classement de l’espèce italienne dans le Genre Pholadidea, de sorte qu’il n’y a pas double emploi de nomenclature.

Parmi les espèces éocéniques du Bassin de Paris, celle qui ressemble le plus à M. Brocchii est M. conoidea Desb. ; mais son bec antérieur est moins saillant et sa région antérieure est beaucoup plus étroite; M. aperta Desh., a l’échancrure plus profonde et le côté postérieur moins atténué que l’espèce burdigalienne.

Bien que Martesia Brocchii appartienne à un autre Genre que Aspidopholas Branderi, on hésite quelquefois à rapporter à l’une ou à l’autre les valves du même gisement, surtout quand les prolongements calcaires faussent leurs dimensions; on reconnaîtra toujours Martesia à ce caractère que la surface de la région postérieure n’est pas subdivisée en deux; en outre, la suture séparant la région antérieure et ornée de la calotte calcaire est bien plus échancrée, ce qui donne lieu à un bec caractéristique, quand la valve est libre.

Localités. — Mérignac, valves libres (PL II, fig. 6-9), coll. Cossmann ; Cestas (fig. 10-11), coll. de Sacy; Saint-Médard-en-JalIe. — Rurdlgallen

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