Martesia Belleradei nov. sp. PI. Il, fig
Test un peu épais. Taille petite; forme courte, élevée, convexe, inéquilatérale; côté antérieur court, peu bâillant et peu sinueux; côté postérieur médiocrement allongé, régulièrement ovale, se raccordant par un arc de cercle avec le bord palléal : crochet involute, situé au tiers de la longueur du côté antérieur, recouvert par une épaisse callosité umbonale qui se retrousse en s’atténuant jusqu’à une certaine distance du crochet. Surface dorsale bombée, partagée eu deux régions par une rainure oblique et bien visible; la région antérieure est ornée de rides d’accroissement légèrement sinueuses, très serrées en avant où elles sont croisées par quelques stries rayonnantes qui y découpent de fines denliculalions, plus éca idées vers le milieu où elles cessent contre la rainure dorsale; la région postérieure importe que des plis concentriques beaucoup plus obsolètes, qui ne correspondent pas exactement aux rides antérieures. Callosité umbonale repliée sur le crochet qu’elle masque complètement, C. et P. 9
arrêtée en avant par une saillie du bord cardinal, se prolongeant en arrière par une arête jusqu’à l’impression du muscle postérieur qui est énorme, ovale et bien limitée; une côte interne, épaisse et aplatie, correspond à la rainure dorsale, de la cavité umbonale vers le bord palléal.
Dim. Diamètre : 3,5 mill.
Rapp. et diff. — Nous ne connaissons qu’un seul individu, peu intact, de cette petite coquille; mais il nous a semblé tellement différent de il/. Brocchii que nous n’hésitons pas à le considérer comme représentant une espèce bien distincte, caractérisée par sa forme beaucoup plus courte en arrière, moins échancrée en avant, par sa rainure plus profonde et par son arête interne plus saillante ; en outre, sur la surface dorsale, on observe que les stries rayonnantes s’avancent beaucoup moins loin vers le milieu de la valve et que les rides antérieures ne font pas avec les plis postérieurs l’angle ouvert qui existe chez il/. Brocchii, parce qu’elles paraissent être dans le prolongement les unes des autres, quoiqu’elles ne se correspondent pas exactement comme nombre. Nous avions pensé d’abord que ce petit spécimen pourrait se rapporter au G. Navea Gray, qui est aussi caractérisé par une forme courte et peu sinueuse; mais le génotype est une coquille américaine (N. subglobosa) de Californie, qui est, paraî.t-il, couverte d’un épiderme dorsal et coriace en arrière des crochets; Fischer ajoute, dans son Manuel, que les coquilles de Navea n’ont « pas les caractères des adultes; leur callum n’est pas développé, et elles ressemblent à de jeunes Jouannetia ou Martesia » ; c'est pourquoi nous avons conservé dans ce dernier Genre il/. Belleradei.
Nous ne connaissons aucune forme aussi peu allongée dans les terrains néogéniques; les individus les moins allongés d'Aspid. Fayollesi, dans les faluns de Touraine, sont encore beaucoup plus transverses, et d’ailleurs leur ornementation est très différente. Dans le Bassin de Paris, il/, conoidea Desh. est aussi une espèce courte, mais beaucoup plus oblique, et ses plis font un angle ouvert avec ses rides, sur la rainure dorsale.
Localité. — Noaillan (la Saubotte), unique (PI. II, fig. 17-18), col I . B i a 1 de Bellerade. — Aquitanlcn.
ASPIDOPIIOLAS Fischer, 1887 (= Sculigera Cossm. 1886, non Lalr. 1803).
Fischer n’a considéré Aspidopholas que comme S. -G. de Martesia, à cause de la soudure du mélaplaxe, du protoplaxe et de l’bypoplaxe eu un seul écusson qui embrasse toute la commis-
sure des valves; mais, outre que l’apophyse est différente, la surface externe est divisée en trois régions au lieu de deux. Nous en concluons que c’est un Genre distinct. G. -T. : Pholas scutala Desh., de l’Eocène supérieur.