‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 281 sur 350 · Ungulina unguiformis [Basterot · texte numérisé non relu

Ungulina unguiformis [Basterot

PL XXVI, fig. 20-25.

Clotlio unguiformis Bast. Mém. env. Bord., p. 92, pl. VII, fig. 6.

— Broun. Letli. geogn., p. 964, pl. XXXVII, tig. 13.

Ungulina unguiformis Desh. Traité élém. Conch., I, p. VII.

— Pietet. Traité Pal., III, p. 497, pl. LXXVIII,

Og. 6.

— Benoist. Cat. Saucats, p. 49, n° 123.

— Benoist. Foss. St-Avit (P. V.S.L.B., p.50).

— De Stef. Moll, plioc. p. 191, pl. X, iig. 1-5.

— Dollf. Dautz. Nouv. liste Péléc., p. 21.

— Dollf. Dautz. Conch. Mioc. Loire, p. 232,

pl. XI, fig. 60-63.

Test peu solide, quoique pas très mince. Taille moyenne; forme extrêmement variable, en général un peu convexe et subrectangulaire, mais souvent déformée par l’habitat ; chez les individus normaux, les contours latéraux sont rectilignes et raccordés par des angles arrondis avec l’arc circulaire du contour palléal; crochets peu gonflés, prosogyres, situés presque au milieu — ou peu en avant de la ligne médiane — des valves; bord supérieur arqué de part et d’autre du crochet. Pas de lunule ni de corselet; surface dorsale assez bombée au milieu, avec une légère dépression médiane, peut-être accidentelle, mais fréquente; région anale plus comprimée latéralement que la région buccale; stries d’accroissement irrégulières, parfois cariées ou sublamelleuses vers les bords.

Charnière posée sur un plateau cardinal aplati, qui se développe presque sur toute l’étendue du bord supérieur, et dont le contour inférieur est à peine arqué : 3/, étroite et finement bifide, isocèle avec 3a qui est aplatie, épaisse et dont la jonction — sous lè crochet — est masquée par un repli du bord antéro-supérieur; 2 largement bilobée, la branche antérieure perpendiculaire sous le crochet; L, mince et peu inclinée; aire ligamentaire scalène sur un épaississement large et court du plateau cardinal, c’est-à-dire dans une situation interne.

Impressions musculaires à peu près symétriques, étroites et allongées, reliées par une ligne palléalo simple qui n’est pas ton! à fait parallèle au bord li-sse des valves; l'intervalle est obtusément frangé.

Dim. Diamètre antéro-postérieur: li mill.; diamètre umbonopalléal : 15 mill. (spécimen dilaté); individu rectangulaire : 11 sur 13 mill.

Rapp. et diff. — Il ne nous est pas possible de vérifier si cette espèce a réellement vécu de l’Aquitanien au Pliocène : sa forme est trop variable dans un même gisement pour qu’on puisse se fonder sur des différences dans l’aspect des valves, pour y distinguer des mutations; d’autre part, les figures — qui ont été publiées pour les spécimens néogéniques — ne nous permettent pas de constater des variations dans la charnière, selon les niveaux; ce n’est que par l’étude des échantillons eux-mêmes que l’on pourrait établir, s’il y a lieu, des séparations en corrélation avec des modifications de l’appareil cardinal. On ne connaît d’ailleurs aucune Ungulina, dans les terrains antérieurs à PAquitanien, à laquelle celle-ci puisse être comparée.

Localités. — Saucats (Lariey), plésiotypes (PI. XXVI, fig. 22-25), coll. Cossmann; toutes les coll. ; Le Tliil, coll. de Sacy ; Mérignac (le Pontic), valves orbiculaires (fig. 20-21), coll. de Sacy; Baour, coll. Peyrot. Villandraut (Gamachot), coll. Duvergier. — Aquitanieii.

DIPLODONTA Bronn, 1831.

(= Mysia Leach in Menke et Desh. 1830, non Mysea Billborg, 1820).

Coquille régulière, suborbiculaire, ou subtrigone vers les crochets, lisse ou finement striée, parfois poncticulée à l’extérieur, rayonnée à l’intérieur ; la charnière est prolongée en avant

Fig. 121. — Diplodonta rotunclala Monta-, Plioc.

par une rainure marginale : 3a simple et mince, 3/, bifide et oblique, 2 largement bilide, ïi, mince et oblique; ligament externe, submarginal (chez Diplodonta s. stricto ), supporté par une nymphe plus ou moins proéminente qui ne fait aucune saillie sur le bord dorsal; impressions musculaires inégales, l’antérieure toujours plus allongée; ligne palléale dédoublée, composée d’une zone

brillante (G. -T. : Venus lupinus Brocchi — Tellina rotundcita Mtgu.).

Diplodonta s’écarte nettement d’Ungulina, non seulement par sa forme toujours régulière et par ses impressions musculaires dissymétriques ainsi que par sa ligne palléale dédoublée, mais encore et surtout par son ligamen t externe qui indique un degré d’évolution plus complète dans la morphologie de la charnière. Cependant Diplodonta est bien plus ancien qu ’Ungulina, puisqu’il apparaît dès le Paléocène (Montien et Thanétien); on doit en conclure que l’ontogénie n’est pas en corrélation avec la phylogénie dans ce cas particulier.

Le rejet de la dénomination Mj/sia Leach, est motivé — non pas, comme l’indique M. Sacco (/. c. XXIX, p. 62), par ce que l’antériorité est contestable — mais parce que l’on peut confondre Mi/sia avec Mysea qui a été bien antérieurement appliqué à un G. d 'Arachnide.

Felaniella Dali (1900). Forme plus ou moins subquadrangulaire, peu bombée, généralement inéquilatérale; charnière de Diplodonta à cette exception près que le ligament est semi-interne et semi-

externe, la nymphe séparant deux aires ligamentaires dont l’exté¬

Fig. 122. — Felaniella Biali Cossm. et Peyr. Aq.

rieure est isolée du corselet par une rainure, tandis que l’aire interne s’étend sur le plateau cardinal et se joint à l’autre au bout de la nymphe; en outre, la rainure antéro-dorsale est beaucoup plus marquée par le reploiement du bord lunulaire, de sorte que l’aspect du prolongement du plateau cardinal — vers le côté buccal — est très différent. (G. -T. : Felania nsta Gould, Viv.).

Les différences que nous venons de résumer ci-dessus justifient amplement la séparation d’un Sous-Genre, au même titre que Felania Recluz (1851) qui porte deux rainures en prolongement du plateau cardinal, l’une en avant, l’autre en arrière. Nous ne connaissons pas de Felania fossile, mais le S. -G. Felaniella apparaît dès le Paléocène (Thanétien), et il semble s’éteindre avant l'Helvétien.

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