‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 289 sur 350 · Lucina (. Loripinus ) fragilis Philippi · texte numérisé non relu

Lucina (. Loripinus ) fragilis Philippi

mut. Benoisti nov. mut. PL XXVI, fig. 63-67.

1873. Lucina globulosa Ben. Cat. Saucats, p. 51, n° 126 ( non Desh. ex

parte, parva testa).

Test très mince et fragile. Taille petite; forme d’un segment sphérique, orbiculaire sur les trois quarts de son contour, peu dissymétrique; côté antérieur un peu plus atténué que le côté postérieur; bord palléal régulièrement arqué; crochets petits, pointus, à peine prosogyres, situés presque au milieu de la longueur des valves; bord supérieur légèrement excavé en avant, plus relevé et arqué en arrière du crochet. Surface dorsale régulièrement bombée, sans aucune dépression anale, lisse et terne cependant par suite de la finesse des lignes d’accroissement. Charnière excessivement mince, édentée, quoiqu’il y ait sous le crochet de chaque valve une petite protubérance dentiforme, mais sans qu’il existe à l’opposé nue véritable fossette pour la recevoir; ligament très étroit, inséré sous le bord postéro-dorsal, aucune saillie ressemblant à une nymphe ne le supporte. Impression du muscle antérieur prolongée par une courte tige qui se rétrécit rapidement en divergeant vers le centre; impression palléale peu écartée du bord lisse; surface interne non rayonnée.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 8 mill.; diamètre umbonopalléal : 7,5 mill.

Rapp. et diff. — Celte petite et fragile coquille nous paraît distincte de L. Lecointrcæ, non seulement par sa forme plus orbiculaire, beaucoup

plus globuleuse et moins dissymétrique, complètement dépourvue de dépression du côté postérieur qui n’a aucune trace de troncature, mais encore par les petites protubérances dentiformes de son bord cardinal plus visibles que sur la plupart des échantillons de la mutation de Salles; en outre, l’impression du muscle antérieur s'amincit plus à son extrémité libre et divergente. Elle s'écarte encore bien davantage de L. fragilis qui est complètement dissymétrique, avec des crochets antérieurs, et qui est munie d’une forte dépression anale. Mais elle ressemble bien davantage aux formes éocéniques, telles que L. Conili de Raincourt, quoique cette dernière soit plus élevée; L. parnensis Desh. est encore plus symétrique, et L. sphæricula Desh. semble plus globuleuse; d’ailleurs toutes ces espèces nouvelles ou variétés locales de l’Eocène — qui se ressemblent beaucoup entre elles — diffèrent de L. Benoisti par l’absence complè'e de protubérances dentiformes sous les crochets, et à ce point de vue, l’espèce burdigalienne rappelle plutôt L. fragilis dont la forme est si différente.

Benoist la rapportait, avec un point de doute — comme jeune individu — à L. globulosa Desh. qui est une toute autre coquille L. Benoisti présente une étroite analogie avec Lacina subfragilis Dautz., de la baie de Rufîsque (A. L. S. B. LXIV, p. 195, pl. IV, fig. 13-14); les crochets paraissent toutefois un peu plus gonflés dans l’espèce du Sénégal, et la figuration ni la diagnose ne mentionnent le dentelon umbonal que nous avons signalé dans notre fossile. C’est un exemple à ajouter à ceux que nous avons déjà cités de l’affinité de la faune actuelle des côtes occidentales d’Afrique avec celle de nos terrains néogéniques de l’Aquitaine.

Localités. — Saucats (Min de Lagus), fréquente; cotypes (Pl. XXVI, fig. 63-67), coll. Cossmanri. Léognan (Coquillat), coll. Bial-Neuville . Cestas (M>n neuf), Saucats (Le Peloua), coll. de Sacy. Léognan (Carrère, Le Tliil supl‘, Bougés, Thibaudeau), coll. Peyrot. Pont-Pourquey, Mérignac (le Pontic), coll. Bial Neuville ; Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — Bui'digalien et Aquitanien.

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