Aspidopholas Branderi [Basterot]. PI. II, fîg
1825. Pholas Drancleri Bast. Mém. Bord., p. 97, pl. VII, fig. 1.
J 873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 16.
1877. — Benoist. Monogr. Tubic., p. 321, pi. XX, tig. 15-18.
1901. Aspidopholas dimidiata Dujard. in Sacco. I Moll. terz. Piem. part.
XXIX, p. 56, pl. VIII, fig. 55.
Test assez mince, surtout vers les bords, épaissi vers les crochets. Taille moyenne; forme convexe, ovoïde, médiocrement allongée, inéquilatérale. Côté antérieur acuminé quand le bâillement antérieur n’est pas obturé par la soudure de prolongements calcaires qui clôturent presque entièrement les deux valves réunies. Côté postérieur ovale, très atténué; bord palléal convexe au milieu, échancré en avant par la sinuosité du bâillement des valves libres; crochets involutes et gonflés situés au tiers antérieur de la longueur, en partie recouverts par une épaisse callosité qui se détache souvent. Surface dorsale bombée, divisée en deux parties par une rainure médiane assez large, qui part des crochets et qui aboutit au milieu du contour palléal; la région antérieure est entièrement couverte de fins plis d’accroissement, serrés et sublamelleux vers les bords, (reiliissés en avant par des stries rayonnantes et peu écartées qui deviennent peu à peu obsolètes et qui disparaissent avant la rainure médiane; région postérieure subdivisée elle-même eu deux zones par une arête rayonnante formée par la brisure des rides d’accroissement irrégulières qui ornent toute la région anale ; prolongements calcaires lisses et plus minces que le reste des valves. Charnière édentée, ne comportant qu’une apophyse interne, semblable à une tige recourbée, mais rarement conservée dans la cavité du crochet; bord cardinal excavé de part et d’autre de la saillie qu’il fait sous l’enroulement du crochet.
épaissi et retroussé par la callosité cardinale ; il forme en arrière une large surface plane, h l’extrémité de laquelle s’allonge l’impression du muscle postérieur; l’impression du muscle antérieur est peu distincte, logée dans l’extrémité acuminée; sinus palléal largement ouvert et très court.
Ecusson très grand, recourbé comme une spatule, s'emboîtant sur la commissure cardinale des valves, portant à l’intérieur une lame crépidulaire avec une petite saillie médiane qui se prolonge en arrière par une arête peu saillante. Il est rare de le trouver en place.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 19 mill.; diamètre umbonopalléal : 12 mill.; épaisseur des deux valves réunies : 11 mill.
Rapp. et diff. — Cette espèce, commune dans le Bordelais et aussi à Dax, a la plus grande analogie avec la variété helvétienne Faijollesi Defr., de rugosa Br. ( = P. climidiata Duj.); elle est cependant plus courte, plus atténuée et moins plissée en arrière, plus écliancrée surtout et mieux treillissée en avant; sa rainure médiane paraît aussi plus large. Les différences sont à peu près les mêmes avec les spécimens pliocéniques de P. rugosa, figurés dans la Monogr. de M. Sacco; cet auteur a aussi figuré sous le nom climidiata (qui est synonyme postérieur de Faijollesi ) un spécimen bivalve du Bordelais qui est identique à A. Brancleri ; ce spécimen est d’ailleurs en fort mauvais état, comparativement à celui de Mérignac que nous avons fait reproduire ici.
En ce qui concerne l’échantillon de la collection Cossmann provenant du Miocène inférieur de Kiel, mentionné comme très voisin de l’espèce de la Touraine par MM. Dollfus et Dautzenberg, il est en tous cas très différent de notre coquille du Bordelais, non seulement par son contour presque rectiligne sur l’échancrure buccale, mais encore par ses stries beaucoup plus fines et moins crénelées sur la région antérieure; enfin, la rainure dorsale est moins large que chez A. Brancleri.
Dans l’Oligocène des environs d’Etampes, il existe à Pierrefitte une espèce décrite sous le nom P. Peroni Cossm. et Lamb., qui est aussi un Aspidopholas h écusson, moins dilaté en avant; la forme des valves est plus courte et plus élevée que chez A. Branderi, la hauteur étant les deux tiers de la largeur; en outre, il existe un sillon flexueux sur la région antérieure, tandis qu’on n’en observe pas chez l’espèce burdigalienne.
A. scutata Desh , de l'Eocène supérieur, a un rostre antérieur plus acuminé, une rainure dorsale plus fine, et ses crochets sont situés plus en avant.
Localités. — Mérignac, individu bivalve et écusson (PI. II, fig. 23-24), coll. Cossmann ; Saucats (Larriey), fragments, coll. Hial de Bellerade.
— Aquîlaiilen.
Le Peloua, les deux valves séparées (fig. 19-22), coll. de Sacy ; Pessac, Canéjan, Sai n t-Paul-les-Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — Bur- «llg allen.
JOUANNETIA Des Moulins, 1828.
Coquille globuleuse, très bâillante, mais close par un callum qui déborde de la valve gauche sur la valve droite, tandis que celle-ci possède un appendice rostriforme qui manque sur la valve gauche; face externe divisée par un sillon umbonocentral ; apophyse stvloïde, courte: muscles adducteurs portés par des lames septiformes ; sinus palléal profond. G-T. : J. semicauclata Des Moul. Mioc.
Le S. -G. Triomphalia Sow. 1849 ( Pholadopsis Conr. 1849) a été séparé de Jouannetia pour Pholas globosa Q. et G., qui se distingue des formes typiques par les dentelures de l’appendice rostriforme à l’extrémité de la valve droite, ainsi que par l’absence de lames myophores à l’intérieur des valves. Nous n’avons pas à signaler ce S. -G. dans l’Aquitaine.