‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 31 sur 350 · Jouannetia semicaudata Des Moul. PI. Il, fig · texte numérisé non relu

Jouannetia semicaudata Des Moul. PI. Il, fig

1828. Jouannetia semicaudata Des Moul. Bull. Soc. Linn. Bord., t. II, p. 254,

fig. 1-13.

1835. Pholas Jouanneti Lamk. Hist. an. s. vert., éd. Desh., t. VI, p. 47.

1847. — Michli. Foss. terr. mioc. Italie sept., p. 131.

1838. Jouannetia semicaudata Pot. et Michaud. Cat. Moll. Douai, p. 270,

pl. LXIX, fig. 3-4.

1852. Pholas semicauda ( sic) d’Orb. Prod. III, p. 97, n. 1808.

1854. Jouannetia semicaudata Bronn. J^eth. geogn. VI, p. 425, pl. XXXVII,

fig. 2.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 16.

1877. — Ben. Mon. Tub., p. 319, pl. XX, fig. 6-10.

1901. — Sacco. I Moll. terz. Piem. P. XXIX, p. 54,

pl. XIII, fig. 42-45.

Test mince, surtout sur les prolongements calcaires. Taille assez grande; forme essentiellement ditférenle, selon que les

valves sont libres ou munies de leurs écussons obturateurs du bâillement; dans ce dernier cas, la coquille est sphérique et complètement close ; valves libres égales, peu inéquilatérales, hautes et étroites, bâillantes des deux côtés, aiguës au milieu du contour p a 1 1 é a I ; crochets presque médians, involutes, oppor sés, épaissis par une callosité épaisse qui se retrousse â l’intérieur; appendice caudiforme soudé au contour postérieur de la valve droite seulement, dans le plan de la commissure des valves. Surface dorsale convexe, inégalement divisée par un profond sillon rayonnant; région antérieure régulièrement ornée de lamelles d’accroissement, très serrées et finement denticulées, croisées par des plis rayonnants surtout du côté buccal, mais ces plis disparaissent avant d’atteindre le sillon; région postérieure plus étroite que l’autre, portant des lamelles plus raboteuses encore, non treillissées; une arête rayonnante, située au tiers environ, marque le changement d’inflexion de ces lamelles. Bord cardinal édenté; lame interne septiforme, soudée à la callosité umbonale et s’étendant, du côté postérieur, jusqu'au tiers de la hauteur de la valve; en outre, un épaississement rayonnant et obstusément crénelé, part de l’attache interne de la callosité umbonale et aboutit comme un bourrelet au bec palléal, en marquant la trace du sillon externe.

« Pièce accessoire soudée sur les crochets et les recouvrant; bâillement clos par un callum lisse, fragile, partagé en deux parties inégales, soudées chacune au bord antérieur d’une des valves ».

Dim. Diamètre umbono-palléal : 20 mil 1 . ; diamètre antéropostérieur : 16 mill. ; épaisseur des deux valves réunies : 1 1 mill.

Rapp. et diff. — Il parait probable que les spécimens lielvétiens du Piémont, ligures par M. Sacco, appartiennent bien à l’espèce du Bordelais; mais, dans l’IIelvétien dé la Touraine, le genre Jouannetia est représenté par une autre Section ( Triomphalia Bonneti Dollf. Dautz.), caractérisée par ses appendices multiples du côté postérieur.

Jouannetia Papiolana Vézian, du Miocène de la Catalogne, ne nous est connu qu’à l’état deunoule; nous ne pouvons donc le comparer utilement.

Dans le Messinien de A’aucluse et dans le Plaisancien de la Ligurie, on

trouve la var. urensis Fontannes, qui se distingue, d’après cet auteur, par sa taille plus forte, par son bâillement plus grand, par son écusson plus épais, s’avançant beaucoup plus en arrière sur le sommet de la coquille, par sa côte interne plus saillante, par son appendice caudiforme bordé de chaque côté d’une fine strie et plus déprimé au centre. Eu égard à la rareté des spécimens et à la polymorphie des Pholadidæ, Fontannes n’a pas osé séparer cette variété comme espèce distincte; nous croyons en tous casque c’est une mutation bien définie, propre au terrain Pliocène. On la retrouve dans l’Astien du Piémont (coll. Cossmann).

L’espèce oligocénique des environs d’Etampes (J. unguiculus Cossm. et Lamb.) se distingue par sa forme encore plus étroite, onguiculée, et par ses lamelles beaucoup plus fines, non raboteuses du côté anal.

G. Thelussoniæ de Raine, appartient vraisemblablement à la Sect. Triomphalia à cause de sa crête denticulée du côté postérieur, et d’ailleurs sa surface externe diffère beaucoup de celle de Jouannetia s. str. Il en est de même de J. Datemplei Desh., dont les appendices postérieurs ne sont toutefois pas connus. Enfin J. gouetensis Cossm., de la Loire-Inférieure, est peu convexe, ornée de lamelles écartées, avec une large dépression sur la surface dorsale; d’ailleurs on ne connaît pas ses appendices caudiformes.

Localités. — Mérignac, plésiotypes (PL II, fig. 25-29) , coll. Cossmann; Mérignac (Baour inférieur), coll. Nadal, Peyrot, commun ; Saucats (Lariey), Moras. — AquitanSen.

Mérignac (Baour supérieur), Le Peloua, coll. de Sacy; Canéjan, coll. Degrange-Touzin. — fiturdignlien.

Fam. TEREDIDÆ Scacchi em.

Coquille très petite à l’extrémité d’un tube advenlif, sans pièces accessoires; pas de charnière; longue apophyse courbée, sortant de la cavité des crochets; palelles siphonales, enchâssées dans les parties molles.

On orthographie généralement Teredinidæ, ce qui s’appliquerait à Teredina, alors que ce dernier est précisément d’une autre Famille : nous avons rectifié la dénomination en conséquence.

TEREDO (Sellius, 1732) Linné, 1758.

Les diverses Sections proposées sont exclusivement fondées sur les différences des palettes; comme on ne trouve généralement que les tubes à l’état fossile, ou quelques rares valves, sans les palettes en place, nous sommes hors d’état d’appliquer ces Sections à nos fossiles; nous rapportons donc ceux-ci à Teredo s. str. dont le génotype est T. navalis. Lin.

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