Myrtea spinifera [Montagu]. PI. XXVIII, fig
1803. Venus spinifera Mtg. Test brit. , p. 577, pl. XVII, fig. 1.
1822. Myrtea spinifera Turton. Dithyra brit., p. 133.
1837. Lucina hiatelloides Duj. Mém. Tour., p. 259 (non Bast.).
1847. — Mich Mioc. Italie sept., p. 116, pl. IV, fig. 11.
1853. Lucina spinifera Forb. et Hanley. Brit. Moll., II, p. 49, pl. 35, fig. 1.
1865. — Hœrnes. Tert. Beck.Wien, II, p. 236, pl. 33, fig. 8.
1882. — Font. Plioc. Rhône, II, p. 111, pl, VI, fig. 23- 21 .
1886. Myrthea spinifera Dollf. Dautz Etude prél. Tour., p. 6.
1897. Lucina hiatelloides Raulin. Stat. géol. Landes, p. 340.
1901. Myrtea spinifera Sacco. I Moll. terz. Piem , XXIX, p. 93 pl. XXI,
fig. 8-10.
1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 22.
1909. — Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 245, pl. XVI,
fig. 18-27.
1909. — Cerulli-lrelli. F. mal. Mar., p. 164, pl. 29, fig. 25-32.
Test peu épais. Taille assez petite; forme plus aplatie sur la valve droite, transverse, un peu inéquilatérale; côté antérieur à peine plus court que le côté postérieur, tous deux subtronqués verticalement; bord palléal arqué; crochets petits, pointus, légèrement saillants, situés un peu en avant de la ligne médiane; bord supérieur faiblement excavé en avant du crochet, déclive et rectiligne en arrière, faisant un angle plus ou moins arrondi avec les troncatures anale et buccale. Lunule creuse, lisse, lancéolée, plus large sur la valve gauche; cor-
selet aplati, caréné, lisse, moitié plus long que la lunule, plus large aussi sur la valve gauche; surface dorsale à peine bombée au milieu, déprimée de part et d’autre, mais les dépressions ne sont pas limitées avec précision; ornementation très variable, composée de lamelles concentriques plus ou moins serrées, plus ou moins régulières, qui forment en tous cas des aspérités épineuses sur la carène du corselet; elles s’effacent presque totalement chez certains individus.
Charnière assez étroite, à contour inférieur coudé sous le crochet : 3 petite et trigone au milieu; pas de branche antérieure; A 1 et P 1 très saillantes, inéquidistantes, juxtaposées à de profondes fossettes; 2 obliquement incurvée contre le bord, ii, peu saillante, de l’autre côté de la fossette; A II et 1* II très peu proéminentes; nymphe étroite, assez proéminente, contiguë à une aire ligamentaire réduite à une longue rainure contre le crochet.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 12 mi 11.; diamètre umbonopalléal : 9 mill.
Rapp. et diff. — Cette coquille est une des plus variables que nous ayons à signaler, de sorte qu’il est presque impossible de distinguer avec précision les différentes formes qui se trouvent, la plupart du temps, dans les mêmes gisements, et entre lesquelles on peut établir des transitions graduelles, si l’on dispose d’un nombre de valves suffisant. Mais toutes ces formes ont un caractère commun, c’est le peu de largeur de la lunule et du corselet; on peut ajouter que la forme est généralement transverse, quoique — parmi les deux plésiotypes de Saubrigues que nous faisons figurer — il y en ait un certainement plus court que l’autre. Comme on l'a vu dans la diagnose générique, l’espèce est inéquivalve, de sorte que la lunule et le corselet sont plus étroits et plus resserrés sur la valve droite que sur la valve gauche.
Dans ces conditions, de toutes les variétés qu’a nommées M. Sacco, nous n’en retrouvons aucune, mais nous séparons au contraire la mutation hiatelloides Bast. qu’il réunissait au type. Il y a lieu de remarquer toutefois que les spécimens de Saubrigues que nous faisons figurer atteignent une taille supérieure à celle des échantillons des autres provenances que nous avons sous les yeux(coll. Cossmann) : Monte-Pellegrino(Pleistocène) ; Monte-Mario, Cannes, Oued-Nador (Astien); Biot, Sienne, Sidi Moussa (Plaisancien); St-Ariès (Messinien) ; seuls les spécimens de l’Helvétien
du Piémont (col 1 . Cossmann) que M. Sacco a séparés sous le nom distinct taurina ainsi que la variété tauromagna Sacco, ont une forme plus arrondie, plus haute et une taille plus que double ; ils manquent en Aquitaine.
Localités. — Saubrigues, peu rare ; plésiotypes (PI. XXVIII, fig. 16-19), coll. Dumas; col 1 . Ki al de Bellerade; coll. Degrange-Touzin ; St-Jean-de- Marsacq, coll. Degrange-Touzin. — Toi*toitîen.
Baudignan, St-Martin-de-Hinx, coll. Degrange-Touzin. — Helvétien.