Degrangia Fischeri (Mayer em.). PI. III, fig
et PI. IV, fig. 19.
1861. Panopæa Fischerina Mayer. Journ. Conch., IX, p. 366, pl. XV, fig. 11.
1870. Panopæa Fischeri Mayer. Cat. Mus. Zurich, pp. 24, 39.
1873. Panopæa Fischerina Benoist. Cat. Saucats, p. 20, n° 15.
Test mince et fragile. Taille moyenne, forme ovale-transverse, médiocrement convexe, subéquilatérale, légèrement bâillante à C. et P. 17
ses deux extrémités; côté antérieur régulièrement ovale, un peu plus court que le côté postérieur qui est obliquement tronqué, quoique non rectiligne à son extrémité; bord palléal régulièrement arqué, se raccordant en courbe avec les contours latéraux; crochets petits, pointus, peu saillants, opposés, situés à peu près aux trois septièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur un peu convexe en avant, plus déclive en arrière du crochet, abstraction faite de la saillie de la nymphe. Surface dorsale non brillante, peu bombée, ornée de plis irréguliers d’accroissement, déprimée sur la région anale où les plis deviennent un peu rugueux vers les bords des valves. Charnière conforme à la formule indiquée dans la diagnose générique : les branches 3a et 3* sont très petites et aplaties, 3a adhérente au bord antéro-supérieur, 3* plus oblique et simplement séparée de la nymphe par un sillon rainuré ; entre elles est un intervalle trigone destiné à loger 2 qui forme une lamelle mince, directement issue de la cavité umbonale et légèrement oblique vers l’arrière; nvmpbe aplatie, formant un long triangle squalène dont l’extrémité postérieure se dresse abrupte au-dessus du bord supéro-postérieur. Impressions musculaires situées très haut et très inégales, l’antérieure étroitement allongée, la postérieure ovale; sinus grand, ovale, dépassant l’aplomb du crochet, se raccordant à l’impression palléale par une languette confluente sur toute son étendue.
Dim. Diamètre antéro-postérieur : 27 mill. ; diamètre umbonopa 1 léal : 15 mill.
Rapp. et diff. — Le classement de cette espèce dans un Genre nouveau, complètement distinct de Glycymeris par sa charnière, nous dispense d’insister sur les motifs pour lesquels on ne peut même pas supposer que ce soit un jeune spécimen de G. Menardi ; d’ailleurs la forme et la minceur des valves, la saillie de la nymphe, le contour du sinus sont autant de différences capitales qui écartent cette hypothèse a priori. Ce quia étéexposé ci-dessus à propos du classement de Degrangia rend également inutile toute comparaison de l’espèce de Mayer avec Psammobia, Soletellina ou Gari dont la rapprocheraient seulement sa nymphe saillante et son sinus confluent.
Localités. — Saucats, néotypes (PI. III, fig. 36 et 38-39) ; deux autres
valves de plus grande taille, mais douteuses (fig. 37 et pl. VI, fig. 19), coll. Beshayés,à l’Ecole des Mines; rare à la carrière Giraudeau, d’après Benoist.
— Burdlgallcn.
SAXICAVIDÆ Gray.
Coquille polymorphe, épaisse, très inéquilatérale, perforante ou fixée aux anfractuosités; charnière munie d’une dent 3 et d'une dent 2, la première parfois dédoublée, s’oblitérant chez les individus gérontiques; ligament externe, posé sur une nymphe peu saillante, séparée du bord par une rainure ; impression palléale sinueuse.
Cette Famille doit être séparée des Ghjcymeridæ, parce que l’animal de Saxicava a une existence très différente de celui des Panopées ; la charnière présente aussi des différences qu’il est aisé de constater au premier abord, les dents sont plus détachées du bord et présentent déjà une tendance à l’emboîtement au lieu d’une simple juxtaposition.
Outre le Genre Saxicava, représenté dans l’Aquitaine, la Famille comprend : Saxicavella Fischer, avec lequel on a souvent confondu une coquille bordelaise qui est en réalité un Anisodonta bien typique ; puis, Panomya et Paramya qui n’existent pas dans notre Miocène.
SAXICAVA Fleuriau, 1802.
Coquille très irrégulière, byssifèrc et bâillante en arrière; crochets antérieurs; surface rugueuse ou épineuse. G. -T. : Mya arctica Linné. — Viv.
On a proposé beaucoup de noms génériques pour des déformations individuelles de la même espèce; il n’y a en réalité qu’un seul Genre polymorphe auquel nous rapportons l’unique espèce ci-après.