‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 73 sur 350 · Ensis cf. Roliei [Hoenies]. PI. IV, fig · texte numérisé non relu

Ensis cf. Roliei [Hoenies]. PI. IV, fig

1832. Solen ensis Des Moulins. Act. Soc. Linn. Bord., V, p. 114 ( non L.).

1839. Solen Roliei Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 15, pl. I, fig. 14.

•1862. Ensis Roliei Nyst. Edeghem, p. 18.

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 18, n° 10.

1877. Ensis Basteroti Benoist. Monogr. Solén., p. 328, pl. XXII, fig. 4 sol.

1894. Ensis Roliei Degrange-Touzin. Etude prél. coq. foss. Orthez, Act.

Soc. Lin. Bord., vol. XLVII, p. 416.

1901. — Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 5.

1902. — Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 65, pl. I, fig. 35-38.

Fragments minces et fragiles. Taille assez petite; forme étroite, oblongue, déprimée ou peu convexe, un peu arquée dans sa longueur; extrémité antérieure très courte, peu arrondie, sublronquée, non séparée par une dépression du reste de la surface qui est lisse et brillante, avec quelques stries d’accroissement peu marquées et incurvées; crochets petits, à peine saillants sur le contour, situés à peu près à l’extrémité antérieure, de sorte que la partie anale des valves en forme presque la longueur totale. Charnière peu développée, peu proéminente, comportant 3a, 2a, 4a, cette dernière très courte; mais 3* est totalement confondue avec la nymphe. Branche antérieure de l’impression musculaire, verticale sous le crochet, de sorte que les deux branches ne font pas un angle aigu.

Rapp. et diff. — Il y a deux caractères constants, par lesquels la coquille ci-dessus décrite se distingue de la var. minor de l’espèce actuelle (S. ensis ) : d'abord elle est beaucoup plus aplatie, de sorte qu’elle semble moins bâillante et moins tronquée en avant que l’espèce linnéenne; ensuite l’impression musculaire de notre fossile a sa branche antérieure plus verticale et limitée par un épaississement qu’on n’observe pas chez les spécimens vivants que nous avons comparés; quant à la charnière, elle est identique chez les deux espèces; il n’y a rien à dire de la forme plus ou moins arquée des valves, attendu que nos fragments fossiles ne comportent qu’une longueur tellement restreinte de la valve, qu’ils paraissent presque rectilignes; les tentatives de l'estauration que Benoist a faites sur ses figures ne permettent pas de faire une comparaison sérieuse à ce point de vue.

La séparation du fossile et de l’espèce actuelle étant bien confirmée, il reste à établir s’il y a lieu de donner aux spécimens de l’Aquitaine (niveau Helvétien) le nom Basteroti, Benoist, ou le nom Rollei Hœrn., comme l’ont fait MM. Dollfus et Dautzenberg pour les échantillons de la Touraine.

Malheureusement, il ne nous a pas été possible de retrouver les types originaux de Benoist dans sa collection, et nous sommes réduits à quelques rares fragments provenant de l’Helvétien, élimination faite de ceux du Burdigalien qui, comme on le verra ci-après, représentent une espèce bien distincte; or il se trouve précisément que ces fragments ressemblent plus à la figure publiée par Hœrnes qu’aux spécimens de Touraine auxquels nous les avons minutieusement comparés et qui sont coupés plus carrément à leur extrémité antérieure; de sorte que nous préférons les rapporter à l’espèce du Bassin de Vienne plutôt que les désigner sous le nom Basteroti comme Benoist l’avait fait à tort dans sa seconde publication, revenant sur l’identification proposée dans son premier Catalogue. S’il y avait une séparation à faire, ce serait plutôt pour les spécimens de la Touraine qui sont encore moins arrondis sur leur contour buccal.

Quant aux Ensis du Scaldisien d’Anvers et du Crag d’Angleterre, d’après la comparaison des échantillons que possède l’un de nous, ils paraissent identiques à l’espèce actuelle, ce qui rendrait inutile la dénomination subensis proposée par d’Orligny dans son Prodrome, et ce qui les sépare de notre E. Rollei.

Localités. — Salles (Le Minoy), rare (PI. IV, fig. 12-14), coll. Duvergier; Saucats (La Sime), coll. Bial de Bellerade; Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. — Ilolvctlcn.

08. Ensis Degrangei nov. sp. PI. IV, fig. 18-19 et 6-7, 9-1 1 .

1877. Ensis Rollei Benoist. Monogr. Solén., p. 328, pl. XXII, lig. 5-6 ( non

Hœrn.).

Fragments à lest mince. Taille au-dessous de la moyenne; forme étroite, arquée, très déprimée, inéquilatérale; côté antérieur court, ovale, dépourvu de sillon rayonnant; côté postérieur formant presque toute la longueur de la valve, tronqué à son extrémité. Charnière comportant : sur la valve droite, 3a mince et pointue, séparée d’une petite protubérance antérieure par une fossette peu profonde; sur la valve gauche, 2a et 4,t semblables à une paire de tenailles, séparées par un intervalle très étroit et destiné à loger 3a ; nymphes allongées parallèlement au bord cardinal, lamelleuses et très saillantes, avec lesquelles se confondent presque les lamelles 3é, 2A, 4*, dont il a été question ci-dessus dans la diagnose générique. Impression musculaire antérieure, formée de deux branches en équerre ou en forme de marteau, la branche antérieure oblique sous le crochet et séparée de la région buccale par un épaississement obsolète, la branche postérieure non parallèle au contour supérieur et s’étendant jusqu’au tiers de la longueur de chaque valve.

Rapp. et diff. — Elimination faite des spécimens lielvétiens que Benoist avait séparés sous le nom Basteroti et qui sont — comme on l'a vu ci-dessus — plutôt voisins d E. Rollei, il reste, dans le Burdigalien et dans l’Aquitanien, de petits Ensis qui ne nous paraissent pas pouvoir être confondus avec la forme lielvétienne : en effet, leur extrémité antérieure, au lieu d’être subtronquée et légèrement arquée comme celle d’E. Rollei, est ovale et elle dépasse notablement l’aplomb du crochet qui — par suite — n’est pas aussi terminal; en outre, les valves sont encore plus aplaties que celles des spécimens hëlvétiens et, h ce point de vue, elles s’écartent encore davantage de celles d'Ensis ensis ; d’autre part, la branche antérieure de l’impression musculaire buccale est moins verticale sous le crochet, de sorte que les deux branches ne sont pas du tout orthogonales. Ces différences sont constantes et la première surtout a une grande importance dans le G. Ensis-, aussi n’hésitons-nous pas à proposer une nouvelle déno- C. et P. 20

— loi

mination pour la forme burdigalienne, tout en regrettant que la preuve de la confusion faite par Benoist ne puisse pas être clairement établie par la comparaison des originaux qui ont disparu et qu’il faille éliminer, pour l’espèce burdigalienne, le nom Basteroti qu’il a appliqué à la forme lielvétienne dont l’identité est plus douteuse; mais les règles de nomenclature ne nous permettent pas de reprendre Basteroti pour la mutation du Burdigalien, sous peine de confusion.

Localités. — Léognan (Coquillat), un fragment de valve droite (PI. IV, tig. 6-7), coll. Degrange-Touzin ; Saucats (Lagus), autre fragment (fig. 18-19), coll. Cossmann ; nombreux débris (fig. 9-11), coll. Bial de Bellerade; Pont- Pourquey, coll. Degrange-Touzin. — Surdigalflen.

Léognan (le Thil), coll. Bial de Bellerade. — Aquitanien.

PIIARUS Leach, in Gray, 1840.

(= Polia d’Orb., 1843; = Ceratisolen Forb. et Ilanl., 1848).

Coquille très mince, comprimée, subéquilatérale; crochets non saillants; charnière voisine de celle à'Ensis, comportant : sur la valve droite, une dent en équerre, dont la branche 3a fait une saillie perpendiculaire au bord sous le crochet, tandis que la branche 3*, plus longue, s’aligne le long de la nymphe; sur la valve gauche, une dent assez épaisse (2 a 2b), saillant un peu obliquement sous le crochet, et coiffée par la dent 3a 3* ; ses deux branches sont peu écartées, quoiqu’elles divergent presque orthogonalement; en outre, le long de la nymphe de la valve gauche est une dent 4 b, formant avec 2* une sorte de tenaille étroite qui enserre 3*, tandis que 3a vient se loger dans une assez large fossette comprise entre 2a et un renflement du bord cardinal qui représente la branche 4a de la seconde dent 4; du côté antérieur, le bord cardinal — qui est nul en arrière sous la nymphe — forme un épaississement allongé sur lequel s’étend très obliquement une arête comparable à une lamelle dentaire. Clavicules internes de renforcement divergentes à l’intérieur des valves et rayonnant du crochet. Impression de l’adducteur anlé-

Fig. 14. — Charnière de Pharus legumen [LJ.

rieur des valves horizontale, étroite, très rapprochée des dents cardinales; impression postérieure très éloignée; une petite impression pédieuse sous la charnière; sinus palléal bien marqué; impression palléale non parallèle au bord et assez écartée de lui. G. -T. : Solen legumen L. — Yiv.

Le nom Pharus a la priorité sur Polia et sur Ceratisolen ; d’ailleurs Polia était préemployé, dès 1816, pour un Lépidoptère (Oclisenh.). La même dénomination Pharus a été postérieurement appliquée à des Genres de Coléoptères et d’ Arachnides.

Ce Genre tout particulier a une charnière intermédiaire entre celle d 'Ensis et celle de Solenocurtus : les dents sont en même nombre que celles d 'Ensis, mais les lamelles a sont beaucoup plus courtes; elles sont aussi petites que celles de Solenocurtus, mais il y en a une en plus (4 a 4 a.) Le test est aussi mince que celui d 'Ensis, mais la forme est subéquilatérale comme celle de Solenocurtus. Enfin les clavicules et les impressions musculaires représentent le maximum de la complication de ce qu’on peut observer chez les Cultellinæ. La fossilisation ayant généralement pour effet d’empâter les productions dentiformes de la charnière, on conçoit que cette charnière ait été l’objet de variations très discordantes dans les diagnoses des auteurs qui ont décrit les espèces fossiles de Pharus. Desmoulins n’a pas observé les lamelles 3 a 4 a qui sont adhérentes à la nymphe; Benoist y a signalé des tubercules qui ne sont que le résultat de la soudure accidentelle de plusieurs productions entre elles; sur un spécimen de Pharus saucatsensis que l’on verra figurer ci-après, le même fait de soudure donne à la charnière de la valve gauche un aspect de crête amorphe qui comprend à la fois 2a, 4a, sans qu’on y distingue les séparations fondamentales qui ressortent si clairement dans le schéma reproduit ci-dessus d’après les deux valves d’un individu actuel de Pharus legumen.

Le Genre Pharus apparaît pour la première fois dans le Miocène : il a été précédé, dans l’Eocène et l’Oligocène, par le G. Ensiculus, beaucoup plus inéquilatéral d’ailleurs, mais dont la charnière est très voisine, et qui porte également une clavicule interne et oblique.

G9. Pharus saucatsensis [Des Moul.]. PI. IV, fig. 15-16

et 20.

1823. Solen legumen Bast. Mém. env. Bordeaux, p. 97 ( non Linné).

1832. Solecurtoides legumen Des Moul. Note sur le G. Solen, p. 109.

1838. Solen legumen Grat. Cat. zool. Gir., p. 68.

1852. Polia legumen d’Orb. Prod., III, p. 179, 27e ét., n° 284.

1833. Ceratisolen legumen Mayer. Verz. Schw. Mol., p. 78.

1839. Polia legumen Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 17, pi. I, fig. 13.

1871. Polia saucatsenxis Des Moul. Notes sur le G. Polia, p. 39, fig. 1-6.

1877. — Monogr. Solén., p. 327, pl. XVII, fig. 1-3.

1900. Pharus Benoisti Ivolas et Peyrot. Contrit». Tour., p. 103, pl. III,

fig. 18.

1902. Pharus saucatsensis Dollf. Dautz. Conclu Mioc. Loire, p. 66, fig. 29.

Test très mince et fragile, sauf vers la charnière. Taille assez grande ; forme oblongue, très déprimée, équivalve, inéquilatérale; côté postérieur deux fois plus allongé que l’autre, arrondi; côté antérieur plus atténué, quoique ovale; bord palléal presque rectiligne, non sinueux; bord supérieur à peine convexe de part et d’autre des crochets qui ne font pas la moindre saillie, qui sont minuscules, opposés ou à peine prosogyres, aux deux tiers de la longueur, du côté antérieur. Surface dorsale très faiblement bombée, lisse et brillante, mais néanmoins marquée de stries d’accroissement peu régulières, et obscurément rayonnée quand on la fait miroiter.

Charnière de la valve gauche composée d’une crête saillante en éventail, subdivisée en trois dents bifides ou rainurées, les deux antérieures bien nettement séparées, tandis que la troisième en arrière est moins nette et plus enfoncée en contrebas des deux autres; en outre, cette troisième dent est trilobée; charnière de la valve droite composée de deux dents pointues, très divergentes, l’antérieure dressée sur le crochet, l’autre s’allongeant contre le bord et contiguë à la nymphe qui est très étroite, très allongée, non proéminente.

Clavicule ou « barre » interne se détachant dans le prolongement de la charnière, du côté antérieur, et s’atténuant sans atteindre le bord de la valve; une autre côte interne et plus obsolète descend obliquement de la cavité du crochet vers le côté postérieur.

Trois impressions musculaires : une buccale, en forme de ruban, limitée par la barre cardinale; une anale, petite, triangulaire, située à côté du sinus qui est large et trigone; la troisième sous

les crochets, contre l’épaississement de la charnière. Impression palléale non parallèle du hord.

Dim. Longueur : 75 mill. ; largeur : 18 mill.; épaisseur : 5 à 6 mill.

Rapp. et diff. — Cette espèce a été décrite, avec un grand luxe de détails, en 14 ou 15 pages, par des Moulins qui a nettement précisé les caractères différentiels entre le fossile burdigalien et la coquille des mers actuelles, Solen legumen Lin., avec laquelle on l’avait confondue jusqu’en 1891. Cet auteur a surtout insisté sur les côtes ou barres internes (clavicules) dont on constate l’existence à l’intérieur des valves, et auxquelles il a attaché, non sans raison, une grande importance au point de vue générique : il y en a deux divergentes, dans le G. Pharus, ainsi que nous l’avons brièvement résumé dans notre diagnose ci-dessus; or la côte cardinale ou antérieure se détache en courbe chez le fossile, tandis qu’elle est rectiligne chez P. legumen ; en outre, la côte postérieure est moins oblique et plus robuste chez ce dernier que chez P. saucatsensis (1).

Mais les différences ne se bornent pas à ce seul caractère : le fossile burdigalien est plus large et moins étroitement allongé que la coquille vivante, d’après les mesures vérifiées sur un certain nombre d’échantillons de cette dernière; d’autre part, le crochet de P. saucatsensis est situé sensiblement plus en avant que chez P. legumen] enfin l’inégalité des deux extrémités est plus apparente chez ce dernier, dont le côté antérieur s’atténue bien davantage, sans que le contour palléal montre la sinuosité qu’indique la figure publiée par des Moulins pour son espèce ; il est vrai que nous n’avons pas constaté cette sinuosité du contour palléal chez le néotype très intact dont nous faisons reproduire la vue dorsale.

Au-dessus du Burdigalien, P. saucatsensis paraît avoir vécu dans l’Helvétien de la Touraine, d’après MM. Dollfus et Dautzenberg qui en ont fait figurer un fragment provenant de Ferrière l’Arçon ; malgré l’état défectueux de ce spécimen, il paraît à peu près certain, d’après la figure, que ce n’est pas un P. legumen, et très probable que c’est la même forme que celle du Burdigalien.

Il y a toutes réserves à faire en ce qui concerne les citations faites dans la Molasse de Suisse et dans le Bassin de Vienne; en effet, les échantillons de Suisse sont à l’état de moules internes et des Moulins pensait — sans l’affirmer toutefois — que la figure de l’ouvrage de Hœrnes avait été copiée sur un spécimen des mers actuelles.

(i) Signalons, en passant, que des Moulins a dénommé \alve droite celle que nous considérons, suivant les règles universellement admises, comme la valve gauche, et inversement.

Dans le Pliocène, si l’on se reporte à la Monographie de M. Sacco, ce serait une mutation intermédiaire que l’on rencontrerait (var. pliomagna Sacco), deux fois plus longue et un peu plus étroite que P. saucatsensis, mais surtout avec les crochets situés plus au milieu des valves, l’extrémité antérieure étant cependant moins atténuée que celle de P. legumen. Les côtes internes de cette variété ne paraissent, d’après la fig. 17 (PI. IV), avoir aucune analogie avec celles de P. saucatsensis, l’antérieure est rectiligne et rapprochée du bord cardinal, exactement comme chez la coquille vivante.

En résumé, la séparation paraît se faire, d’une manière très nette, à la fin de l’époque miocénique.

Localités. — Cestas, une valve complète (PI. IV, fig. 20), col 1. Neuville; une autre valve gauche montrant la charnière (fig. 15), coll. de Sacy. Pont- Pourquey, un fragment de valve droite, montrant la charnière (fig. 16), coll. Bial de Bellerade, coll. Degrange-Touzin; Saucats (Moulin de l’Eglise, le Peloua), coll. Cossmann. — ISiirriligalien.

Salles (Largileyre), un fragment de charnière, coll. du Laboratoire de géologie de la Sorbonne. — SSelvéiiefii.

SOLENOCURTUS Blainv. em. 1824.

Coquille assez solide, presque équilatérale, oblongue, arrondie et bâillante à ses deux extrémités; crochets peu saillants; bords supérieur et palléal presque parallèles ; charnière composée : sur la valve droite, d’une dent dédoublée en chevron peu ouvert, 3a 3* ; sur la

Fig. 15. — Charnière de Solenocurtus, d’après M. Douvillé.

valve gauche, de deux dents divergentes 2 et 4*, cette dernière contiguë à la nymphe qui est assez longue et saillante, bien découpée à son extrémité libre; impressions du pied confluentes avec celles des adducteurs des valves; une impression rayonnante sur les crochets. G. -T. : Solen rcidiatus Linné. — Viv.

Fischer a désigné, dans son Manuel, S. strigilatus comme génotype d’une Section Macha (Oken, 1815) qui serait caractérisée par des stries obliques et divergentes; si l’on admettait — au pied de la lettre — la règle d’élimination, il faudrait alors conserver Solenocurtus s. s. pour les formes simplement ornées de stries concentriques, auxquelles il a précisément

appliqué le nom Azor Leach (in Gray, 1847); en effet, Blai n ville a compris dans son Genre Solecurtus les trois espèces S. radiatus, S. strigilatus, S. antiquatus, dont les deux premières ne peuvent guère être séparées dans deux Sections différentes. Cependant, pour ne pas bouleverser les habitudes acquises, on peut à la rigueur appliquer Solenocurtus à S. radiatus, Mâcha à S. strigilatus, et Azor à S. antiquatus.

Quant aux Sous-Genres Tagelus et Novaculina, qui n’ont pas été signalés à l’état fossile, nous n’avons pas à en discuter ici la valeur.

Solenocurtus a fait son apparition dès la fin du système crétacique; on en rencontre dans l’Eocène et l’Oligocène, et il est largement représenté pendant toute la période néogénique par les deux Sections précitées.

M. Douvillé ( loc . cit., p. 100), à qui nous empruntons la définition ci-dessus de la charnière de ce Genre, l’a fait dériver de celle des Panopées, avec addition de lames supplémentaires; mais tandis que les deux productions de la valve droite appartiennent à une même dent 3, celles de la valve gauche constituent, pour lui, deux dents distinctes2et 4, la première représentée par une seule lame, l’autre formant la lame postérieure d’une dent en chevron dont la lame antérieure se serait atrophiée.

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