‹ Conclusion sur les lois des Douze Tables, contenant 1°. Un examen de quelques points généraux; 2°. Tous les fragmens qui nous ont été conservés, et tels que les savans en ont proposé les textes, avec la preuve de chacum d'eux, et des explications sur les lois qui en sont susceptibles;Chapitre 27 sur 78 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

moment attribues aux Douze Tables par les auteurs anciens, et rejette toute preuve équivoque ou imparfaite (i). Le second livre a pour objet l'histoire etl'éloge,des Douze Tables. Il y laisse parler les auteurs grecs et latins ; il se contente de nous transmettre tout ce qu'ils en ont dit , et de copier fidèlement leurs passages. Le troisième livre est employé à nous donner toutes les preuves, non seulement de tous les textes , mais encore de la place que chacun d'eux doit occuper; et l'écrivain se contente encore ici de copier ces preuves sans entrer dans aucune discussion ; seulement il redresse, dans les passages qu'il rapporte , les phrases et les mots qu'il croit avoir été altérés par les copistes. Il nous donne , dans le quatrième livre , les fragmens des anciens interprètes qui ont traité des Douze Tables. Le cinquième contient des notes courtes , mais lumineuses , dans lesquelles notre savant auteur interprète chaque disposition, et réfute en peu de mots les erreurs de ceux qui l'ont précédé ; et , pour que rien ne manque à cet utile ouvrage, il est terminé par un vocabulaire qui nous explique

(1) A l'exception de quatre ou cinq textes seulement.

5o CONCLUSION SUR LES XII TABLKS.

chacun des vieux mots latins que les décemvirs et notre Hermodore (i) ont cmploye's.

Ce précieux travail commence par une préface où l'auteur nous donne les raisons qui l'ont porté à rejeter les textes qui avaient été proposés avant lui, et à en introduire de nouveaux qu'on n'avait point découverts jusquelà. U nous explique comment des fragmens de textes doivent leur être enlevés cttra nsportés à d'autres. Il les restitue dans leur intégrité , nous développe la méthode et la distribution des décemvirs, et prouve quechaqueTable était divisée en plusieurs chapitres.

Everard Otton , dans une savante préface (2) qu'il a jointe à l'ouvrage de J. Godefroi (3), supplée au silence de cet auteur sur quelques points de controverse qui avaient été précédemment agités, et paie, en ces termes, à notre savant interprète le tribut d'éloges qui lui est dû : Quis (enim) si non à lilteris omninb aliénas, venerandum ignorai J. Goihofredi

(1) Il est certain que Jacques Godefroi nous a rendu le même service que Hermodore rendit autrefois aux Romains.

(2) M. Bouchaud , comme il nous l'apprend lui-même , ne la pas jugée indigne d'être en partie reproduite sous sa plume.

(5) Fontes quatuor juris civilis. Elle commence le troisième Tolume du Thésaurus juris romani rariora opuscula continent

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