SUR LA PREMIÈRE PARTIE
(a) Ce fut un homme bien étonnant; pen estimé dan» les armées , à Rome il était craint et respecté. Il fut moins illustre par le consulat que par ses autres magistratures. S'il se présentait à la tête des troupes , il était presque baffoué , et on le renvoyait à Rome exercer la préture. Les mêmes hommes tremblaient devant son tribunal s'ils avaient commis une injustice , et en approchaient avec confiance si leur conscience était tranquille. Il fit faire de grands progrès aux lettres et à la jurisprudence : il fit construire un aqueduc , et cette belle route qui , de son nom , fut appelée la voie appienne ; et le trait le plus extraordinaire de sa vie , ce fut le courage et même l'obstination avec lesquels il sut doubler le tems de sa censure , malgré la vive opposition du sénat et du peuple.
(b) La première des autorités qu'il invoque est celle de Valère Maxime , dont il rapporte ce passage : Jus civile per multa sœcula inter sacra ceremoniasque deorum immortalium , solisque pontificibus notum , Cn. Flavius , libertino pâtre genitus , et scriba , cum ingenti nobilitatis.