‹ Conclusion sur les lois des Douze Tables, contenant 1°. Un examen de quelques points généraux; 2°. Tous les fragmens qui nous ont été conservés, et tels que les savans en ont proposé les textes, avec la preuve de chacum d'eux, et des explications sur les lois qui en sont susceptibles;Chapitre 55 sur 78 · II. A l'exemple de Jacques Godefroi et de Pothicr y · texte numérisé non relu

II. A l'exemple de Jacques Godefroi et de Pothicr y

(0 C est le seutimeut d'IIoffman.

l36 CONCLUSION SUR LES XII TABLES.

je n'ai puisé que six chefs dans ce chapitre d'AuIu- Gelle ; M. Bouchaud en ajoute un autre , qu'il place entre le cinquième et le sixième , et qu'il rend ainsi , d'après l'orthographe qu'il a cru devoir adopter : Postidea. de. capited. adictei. poinas. sumitod. aut. sei. volet, uls. Tiberim. perecre. venom. datod. Il a sans doute fait cette addition sur la foi de Rcvard, qui a proposé ce nouveau texte : Tertiis nundinis capito pœna aut trans Tiberim venum ito. Ce qui enlève à la loi suivante , qui est la dernière , la seconde partie de cette disposition , et donne au créancier qui est seul , et non pas à plusieurs créanciers réunis , la faculté de vendre le débiteur.

Je crois que c'est une erreur et une fausse interprétation d'Aulu-Gelle. Il est vrai qu'après ces mots , qui forment le texte primitif, tertiis nundinis parteis secanto , si plus minusve secuerunt sine fraude esto , il n'ajoute point la faculté de vendre le débiteur au delà du Tibre ; ce qui semblerait rentrer dans le système de M. Bouchaud ; mais il faut lire le passage tout entier pour en pénétrer le sens. Dans le texte des cinq premières dispositions , et jusqu'à l'exposition dans le comice , on emploie le pluriel en parlant du débiteur , et le singulier seulement lorsqu'il est question de créancier; puis, arrivant à la dernière disposition, on parle de plusieurs créanciers et d'un seul débiteur : Capite pœnas dabant , aut trans Tiberim peregre venum ibant. Pourquoi ce changement de tems du singulier au pluriel , si ce n'est que la loi ne donne la faculté dont il

s'agit qu'à plusieurs créanciers réunis ? Ce n'est , cependant que dans ce dernier passage qu'on a pu puiser cette loi qu'on ajoute ; aussi a-t-on été obligé de changer le teras des verbes. M. Bouchaud a mis sumito pour sumunto , volet pour volent , dato pour danto; et Revard a employé ito pour eunto. Mais il me semble qu'on ne peut arbitrairement changer le tems d'un verbe , quand le sens d'une loi en dépend.

m. En général , le texte d'Aulu-Gelle a été l'objet de grandes discussions entre les savans , lesquels ont proposé des leçons différentes ; mais la diversité de ces leçons n'a rien d'essentiel ici , et n'influe point sur les réflexions que je viens de présenter.

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TABLE quatrième.

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