II. A l'exemple de Jacques Godefroi et de Pothicr y
(0 C est le seutimeut d'IIoffman.
l36 CONCLUSION SUR LES XII TABLES.
je n'ai puisé que six chefs dans ce chapitre d'AuIu- Gelle ; M. Bouchaud en ajoute un autre , qu'il place entre le cinquième et le sixième , et qu'il rend ainsi , d'après l'orthographe qu'il a cru devoir adopter : Postidea. de. capited. adictei. poinas. sumitod. aut. sei. volet, uls. Tiberim. perecre. venom. datod. Il a sans doute fait cette addition sur la foi de Rcvard, qui a proposé ce nouveau texte : Tertiis nundinis capito pœna aut trans Tiberim venum ito. Ce qui enlève à la loi suivante , qui est la dernière , la seconde partie de cette disposition , et donne au créancier qui est seul , et non pas à plusieurs créanciers réunis , la faculté de vendre le débiteur.
Je crois que c'est une erreur et une fausse interprétation d'Aulu-Gelle. Il est vrai qu'après ces mots , qui forment le texte primitif, tertiis nundinis parteis secanto , si plus minusve secuerunt sine fraude esto , il n'ajoute point la faculté de vendre le débiteur au delà du Tibre ; ce qui semblerait rentrer dans le système de M. Bouchaud ; mais il faut lire le passage tout entier pour en pénétrer le sens. Dans le texte des cinq premières dispositions , et jusqu'à l'exposition dans le comice , on emploie le pluriel en parlant du débiteur , et le singulier seulement lorsqu'il est question de créancier; puis, arrivant à la dernière disposition, on parle de plusieurs créanciers et d'un seul débiteur : Capite pœnas dabant , aut trans Tiberim peregre venum ibant. Pourquoi ce changement de tems du singulier au pluriel , si ce n'est que la loi ne donne la faculté dont il
s'agit qu'à plusieurs créanciers réunis ? Ce n'est , cependant que dans ce dernier passage qu'on a pu puiser cette loi qu'on ajoute ; aussi a-t-on été obligé de changer le teras des verbes. M. Bouchaud a mis sumito pour sumunto , volet pour volent , dato pour danto; et Revard a employé ito pour eunto. Mais il me semble qu'on ne peut arbitrairement changer le tems d'un verbe , quand le sens d'une loi en dépend.
m. En général , le texte d'Aulu-Gelle a été l'objet de grandes discussions entre les savans , lesquels ont proposé des leçons différentes ; mais la diversité de ces leçons n'a rien d'essentiel ici , et n'influe point sur les réflexions que je viens de présenter.
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TABLE quatrième.