DU MARIAGE
Pater insignem ad deformilalem pue rnm cîto necato.
S'il naît un enfant d'une difformité insigne, que le père s'empresse de le faire mettre à mort.
Cieéron, De Icgibus, liv. III, dit que la puissance tribunitienne prit naissance au milieu des troubles civils; qu'ensuite elle fut étouffée tout à coup , comme ces en/ans monstrueux dont parlent les Douze Tables ; mais que bientôt après elle reparut sous des formes plus horribles et plus bilieuses. C'est sur cette indication qu'on a proposé le texte.
Endo liberis justis (,) jus vitoe necis ve-
numdandique potestas ei( 2) esto.
Que la puissance du père sur ses enfans lé-
(1) Pour legitiinis. (j) Pour patris.
SECONDE PARTIE. l3o,
gitimes,soitde vie et de mort, et qu'il puisse les vendre.
Denys d'Halicarnasse , liv. II , dit que cette loi est de Romulus , et qu'elle a été conservée par les décemvirs.
Si pater filium ter venumduit filius a pâtre liber esto.
Si un père a vendu trois fois son fils , quê celui-ci ne soit plus sous sa puissance.
(Ilpien rapporte ce texte en entier, et l'attribue aux Douze Tables. ( Voyez Frag., tit. 10, parag i. )
Si qui ei in decem inensibus proximis posthumus natus escit justus esto.
Si une femme accouche dans les dix mois
qui suivront la mort de son mari, l'enfant sera , légitime.
Àulu-Gelle, liv. III , chap. 16 , rapportant les diyerscs opinions sur la durée de la gestation des femmes, dit « que les décemvirs ont estimé qu'elle ne devait p pas aller au delà de dix mois >» ; et c'est sur ce passage qu'on a proposé le texte.
l4o CONCLUSION SUR LES XII TABLES.