‹ Conclusion sur les lois des Douze Tables, contenant 1°. Un examen de quelques points généraux; 2°. Tous les fragmens qui nous ont été conservés, et tels que les savans en ont proposé les textes, avec la preuve de chacum d'eux, et des explications sur les lois qui en sont susceptibles;Chapitre 63 sur 78 · SUR LA SIXIÈME TABLE · texte numérisé non relu

SUR LA SIXIÈME TABLE

LOI I

I. Du tcms des décemvirs , toutes les obligations se contractaient en présence de témoins, parce qu'il n'y avait pas d'officier public chargé de les constater par écrit et d'en garder minute. Pour le contrat de vente , indépendamment des témoins qui devaient être au nombre de cinq , il y avait encore un personnage appelé

Libripens ; et voici quelle était sa fonction : ^

Le cuivre fut d'abord le seul signe représentatif employé dans le commerce. Avant qu'on l'eût réduit en pièces de monnaie , il se pesait , et l'unité monétaire , comme je l'ai dit ailleurs , était Vas , ou la livre , qui se divisait en douze onces. Lors donc que l'on convenait d'une vente , on pesait dans une balance le prix convenu , puisque c'était la seule manière dont on pouvait en faire la numération ; et telle était la fonction du Libripens.

Comme le paiement était nécessaire à la perfection du contrat de vente , on a , depuis l'introduction de la monnaie , conservé le simulacre de l'ancienne formule. L'acheteur jetait dans la balance une. pièce quelconque

en .signe de paiement ; et . celte formalité accomplie, la vente était parfaite , sauf pourtant la ratification du préteur, qui ne manquait jamais d'avoir lieu lorsque les témoins et le Libripens avaient déposé de ce qui s'était passé en leur présence. La troisième loi de la seconde Table, et la loi XII de la septième , se rapportent à celle-ci.

H. Mancipium était le contrat de vente absolue et définitive qui transmettait irrévocablement le domaine de propriété. Ncxum était une espèce de contrat de gage , qui est renouvelé dans notre Code civil sous le nom iïantichrèse.

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