SUR LA DIXIÈME TABLE
LOI I
De Jurejurando
Cicéron , Traité des Devoirs, liv. III, chap. 3i , dit : « Nos pères ont voulu qu'il n'y eût pas de liens » plus étroits ni plus sacrés que la foi des sermens. » J. Godefroi, d'après ce passage , s'est contenté d'indiquer , comme je l'ai fait , la place que devait occuper cette loi, n'osant pas proposer un texte en l'absence de toute espèce de preuves ; mais Terrasson , plus hardi , nous fait une loi tout entière. Il nous dit : « Je crois être le premier qui aie restitué cette loi , » et il l'arrange ainsi : Ad astringendam fidem arctum sanctum inviolatum que vinculum jusjurandum esta ; ce qui ne fait point une loi , mais seulement un principe de morale. Au surplus , d'autres , avant Terrasson , avaient fait la même entreprise. Il a même emprunté de leurs expressions pour forger son texte ; mais il n'a pas été plus heureux, et il faut regarder cette loi comme apocryphe.
LOI II
Il existait une exception en faveur des vestales; elles avaient leur tombeau dans la ville.
J'ai ajouté vinculis purpurœ , parce que je l'ai trouvé dans le texte de Cicéron.
LOI VIII
Turnebe entend cette loi des personnes libres qu'on faisait embaumer par des esclaves. J'ai suivi l'interprétation la plus généralement adoptée , et qui me paraît aussi la plus probable.
LOI IX
Le sens de cette loi est dans Cicéron , et le texte dans Festus , au mot Murrata.