‹ Conclusion sur les lois des Douze Tables, contenant 1°. Un examen de quelques points généraux; 2°. Tous les fragmens qui nous ont été conservés, et tels que les savans en ont proposé les textes, avec la preuve de chacum d'eux, et des explications sur les lois qui en sont susceptibles;Chapitre 76 sur 78 · SUR LA DIXIÈME TABLE · texte numérisé non relu

SUR LA DIXIÈME TABLE

LOI I

De Jurejurando

Cicéron , Traité des Devoirs, liv. III, chap. 3i , dit : « Nos pères ont voulu qu'il n'y eût pas de liens » plus étroits ni plus sacrés que la foi des sermens. » J. Godefroi, d'après ce passage , s'est contenté d'indiquer , comme je l'ai fait , la place que devait occuper cette loi, n'osant pas proposer un texte en l'absence de toute espèce de preuves ; mais Terrasson , plus hardi , nous fait une loi tout entière. Il nous dit : « Je crois être le premier qui aie restitué cette loi , » et il l'arrange ainsi : Ad astringendam fidem arctum sanctum inviolatum que vinculum jusjurandum esta ; ce qui ne fait point une loi , mais seulement un principe de morale. Au surplus , d'autres , avant Terrasson , avaient fait la même entreprise. Il a même emprunté de leurs expressions pour forger son texte ; mais il n'a pas été plus heureux, et il faut regarder cette loi comme apocryphe.

LOI II

Il existait une exception en faveur des vestales; elles avaient leur tombeau dans la ville.

J'ai ajouté vinculis purpurœ , parce que je l'ai trouvé dans le texte de Cicéron.

LOI VIII

Turnebe entend cette loi des personnes libres qu'on faisait embaumer par des esclaves. J'ai suivi l'interprétation la plus généralement adoptée , et qui me paraît aussi la plus probable.

LOI IX

Le sens de cette loi est dans Cicéron , et le texte dans Festus , au mot Murrata.

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