X. Heuschling
Duvillard.
Recensement
Ramené à la période i84o-4ç) et rectifié.
M. Mathieu. |
Bertillon.
(Méthode de Halley. ) y
io à
D’où il est facile de tirer les rapports suivants :
Danger de mort annuel à chaque âge, ou Coefficient de mortalité résultant de la comparaison des tables qui précèdent.
vers 1780. 1840-49.
Duvillard. Recensem. ÎVI. Mathieu. Bertillon
(me'th. de Hulley).
Il résulte invinciblement, des documents qui viennent d’être produits, que la mortalité a diminué a tous les âges en passant du xvme au xixe siècle.
Pour frapper les yeux les moins clairvoyants, nous ne craindrons pas de reproduire sous une forme légèrement modifiée et moins abstraite le tableau qui précède.
Décès sur 10,000 vivants de chaque âge.
XVIIIe SIÈCLE. XIXe SIÈCLE.
AGES
Duvillard.
Recensement.
M. Mathieu
1 oa
EMPLOI DES DOCUMENTS
il y avait donc, à la fin du xvmc siècle, 120 décès sur 000 enfants de 0 à 5 ans, et nous n’en avons plus que >8 aujourd’hui. A l’àge le moins exposé, de 10 à 15 ans, 1 y avait 8 décès ; il n’y en a plus que 5 à 6. Enfin de 20 i 30 ans, l’âge funeste, l’âge objet des condoléances des > raccinophobes, sur 1000 vivants, Duvillard accuse 13,6 déès, et tous nos documents d’un accord commun n'en trouvent me 10 à 11, Entre 30 et 40, le progrès n’a pas été moins narqué : Duvillard donne 17 décès, nos tables 9 à 10, touours sur 1000 vivants, et ainsi de suite pour les âges suivants !
Devant ces résultats authentiques et inéluctables, cornlien est vaine toute protestation contre nos progrès en tous genres ! Combien doit être vive notre reconnaissance pour es hommes savants, philosophes ou législateurs, qui par eur héroïque courage, leurs vaillants efforts, leurs travaux immortels, ont remplacé la vieille France par la nou- ! relie, le vieux, meurtrier et immobile pacte social par le lacté nouveau, vivifiant et toujours perfectible; chaque our propageant le bien-être, l’hygiène et la science jusque s rers la chaumière.
Et pourtant combien parmi ces héros ont été payés de eurs généreux efforts par l'oubli, par la calomnie, quelpies-uns, hélas ! par l’échafaud !
Que la constatation éclatante, que le souvenir éternel lu bien qu’ils ont fait, soient au moins leur tardive récompense.
llï. — Vérification des résultats précédents par la
détermination du danger de mort au-dessous et au-dessus de
1 4 ans.
Duvillard, dont nous venons de voir les conclusions pour le siècle passé, est certes un savant digne de con-
fiance ; mais au temps où il écrivait (qui cependant n’esi pas bien loin de nous), les recherches scientifiques n’obligeaient pas à autant de rigueur qu’on en exige aujourd’hui Duvillard n’a pas dit l’origine de sa mortuaire, les corrections qu’il lui a fait subir, ni les procédés qu’il a employés pour construire sa table de population. 11 nous a doncii paru intéressant de vérifier son travail par une donnée tout expérimentale.
Messance s’est, livré à de laborieuses recherches sur trois dénombrements s’élevant à près de 100 mille personnes (1). C’est sur cette large base qu’il s’appuie pour diviser la population en deux groupes, dont il fixe le plan de séparation à 14 ans. Il en résulte que vers 1760, au moins dans les trois provinces étudiées, la population de 14 ans et audessous était à celle au-dessus de cet âge comme 1 : 2,35. D’autre part, la mortuaire de Messance a été en très grande partie recueillie dans les mêmes généralités. Si nous divisons le groupe de décès compris entre 10 et 20 ans, en nous appuyant sur les tables détaillées de Moheau [a) et sur celle de Duvillard, qui sont d’accord en ce point, nous aurons très approximativement la division des décès recueillis par Messance en deux groupes, de 0 à 14 et audessus de 14 ans, et les deux nombres seront entre eux comme 1 : 1,344.
Si d’après cette donnée nous divisons la population totale (2) des trois généralités sur lesquelles Messance a
(1) 18827 individus de la généralité d’Auvergne,
19623 individus de la généralité de Lyon,
60552 individus de la généralité de Rouen ( Recherches , p. 15, 30, 70).
[a) Recherches , p. 213.
(2) C'est à l’administration de Necker que nous devons la connaissance de cette population , ainsi que les décès auxquels elle a donné lieu pendant les années 1781-84. Ces nombres ont été rapportés par la Statistique de France, t. I, p. 154, 186.
EMPLOI DES DOCUMENTS
opéré en deux groupes, au-dessus et au-dessous de 14 ans, et selon le rapport 1 : 2,35; si d’autre part nous appliquons aux décès de tout âge de ces mêmes généralités le même plan de séparation conduit selon la proportion 1 : 1,3/14 tirée de la mortuaire du même Messance, nous pourrons construire le tableau ci-dessous, que nous rappro clions des déductions tirées du travail de Duvillard. Il paraîtra intéressant de juger les rapports qui existent entre des données d’origine si différente, les premières résultant de recensements, les secondes des calculs d’un savant.
Pour déterminer les mêmes valeurs à notre époque, les deux groupes de décès sortent facilement de la mortuaire de X. Heuschling (1), et celui des vivants de nos tables de population et de recensement.
On observera que les trois généralités de Lyon, Rouen 4e t Riom donnent une mortalité moindre que la France ït entière; 35 décès sur 1000, au lieu de 37. La conclusion des trois grandes généralités à la France nous est donc permise, puisqu’elle est plutôt favorable à nos adversaires.
(1) Ayant dl0.. l5 et dtb.,70f on obtient très
j ... dio . . i5 -j- fîi5 . .
d i', jg par la formule suivante — - - 3 -
donne à peu près 4 . . , etc.
approximativement — ’ dont la moitié