‹ Conclusions statistiques contre les détracteurs de la vaccineChapitre 18 sur 52 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ÉTUDE DE LA MORTALITÉ AU XIXe SIÈCLE.

1. — Examen «les mouvements de la mortalité à chaque âge en France, au XIXe siècle.

Devant le silence de l’administration française, ce travail ne serait pas possible si un laborieux inspecteur de

l’Université et examinateur à l'Ecole polytechnique, Demonferrand, ne nous avait légué une mortuaire formée des décès par âges, pour la période 1817-31(1). Ce travail, qui, comme celui de X. Heuschling, a été exécuté sur les feuilles préfectorales, mérite toute confiance. Les tables de survie et de mortalité que l’auteur a dressées sur cette base ont reçu, à juste titre, le prix de statistique de l’Académie des sciences.

La vaccine, n’ayant commencé à être pratiquée en France qu’à partir de 1800, a rencontré d’abord des résistances qui n’ont été amoindries que peu à peu et qui, aujourd’hui, n’ont pas encore entièrement disparu, il est clair qu’un bon nombre des adultes décédés dans cette période de 1817 à 1831 n’avaient pas subi l’influence du vaccin, mais plutôt celle de la variole ; et, de plus, il était évident que le nombre des adultes non vaccinés , décédés dans cette première période, était beaucoup plus grand que ceux qui se trouvent dans la mortuaire de M. X. Heuschling. En conséquence, nous avons pensé qu’en calculant d’après ces deux mortuaires le danger de mort qui menace chaque

(1) Journal de l'École polytechnique, 26e cahier.

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