AUX DEUX PREMIERS LIVRES
Cette première partie de notre travail était déjà imprimée, quand d’intéressants documents nous sont arrivés de Stockholm, par les soins de M. le docteur Berg qui, sachant la nature de nos travaux, a eu la gracieuse obligeance de nous envoyer quelques nouvelles données.
M. le docteur Berg, délégué par la Suède au congrès international de statistique tenu à Paris (1855), occupe dans son pays une position élevée : il est membre du conseil supérieur de santé, professeur à la Faculté de médecine, membre de l’illustre Académie des sciences de Stockholm, secrétaire de la commission de statistique, etc., et il est, en outre, auteur d’un grand nombre d’ouvrages de médecine et de statistique et, entre autres, d’un ouvrage sur les maladies des enfants, publié il y a trois ans (1853). C’est surtout de ce livre (p. 135 et suiv.jque sont tirés les nombres qui nous ont servi à établir les moyennes qui suivent. M. Berg a eu l’attention, en nous envoyant son ouvrage, de corriger quelques fautes typographiques dans les tableaux, et d’ajouter les nombres annuels des décès par fièvres aiguës , fièvres pétéchiales , que notre savant correspondant estime pouvoir être regardées comme synonymes des fièvres typhoïdes actuelles.
Nous n’avons pas voulu priver notre livre de ceux de ces documents qui se rapportent le plus directement à notre sujet.
Nous croyons que la Suède est la seule nation qui, au xvme siècle, ait tenté de relever les causes de décès. Les chiffres que nous produisons sont donc aussi curieux