DIX ANS
sur
1000 naissances.
sur
1 000 décès généraux.
sur
un million de vivants.
sur
1000 décès généraux.
sut-
ii II million de vivants.
(A. peine 2
Confondu av
la rougeole.
ou 5 ino-
1000 nais-
sauces).
L’enquête a été
interrompue.
On voit d’abord les résultats bienfaisants de la vaccine apparaître avec toute la netteté désirable. Dans le xvme siècle, il y avait annuellement, pour un million d’habitants, environ 2 000 victimes de la variole, il y en a moins de 200 depuis la pratique de la vaccine! Voilà donc, d’après la doctrine de MM. Carnot et Bayard, de puissants
(1) En plusieurs années de cette période on a, par erreur, confondu dans les cadres la scarlatine, la miliaire avec les fièvres continues.
11 à APPENDICE AUX DEUX PREMIERS LIVRES.
motifs (le voir augmenter le nombre des fièvres typhoïdes. Malheureusement, l’enquête s’arrête en 1830. Cependant, comme dans les dix premières années du siècle, il y a déjà là à 1500 décès de moins par variole et 17 à 1800 dans les dix années suivantes, nous devrions, dès 1820-30, voir augmenter les décès par fièvres continues, dans la même proportion que nous voyons diminuer ceux par variole. 11 n’en est rien pourtant; c’est un mouvement contraire qui se remarque. Sur 1000 décès, il y en avait 100 à 110 par fièvres continues; on n’en trouve que 96 ; sur un million d’habitants, il y avait au moins 2500 à 3000 décès par fièvre continue, et dans la période 1820-30 il n’y en a plus que 2 270 ; c’est-à-dire une quantité moindre qu avant V action de la découverte de Jenner!
Les adversaires de la vaccine voudraient-ils faire suspecter l’exactitude de ce document (1)? S’étonneraient-ils que nous, qui prisons tant la critique, nous nous en abstenions dans ce cas? Ils se tromperaient : nous ne tenons pas ces matériaux comme au-dessus de la discussion ; nous dirons même qu’en 1830, la Suède a cessé l’enquête des causes de décès, parce qu’elle la trouvait trop peu exacte, et ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle s’occupe sérieusement de la reprendre. Mais nous avouons qu’en présence de ces chiffres qui nous sont fournis par le pays le plus familier aux enquêtes statistiques, qui nous sont envoyés par un des médecins statisticiens les plus savants de la Suède; en présence de résultats qui sont d’accord avec l’ensemble de nos connaissances et qui n’ont d’autres raisons d’être suspectés que parce qu’ils portent témoignage contre une
(1) En ce qui concerne la fidélité des calculs et des cliilTres produits ici, nous avons en main les chiffres manuscrits et la lettre de notre savant collègue le docteur Berg, et nous nous faisons un devoir et un plaisir de les communiquer.