ANNÉES
Somme des mortuaires cholériques obtenues par la méthode de M. Carnot.
Nombre réel des décès cholériques ....
Ainsi on voit que l’hypothèse, admissible pour les deux premières épidémies, ne l’est plus pour la troisième, puisqu’elle augmente de plus de 50 pour 100 le nombre réel des victimes.
Ce n’est pas tout, car dans un travail M. Carnot se borne rarement à une seule erreur: ces dix lignes en renferment donc une seconde, qui consiste à apprécier la mortalité des âges par la seule considération des décès. Nous avons déjà fait voir, p. 65 et 66, qu’en général cette manière est inadmissible; mais la lecture du livre IV convaincra qu’appliquée aux mortuaires parisiennes, elle est particulièrement vicieuse, puisque dans cette ville la population adulte s’accroît incessamment par immigration.
Ainsi, en peu de lignes, M. Carnot a su introduire comme base de son travail deux fautes capitales, une hypothèse erronée, une méthode vicieuse! et pourtant il est des médecins qui, croyant en sa parole, le traitent d’habile statisticien!