‹ Conclusions statistiques contre les détracteurs de la vaccineChapitre 39 sur 52 · CH A PU HE SIXIEME · texte numérisé non relu

CH A PU HE SIXIEME

le choléra sévit, en 1849, sur les vieilles femmes de la Salpêtrière âgées de plus de 70 ans, et par conséquent pures de l’influence jennérienne. Enfin, rappelons qu’à Paris la mortalité cholérique a été en décroissant à chaque épidémie.

M. Blondel nous apprend (. Happ . 1853-1854, p. 120 » que :

En 1832, il y eut 1 décès sur 45 habitants.

En 1849, — 1 — 65 —

En 1853-54 — 1 — 132 —

Et d’autre part, comme M. Carnot accorde que depuis 1832 le nombre des vaccinés a été en augmentant, attendu qu’il comprend une quantité de plus en plus grande d’adultes et de vieillards; il en résulte que ces deux progressions sont en sens inverse, et que, pour conclure suivant la rhétorique vaccinophobe , il faudrait dire : Le nombre des victimes cholériques diminue à mesure que celles de Jenner augmentent .

Ces remarques, auxquelles nous pourrions ajouter encore, suffisent pour renverser les assertions des détracteurs de la vaccine ; mais elles sont insuffisantes pour établir les relations des âges avec la mortalité cholérique.

Les prétentions de M. Carnot à ce sujet sont détruites , mais devant l’absence de documents, il faut renoncer aux affirmations par lesquelles nous avons l’habitude de remplacer les ruines d’une dangereuse doctrine. Nous verrons, au livre suivant, que c’est malheureusement le résultat le plus ordinaire auquel on aboutit dans les recherches sur la ville de Paris.

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