‹ Conclusions statistiques contre les détracteurs de la vaccineChapitre 50 sur 52 · DE POPULATION · texte numérisé non relu

DE POPULATION

Nombre

absolu.

Mortuaire B ramenée à 1000 décès.

Sur !a

mortuaire

Sur la

moi tuaire

NOTES

On voit :

1° Que ia population calculée de chaque âge n’est point modifiée par l’omission des enfants ; que c’est sur eux seulement que porte la différence qui en résulte ;

2° Que le danger de mort de chaque âge, se calculant sur le rapport des décès aux vivants, ne sera modifié qu’à l’âge où a porté l’oubli; et en effet, dans l’exemple donné, le danger de mort, qui était vraiment de 0,13, devient 0,11 après l’omission.

3° On voit encore que, si l’on voulait se contenter de la comparaison des mortuaires, ce qui ne peut se faire qu’en les réduisant à une même somme, par exemple, ramenant à 1000 décès le total de ia mortuaire B, on obtiendra la mortuaire B' ; mais il est visible que la comparaison de la mortuaire A et B' est pleine d’embuches ; que les uns verraient dans ce passage une augmentation des décès des âges au-dessus de 5 ans, les autres une diminution de la mortalité des enfants; d’autres croiraient y lire ces deux phénomènes à la fois. On évitera ces erreurs en construisant des tables de population et en tirant le danger de mort qui pèse sur chaque âge.

Ajoutons que les déclarations erronées des âges sont également, en totalité ou en grande partie, effacées quand on considère comme nous des périodes de dix en dix ans.

Et concluons que les irrégularités des registres des curés ont dû n’avoir pour résultats notables, vu les propriétés des grands nombres, que d’affaiblir indûment la mortalité des enfants, et que cette altération a laissé intacte celle déduite sur les autres âges.

Note TI, pages 61, 9à et 95.

Corrections proposées pour le recensement par âges c/e 1851, afin de rectifier les erreurs incontestables qu il présente.

a. Dans les premiers âges.

Un nombre considérable de jeunes enfants ont été omis. En effet, en 1850, il y a eu. 954 mille naissances; l’état civil a relevé, la môme année, 148 mille décès de 0 à 1 an, dont 98 mille appartiennent à ceux qui sont nés dans la même année (l) ; il devait donc y avoir environ 856 P o • • r ; le recensement n’en accuse que 655 mille! De même, en 1849, il est né 995 mille: en leur attribuant la mortalité des tables belges, plus rapides que les nôtres, nous trouvons encore qu’il devrait en rester environ 800 mille entre 1 et 2 ans ; le recensement n’en a trouvé que 639, tandis qu’à 3 ans il enregistre 720 mille, bien que 1848 n'eût offert que 948 mille naissances. Ainsi, par la seule considération des deux premières années, nous constatons une omission certaine de 360 mille. Nous avons donc cru devoir, pour les cinq premières années, en nous appuyant sur la mortuaire de M. X. Heuschliug, d’une part, et le mouvement moyen de l'état civil de la période 1840-49, et enfin, sur ce recensement imparfait, réformer les premiers âges afin de nous rapprocher de la vérité. Nous avons pu le faire avec d’autant plus d’impartialité et de liberté, que cette correction ne peut avoir qu’un effet : celui de nous éloigner de l’erreur, ces premiers âges n’étant point ceux sur lesquels porte la dissidence.

Le tableau suivant fera voir d’un coup d’œil comment nous avons établi la population des sept à huit premières années pour les mâles. Nous avons opéré de même pour les filles Nous ne donnons que les résultats des calculs :

(1) Selon la formule de M. Guiliard, Journ des économ . , sept. 1 856.

NOTES

Rectification opérée sur le recensement français pour les premiers âges.

POPULATION tir ee

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