TÊTE ET ORGANES DES SENS
Anévrisme artérioso-veineux de l’orbite.
i« * Médecine de Ltjon, 5 lévrier iS9i. - Lyon Médica
Iritis guérie par un érysipèle.
é des Sciences médicales de Lyon, janvier.
Tumeur cérébrale, Signes d(
Société des Sciences médicales, novembre 1896. '
Une femme présentait des symptômes de tumeur cérébrale i céphalalgie, anosmie, névrite optique ; aucun symptôme de localisation. Les signes ci-dessus indiquant une forte compressionl intra-cranienne, M. Jaboulay tenta d’obtenir la décompression!^ on pratiquant une trépanation rachidienne. La malade mourut j quinze jours après.
A l’autopsie, nous trouvâmes de la méningite spinale suppures. Au niveau du cerveau, existait une tumeur du volume d’une ; grosse noix, située dans la substance corticale au niveau du lobe ! pariétal gauche. Cette tumeur aurait pu être enlevée facilement, ^ car elle était énucléable. Malheureusement, l’absence de signes
malade présentant des accès de service de chirurgie. M. Jabouiay fait curieux, immédiatement apri flétrirent et s’affaissèrent. Mais lî do l’opération et à l’autopsie on ti goitreuse, des ganglions envahis dromo exophlalmie pulsatile était laire comme le goitre iui-même.
Nous avons groupé avec ces de'
dans la clinique ophtalmologique. Nous en tirons les conclusions 1 suivantes : |
La guérison spontanée peut se rencontrer au cours d’un ané- | vrisme artério-veineux de l’orbite. Elle paraît liée à des phéno-J mènes inflammatoires, conduisant à l’endophlébite oblitérante^ du sinus ou do la veine ophtalmique. ■ J
La ligature de là carotide paraît être le seul traitement réelle- | ment efficace do cette affection. Mais elle no devra (jamais être j laite d’une manière précoce, saut indications spéciales, comme le. i développement très rapide de l'anévrisme. |
Les moyens de douceur (compression digitale do la carotide,,- Jj applications de glace) laissent le temps à la guérison spontanéefl de se produire et la favorisent probablement. ■ a
vent sur les sujets âgés de moins de dix ans, en dehors de toute fracture du crâne.
Si les fractures de la pointe du rocher restent la grande cause des paralysies post-traumatiques du moteur oculaire externe, il faut donc faire une largo part à la compression hémorragique dans l’étiologie de celles du moteur oculaire commun ; ce troue nerveux est séparé du rocher par le sinus pétreux supérieur et, par conséquent, moins exposé aux blessures parles esquilles. Ces laits sont connus des ophtalmologistes, mais les chirurgiens ont gardé trop de tendance à poser l’équation : paralysie des nerfs oculaires après chute sur la tête, fracture du crâne.
Une autre observation également inédite, contenue dans notre mémoire, tend à prouver que les doux mécanismes, lésions d’un nerf par fracture et compression d’un autre nerf par épanchement sanguin peuvent coexister sur le meme sujet, donnant lieu à des paralysies dont l’évolution est bien différente pour ohficun do ccs cas.
Ces notions ont une grande importance au point do vue du diagnostic et du pronostic des traumatismes crâniens et dos accidents qui les accompagnent.
Plaies pénétrantes du crâne par balle de revolver. — Deux cas avec trajet récurrent intra-cérébral.
Société des Sciences médicales, 20 décembre 1.S99. —
Lyon Médical, l. CVII, p. 125.
Dans un cas la balle pénétrant dans le cerveau au niveau de la scissure de -Sylvius droite avait traversé le lobe frontal sans ouvrir le ventricule pour sortir du côté gauche vers le sommet du lobe frontal, frapper la face interne du crâne et taire un ricochet de 4 centimètres environ, frapper de nouveau la paroi et décrire un nouveau trajet récurrent jusqu’au niveau de la tente du cervelel.
Deuxième cas : trajet récurrent amenant la balle, après une
traversée de tout le cerveau, à y pénétrer de nouveau et à aller se perdre dans la corne postérieure du ventricule latéral.
Ces observations, d’accord avec l’expérimentalion de Delbet et Dagron montrent l’impossibilité fréquente do l’extirpation des projectiles ayant pénétré dans l’encéphale. ^
. par balle de revolver. — Hématome
Lÿon Médical, 1303, II, p. 135..
L’intérêt de cette observation réside dans ce tait qu' sommes intervenus pour des signes d’hémorrhagie progressive, par une trépanation sur le côté opposé à celui de l’oriflco d’entrée; nous y avons rencontré l’épanchement qui se manifestait par de le pied de la 3« circonvolution
Rhinoplastie par la méthode italienne.
! médicales de Lyon,
cou ET CORPS THYROÏDE
controverses même ont attiré l'attention sur ce nouveau traitement de la maladie de Basedorv.
Mon travail se basait sur une observation que j’avais été à même do recueillir dans le service do mon maître M. Jaboulay.
Une jeune fille, qui présentait tous les signes de basedowisme à un degré très accusé, fut traitée par la section bilatérale du sympathique cervical à sa partie moyenne. Le soir même l’exophlalmie disparaissait complètement ; les jours suivants, le volume du corps thyroïde diminuait rapidement, les palpitations^ elle tremhlement disparaissaient, le coeur qui battait à 160 avant'" l’opération tombait à 100 pulsations. la guérison s’est main-
Des pareils résultats s’observent-ils par les antres méthode^ de traitement? C’est ce que j’examinais dans la seconde partie do mon mémoire.
La thyro'idectomio partielle, l’oxothyropexie, la ligature des artères thyro'idiennes, telles sont les autres opérations qu’on a dirigées contre la maladie de Basedow. ,
La thyro'idectomio présente certainement plus de ditficultésa ' plus de menaces d’hémorrhagie dans le goitre exophtalmique que dans le goitre ordinaire. Certains casohservés par M. Jabou-1| ' lay montrent qu’elle semble parfois donner un coup de fouet à ; l’affection, le reste do la glande se développant rapidement après l’ablation partielle. Nous n’oiiblions cependant pas qu'elle a pu -, donner do beaux résultats. !
L’exothyropexio est dangereuse dans ces cas, et des morts : rapides qu’on tend à attribuer à l’intoxication thyroïdienne par q hypersécrétion l’ont prouvé.
La ligature des artères thyro'idieniios, délicate dans ce cas,;, particulier où les vaisseaux sont turgescents et à parois friables,:^. 1 n’est pas entrée dans la pratique, en France tout au moins. ' ■« On voit qu'on a le droit de chercher mieux que ces divers . J procédés ; et la section ou résection partielle du sympalhique a, ' J depuis notre publication, justifié ce que lions en disions alors. | ■Voici quelles étaient nos conclusions : 1
La section du sympalhique cervical n’est dangereuse, ni î comme acte opératoire, ni dans ses conséquences. ' ]
Ello a une aclion manifeste sur la triade symptomatique, action nette et durable surtout pour l'exophtalmio.
venlions. quand celles-ci n’ont pas amélioré l’exophtalmie, et
disparaître, nous croyons qu’elle pMtêtre appliquée au traitement du goitre exophtalmique, qu'elle mérite d’être soigneusement étudiée, et nous espérons qu’ello acquerra prochainement le droit de prendre rang parmi les procédés chirurgicaux à mettre en usage contre cette affection,
de it/oiî, juillet 1890.
Métastase osseuse d'un goitre bénin sous forme maligne.
Notre contribution à ce travail a consisté dans nos examens histologiques qui ont servi de base au diagnostic do cette lésion singulière. Il sagissait d'une localisation au niveau de l’os frontal d’une métastase dont l’expression microscopique était ; tissu thyroïdien avec vésicules et substance colloïde, ilôts do prolifération reproduisant des formes carcinomateuses. Malgré les suites opératoires extrêmement satisfaisantes et le relèvement de l’étal général qui suivit, malgré le caractère nettement bénin' du goitre nos constatations microscopiques nous permirent de porter un très mauvais pronostic. Les dernières nouvelles reçues ont raalheureiisemont justifié nos prévisions.