COLONNE VERTÉBRALE
La gibbosité dans le mal de Pott. — Anatomie pathologique, — Traitement.
Thèse de doctorat, Lyon, 1897.
Au moment où on préconisait un nouveau traitement du mai de Pott,'il nous a paru nécessaire, pour arriver à nous faire une opinion sur ce point, do retourner à l’observation anatomo- pathologique de la gibbosité pottique. Cotte étude pendant laquelle nous marchions sur un terrain déjà admirablement travaillé par nos maîtres, nous a permis cependant de glaner quelques faits nouveaux ou peu connus, et d’appuyer sur une base solide la seconde partie de notre mémoire, revue critique des traitements proposés contre la gibbosité.
I. Anatomie pathologique. — Dans une colonne atteinte de mal de Pott et présentant une couduro, la cause de cette coudure réside, comme on sait, dans la destruction plus ou moins étendue dés corps vertébraux. Le canal médullaire n’est à peu près jamais rétréci ; il nous a semblé parfois élargi ; il est souvent en communication avec le foyer tuberculeux par destruction de sa paroi antérieure. Les trous do conjugaison sont généralement élargis. Les lames postérieures augmentent de hauteur, tait connexe avec le précédent.
Les apophyses épineuses présentent deux sortes d’altération ; déjettement en bas ou plutôt incurvation arrivant parfois à une
IV. iraitement. — Dans cette seconde partie de notre travail, nous avons passé en revue les divers traitements préconisés récemment pour les gibbosités pottiques. Pour les apprécier, nous avons pu nous baser sur des observations des malades que nous avons suivis dans le service de M. Vincent, chirurgien do la Charité, Nous avons aussi pratiqué des expériences cadavériques. Une seule a été exposée dans notre mémoire, les autres n’ayant pu être faites, faute de sujets, qu’après la soutenance de notre thèse.
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dépendra longtemps encore de l’état socUil du patient qui peut ou no peut pas se soigner.
Le redressement pourra être utilisé, comme cela a été fait. depuis longtemps déjà, dans les cas assez rares où une paralysie survenue brusquement en même temps que la courbure du rachis, indiquerait qu’il s’est produit une compression médullaire ' par luxation pathologique.