VIII. — Sur l’acide daturique
Dans l’un des derniers fascicules du Supplément au Dictionnaire de Chimie de Wurtz, un article de M. Dupont publiait une communication particulière de M. Arnaud qui élevaitdes doutes sur l’existence de l’acide daturique comme espèce chimique. Il émettait l’opinion que ce produit ne serait qu’un mélange d’acide palmitique et d’acide stéarique.
servir des arguments fournis par d’autres chimistes, M. Noerdlinger, MM. Wanklyn et Johnstonc, qui, en partant de produits autres que ceux que nous avions traités, ont isolé après nous un acide de même formule que l’acide daturique, par des méthodes différentes des nôtres.
•Nous avons seulement rappelé toutes les précautions que nous avons prises pour éviter l’erreur dont il s’agit et nous avons fait connaître quelques expériences complémentaires consistant en de nouvelles précipitations fractionnées effectuées sur l’acide daturique déjà considéré comme pur. L’examen des produits régénérés des éthers méthylique et éthylique purifiés et provenant de la dissociation par l’eau des sels de soude et de potasse nous a une fois de plus prouvé que notre acide n’était pas dédoudable.
Enfin, nous avons montré ce fait particulier, c’est que si on applique à un mélange d’acide stéarique et d’acide palmitique les précipitations fractionnées suivant la méthode de Heintz, on arrive à recueillir un acide fondant à 55-56° que des fractionnements ultérieurs ne réussissent pas à séparer. Mais nous avons fait voir aussi qu’il suffit de soumettre ce dernier mélange d’acides à des cristallisations