DÉLIVRANCE
Un cas d’adhérence \raie du placenta (27)8 «‘(|
Il s’agit d’un cas observé par nous, alors que nous remplacions M. le professeur agrégé Fabre, dans son service de la Maternité de l’Hôtel-Dieu.
La malade avait eu de petites hémorragies pendant la grossesse.
Après l’accouchement, une hémorragie très abondante nécessite la délivrance artificielle immé-
Çelle-ci présente des difficultés tout-à-lait insolites. Nous sommes obligé de décoller placenta et membranes morceaux par morceaux, fragments par fragments, en grattant avec l’ôngle et en pétrissant pour ainsi dire les lambeaux, tellement l’adhérence au tissu utérin est forte. Hémorragie très abondante; inertie utérine totale. Néanmoins, après avoir éprouvé de grandes inquiétudes, nous sentons l’utérus se contracter au bout de quelques minutes et la malade guérit bien.
Le placenta est absolument déchiqueté, mince, étalé, blanchâtre. Les membranes sont très épaisses.
L’examen histologique, .pratiqué par M. le professeur Fabre, donne les résultats suivants :
Grosses lésions de la caduque utéro-placentaire
dont l’épaisseur est décuplée ; cellules décidualestrès altérées dans la forme et l’aspect de leurs éléments constituants. Un grand nombre d’éléments déciduauxne sont plus reconnaissables qu’à des débris de noyaux. Substance intercellulaire considérable et provenant probablement des restes du protoplasma.
En somme, lésions intenses expliquant l’adhérence anormale.