SUITES DE COUCHES ALLAITEMENT
Relat « 11 I \ 1 0118 d’ilif'ection puerpérale «u
post-abortive traitée par Je nettoyage systématique de rutérus (24).
Sur ces 16 observations, 6 se rapportent à des suites de couches, 10 à des suites d’avortement et l’ensemble représente les cas d’infection traités au service d’accouchement de la Maternité delà Charité de Lyon (Service de M. Commandeur), du i<* mars au 1 5 avril 1904.
Le nettoyage de l’utérus (curage digital et écouvillonnage selon la méthode du professeur Budin), a été toujours pratiqué par nous, le plus souvent d’emblée et dès qu’étaient constatés nettement les signes d’infection (température, fétidité deè lochies, etc.), quelquefois d'une façon plus tardive et, après l’échec d’autres méthodes de traitement.
12 fois le résultat fut excellent, immédiatement le plus souvent,plus rarement après deux ou trois jours.
4 fois il fut négatif et ce dans, les circonstances
Chez la première malade, le nettoyage fut fait in extremis ; la malade, amenée du dehors, ayant de la
péritonite généralisée ; on retira de nombreux débris, ;
Chez la seconde, accouchée en Ville depuis 20 jours, on retira également de nombreux fragments placentaires. Elle sortit dans un état grave.
Chez la troisième,- le' nettoyage fut pratiqué 12 jours après l’accouchement et le début de l’mfec-
II n’amena aucune amélioration. La malade guérit, mais longtemps après.
Enfin, chez la quatrième,l’écouvillonnage fut pratiqué de façon précoce, mais cette malade avait été amenée du dehors l’oeuf ouvert ' et infecté ( 3 g« avant l’accouchement)-. Elle est actuellement au 38 e jour des suites de couches avec une forme intermittente pyohémique très grave.
Cette série de faits confirme pleinement l’Opiniotij aujourd’hui généralement admise, que le nettoyage de l’utérus est le traitement de choix de l’infection puerpérale,toutes les fois qu’il est fait à'temps, c’està-dire lorsque l’infection est encore localisée dans l’endomètre. Il n’agit plus lorsque l’affection est dans le sang, ou qu’il existe des complications de voisinage (péritonite).
Il faut donc intervenir d’une façon précoce et nettoyer systématiquemeut l’utérus des femmes infectées, surtout lorsqu’on ignore de quelle façon s’est passée la délivrance.
Pneumonie de lu fl II 1 c — Vc o 1 e >nt avant terme. — Défervescence 4 jours après l’accouchement. — Allaitement de 1 enfant par sa mère ( 26 ). Observation d’une multipare (IV) ayant accouché chez elle au 7” jour d’une pneumonie droite franche, à peu près dix jours avant son terme.
Elle entre à l’hôpital, le lendemain de son accouchement, avec une température supérieure à 40°, et des signes d’une extrême netteté dans toute la partie inférieure du poumon droite (souffle, matité, râles). Défervescence brusque, trois jours après son
L’enfant, qui pesait 285o grammes à la naissance, et avait été confié à une nourrice, est redonné à sa mère, sept jours après l’accouchement, et allaité régulièrement par elle.
La sécrétion lactée, d’abord peu abondante, ne tarda pas à se rétablir de façon normale, sans aucun inconvénient pour la santé de la mère.
Après cinq jours, celle-ci suffit aux besoins de son nourrisson, qui prend régulièrement 5 o grammes par jour.
Le 17” jour après l’entrée, tous deux quittent le service en parfait état, l’enfant pesant 3 1 5 o grammes.
Cette observation montre, conformément aux idées soutenues par M. le professeur Budin, d’abord; que l’allaitement, dans le décours des maladies aiguës, est parfaitement possible et sans danger pour la mère et l’enfant, ensuite, que, sous l’influence d’une demande régulière, la sécrétion lactée peut s’établir ou se rétablir, même après avoir été suspendue pendant un temps assez long.