TÉRATOLOGIE
Sur un cas d’imperforaflon du duddéiiiim chez un nouveau-né (21).
Observation d’un cas d’imperforation du duodénum chez un nouveau-né, avec volumineuse hydramnios de l’ceuf, suivie de considérations sur la forme anatomique, le diagnostic et le traitement de cette malformation.
Le plus souvent,, lorsqu’on a trouvé une séparation complète entre deux portions du duodénum, la continuité apparente de l’intestin n’était pas supprimée. Bien plus rarement (cas d’Hobson, Brindeau) lés deux bouts sont séparés, sans que les réunisse Une portion atrésiée du tractus intestinal. Il en était ainsi dans l’observation publiée, avec, en plus, une particularité remarquable non encore notée. Les deux bouts du duodénum formaient bien deux cæcums imperforés, nullement continus l’un avec l’autre, mais l’un et l’autre se fusionnaient avec le tissu pancréatique et ne pouvaient en être séparés que par une dissection minutieuse, les canaux cholédoque et pancréatique s'abouchant dans le bout inférieur.
La pathogénie est très difficile à élucider. ,
Les symptômes observés, dans des cas de ce genre, sont les suivants : vomissements survenant aussitôt après la tétée, résistant à tous les moyens mis en œuvre, absence complète de bile dans les matières vomies, urines et selles peu abondantes, dénutrition rapide, enfin mort dans le refroidissement. Ils permettent de dire qu’on a affaire à une sténose pylorique ou juxta-pylo-
rique, sans qu’on puisse préciser davantage le siège du rétrécissement. La plus ou moins grande intensité des symptômes permet de fixer le degré de l'obstacle.
Enfin, il faut surtout retenir que l’apparition, aussitôt après la naissance, de vomissements tenaces et comprenant la totalité ou la presque totalité des aliments ingérés, est caractéristique d’une sténose pylorique ou duodénale sous-vatérienne, complète ou incomplète, par vice de développement et distingue, sans confusion possible, cette forme des deux autres, qu’on a décrites chez le nourrisson, c’est à savoir les sténoses par hypertrophie pylorique, et le pyloro-spasme essentiel de la première enfance.
Puisque les imperforations du pylore et du duodénum entraînent ordinairement la mort, il ne saurait être question de leur opposer un autre traitement que celui qui tend à rétablir la continuité du tube gastro-intestinal et permettra au nourrisson de s’alimenter, et c’est dire que le traitement doit être chirurgical ou ne pas être.
Si la thérapeutique doit rester médicale dans tpus les cas où l’on suppose n’avoir affaire qu’à un spasme pylorique (gavage, changement de nourrice, usage du lait de vache, lavage de l’estomac), si ces moyens médicaux doivent encore être mis en œuvre au début du traitement des cas d’hypertrophie musculaire, une intervention et, dans l’espèce, une gastro-entéro-anastomose, peut seule sauver l’existence d’un nouveau-né, chez qui l’analyse clinique a permis de diagnostiquer un rétrécissement par vice de développement et, à plus lorte raison, une imperforation du pylore ou des régions supérieures du duodénum.
L’intervention doit être précoce, ce qui n’est pas,. malheureusement, toujours facile, en raison de l’incertitude du diagnostic dans les premiers jours et elle doit être exécutée par les procédés les plus rapides.
On connaît, actuellement, quatre cas de guérison après
existe une large fissure, au milieu de laquelle se voit la cloison médiane des fosses nasales. Tout à fait en arrière existent, de part et d'autre du pharynx, deux petits replis
ire osseuse, qui a détruit ta paroi icré.
La malformation congénitale des ]
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