‹ Concours pour l'agrégation, 1907. Section de chirurgie et d'accouchements. Titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 6 · ACCIDENTS GRAVIDO-CARDIAQUES ET INFECTION · texte numérisé non relu

ACCIDENTS GRAVIDO-CARDIAQUES ET INFECTION

Dans ce mémoire fait en collaboration avec le D r Froment, nous cherchons à prouver qu’à côté des causes mécaniques, toxiques et rénales des accidents gravido-cardiaques, il existe des causes infectieuses qui donnent jour à des accidents gravido-cardiaques que nous qualifions d inflammatoires. I

Pour le démontrer, nous nous appuyons surtout sur le fait clinique suivant ; les cardiaques qui plus ou moins loin dans le post partum présentent des accidents d’hyposystolie ont en même temps une température anormale subfébrile.

Il n’y a d’ailleurs aucun signe d’infection utérine même minime.

A l’appui de notre interprétation, nous apportons cinq observations de cardiopathes suivies de près dans leurs suites de

Les unes n’ont rien présenté d’anormal etleur température 9 été régulièrement au-dessous de 37,6 ; les autres ont eu des accidents plus ou moins sérieux d’hyposystolie et leur courbé thermique s’est maintenue autour de 38 degrés. Et cela, indépendamment de la nature et de la complexité de la lésion cardiaque, sans tenir compte de la primi- ou multiparité.

Donc, nous considérons qu’il y a des accidents gravide-\ cardiaques inflammatoires.

Ce n’est pas seulement un fait théorique mai-, eh piuliquej cette constatation a une importance.

D’abord chez les cardiaques, il faut redoubler de soins aseptiques pendant la grossesse et l’accouchement, car il est certain que l’agent de réinfection de la cicatrice cardiaque est j parti de l’utérus.

De plus, il faut surveiller de très près la courbe de la tem-

MÉCANIQUE OBSTÉTRICALE ET DYSTOCIE

Des rotations artificielles dans les mento-postérieures par des

tractions bilatérales divergentes sur les lacs du forceps. (5)

Dans ce mémoire nous préconisons pour la rotation en avant des mento-postérieures un procédé déjà employé pour les occipito-postérieures : les tractions bilatérales divergentes stifles lacs du forceps.

Le mécanisme de l'accouchement par la face diffère de celui du sommet par bien des points ; le plus important est la nécessité de la rotation du menton en avant. Cette rotation nécessaire du menton en avant est le plus souvent spontanée. Aussi ne saurait-on trop recommander l’expectation en présence d’une mento-postérienre. Il faut savoir attendre le plus possible et l’on assiste souvent à une rotation et un dégagement spontanés.

Mais parfois la tête ne tourne pas : la vraie cause de ce défaut de rotation est la déflexion incomplète de la /"ace;la tête n’est pas solidarisée avec le dos: elle est libre d’évoluer etS n’obéit pas aux impulsions du plan dorsal.

Dans ce cas, la terminaison de l'accouchement est absolument impossible et l’accoucheur doit intervenir pour amener artificiellement le menton sous le pubis.

droite à gauche avec la même vitesse.

Ils sont toujours aux extrémités d’un diamètre passant par le centre de figure du mobile céphalo-instrumental.

Les avantages de notre procédé sont nombreux.

La méthode est d’abord simple et facile.

Surtout elle est efficace et présente des dangers maternels et fœtaux minimes.

En faveur de son efficacité nous montrons que les lacs sont attachés aussi près que possible du centre de figure du mobile

le menton est sous la symphyse pubienne.

Les expériences sur le mannequin viennent à l’appui < considérations théoriques.

Quant à l’inocuité de la méthode elle est surtout due à ce : qu'il ne se produit pas de mouvement de levier.

La force appliquée à l’extrémité libre du lac est la même <

nous avons présentée à la Société des sciences médicales de : Lyon. Le D r Danjou en fît le sujet de sa thèse inaugurale sous notre inspiration.

Il s’agissait d’une jeune femme de seize ans dont les antécédents personnels ou héréditaires ne présentaient rien d’anormal.

Grossesse actuelle datant du i5 mars 1904. Hydrorrhée dans les deux derniers mois.

Vient consulter le i5 novembre. On constate : présentation du siège, rien au détroit supérieur ; cœur fœtal i04 ; maximum à l’ombilic ; le col est en voie d’effacement.

A deux reprises, tentatives de version par manœuvres externes, mais sans résultat.

Dans l’après-midi surviennent des douleurs régulières et efficaces.

A 9 heures du soir, le diagnostic porté est : présentation de l'épaule , poche des eaux intacte, dilatation complète. M

A chaque douleur, on voit bomber à la vulve une tumeur f

grisâtre, rénitente, du volume d’une tête foetale. Sa paroi épaisse fait douter du diagnostic de poche des eaux. Un tou cher profond fait sentir une main à côté de la tumeur, puis l’attache de la tumeur au corps du foetus. Donc, tumeur fœtale, probablement spin a bifida.

La main va chercher un pied qui est amené assez facilement à la vulve ; la tumeur s’énuclée intacte brusquement hors de la vulve ; la main gauche va chercher le cordon et ramène le foie et l’intestin du fœtus.

Dégagement spontané des épaules, puis artificiel de la tête par un Mauriceau.

Le fœtus extrait est encore vivant. Son cœur bat dix minutes. Malformations multiples : tumeur sous-coccygienne du volume d’une tête fœtale, de nature kystique, exomphalie, extrophie vésicale, absence d’organes génitaux externes, pieds bots équins, un peu d'hydrocéphalie.

Le cordon n’avait pas été vu.

Délivrance artificielle qui ramène un placenta friable avec avec un cordon de i o centimètres.

La figure ci-jointe donne une idée assez nette de l’état du fœtus et des annexes.

A la suite de cette observation, nous résumons les considé rations qui suivent :

i° La lenteur du cœur fœtal pendant la grossesse (104), signe de probabilité de malformation fœtale ;

a 0 Labrièvelé du cordon, brièveté extrême, cause principale de l’impossibilité de la version par manœuvres externes ;

3° Le volume de la tumeur énorme, du volume d’une tête fœtale à terme ;

4° L'engagement premier de la tumeur; la présentation du sommet était le règle dans les tumeurs sacro-coccygiennes ;

5° Enfin la confusion avec la poche des eaux, classique

d’ailleurs, qui peut, dans les cas où le fœtus est viable, être regrettable parce qu’elle est cause de la rupture artificielle de la tumeur.

CHIRURGIE OBSTÉTRICALE

Trois observations d’opération Césarienne pendant le travail (7)

Il s’agit d’opérations césariennes faites d'urgence pendant le travail à des malades porteurs de rétrécissement du bassin. Voici rapidement résumées ces observations :

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