MALADIES DU TUBE DIGESTIF ET ANNEXES
1. — Cancer du pylore avec suppression de la fonction pylorique.
Atrophie de l'estomac. Atrophie généralisée de tous les organes.
(En collaboration avec le D' Caiissade.) Société médicale des Hôpitaux, 24 décembre 1897, p. 1451.
11 s’agit d’un cancer du pylore ayant amené une suppression absolue de la fonction pylorique. L’eslomac, devenu organe inerte, s’est atrophié complètement : il n’avait plus que le calibre du duodénum, fait contraire à ce que l’on observe d’habitude en pareil cas. Tous les autres organes avaient subi une diminution de la moitié ou des deux tiers de leur volume : l’atrophie était généralisée comme dans un fait rapporté par F. Besançon
2. — Sur un cas de cirrhose hypertrophique alcoolique. Du processus de curabilité par régénération hépatique. Valeur pronostique de l’albuminurie intercurrente, lîevue de Clinique et de Thérapeutique, 29 novembre 1897, p. 758.
Il s’agit d’un homme atteint d’une cirrhose hypertrophique alcoolique dont la curabilité paraissait très probable. Néanmoins le malade succomba rapidement à des accidents urémiques, après avoir rendu pendant quelques jours dans les urines des quantités d’albumine qui se sont élevées de 2 grammes à 9 grammes par litre.
A l’autopsie, le foie présentait une intégrité absolue des cellules hépatiques ; le processus de régénération de l’organe décrit par MM. Hanot et Kahn existait dans toute sa netteté, avec la disposition concentrique des travées cellulaires en bulbe d’oignon. Les reins étaient le siège d’une néphrite intense qui a certainement causé la mort du malade, et dont l’albuminurie a été le témoin clinique.
niques, dans le diagnostic avec la gangrène sénile et surtout dans rage très avancé du malade (homme de 77 ans).
2. — Gangrène symétrique des extrémités. (En collaboration avec MM. M. Faure et M. Labbé.) Soc. méd. des Hâp., 15 janvier 1899, p. 25.
Il s’agit d’un malade atteint de perte de substance considérable des oreilles et de gangrène des dernières phalanges des quatre derniers doigts de chaque main.
3. — Du rdle étiologique de la tuberculose dans quelques cas d’asphyxie et de gangrène symétriques des extrémités (Syndrome de Raynaud.) jm/“ Congrès international de médecine, Paris, 1900.
, Les éludes récentes sur l’asphyxie et la gangrène symétriques des extrémités tendent à démembrer l’alfection curieuse décrite par Maurice Raynaud et à en faire plus un syndrome qu’une entité morbide propre.
L’étiologie et la pathogénie de ce syndrome ont bénéficié des notions courantes toxi-infectieuses, et je tiens à insister sur les
auteurs, notamment par Urquhart, Marcel Sée et W. Byers, s’est montrée particulièrement intéressante chez un de mes
malades, qui perdit en dix jours presque toutes ses phalanges des mains et une partie de ses oreilles, enlevées par la gangrène symétrique. Atteint d’une adénite tuberculeuse et d’une tuberculose pulmonaire, cet homme a présenté, par la suite, à chaque poussée congestive nouvelle, une crise de cyanose et de douleurs dans les moignons mutilés des doigts.
Je ne pourrais dire comment agit la tuberculose. Il m’est
début du mal et non dans la période d’état du tétanos que la sérothérapie doit être employée.
Cette conclusion a été adoptée par MM. Roux et Vaillard dans un travail ultérieur.
2. — Deux cas d'angine de la fièvre typhoïde (intections secondaires à streptocoques et à staphylocoques blancs). Gazelle des Hôpitaux, 2 août 1892, p. 850.
Nous avons observé chez deux malades atteints de fièvre typhoïde, au début et dans le décours de l'affection, une angine pseudo-membraneuse due, la première au streptocoque, la seconde au staphylocoque blanc, avec abcès consécutifs aux doigts et à la jambe. Ces abcès contenaient les mêmes microbes.
3. — Nécessité d’examiner les cultures avant l’addition du sérum, dans la recherche de la réaction de Widal. Société de Biologie, 50 janvier 1897, p. 118.
Lorsque, dans la recherche de la réaction de Widal, on em¬
ploie une culture vieille de quelques jours et même parfois dgée seulement de vingt-quatre heures, des pseudo-amas peuvent se
DEIiMATOl.OGlE ET SVI'IIILIGHAPHIE.
3. — Xanthélasma survenu après la disparition de la glycosurie chez un diabétique. (En collaboration avec M. Follet.) Soc. méd //dp., 20 janvier 1890, p. 72.
Nous venons d’observer, chez un homme de 65 ans, un xanthélasma plan de la jambe droite, avec quelques traînées jaunâtres sur la face palmaire des mains et la face plantaire des
le tout est survenu quinze m ois après la disparition des sym-
jeune homme put marcher et, après douze séances de bains, il avait récupéré sa marche normale.
Chez un second jeune homme de 25 ans, atteint d’une première blennorrhagie à dix-huit ans, compliquée de rhumatisme très généralisé et très tenace, l’affection débuta dans le décours d’une seconde blennorrhagie. La talalgie était caractérisée par une douleur très vive aux deux talons, rendant la station debout et la marche impossibles. Les deux régions calcanéennes étaient déformées par un gonflement général et l’os était nettement augmenté de volume. Dès le cinquième bain, la marche redevenait possible ; après le quatorzième, elle s’effectuait sans difficulté, et elle était presque normale après le vingt-cinquième.
Ces bains ont été donnés dans un appareil que l’un de nous a fait construire en 1895, et à une température de 120 degrés.
11 existe d’autres appareils, celui de Tallermann et celui, tout récent, de Blottière et Simonot, dans lequel la température peut être portée sans danger jusqu’à 180 et 200 degrés.
3. — Sur la valeur thérapeutique de l’aspirine. Soc. méd. des
Ilâp., 19 octobre 1900, p. 993.
Je viens d’étudier la valeur thérapeutique de l’aspirine, en l’utilisant sur 43 malades (18 rhumatismes articulaires aigus, 5 rhumatismes subaigus, 6 tuberculoses pulmonaires, 4 congestions pleuro-pulmonaires, 3 fièvres typhoïdes, 2 broncho-
sont pas modifiées par l’aspirine ; cependant, leur résolution s’effectue complètement.
l’aspirine ; mais en raison des transpirations profuses qu’elle provoque, je fais des réserves sur son emploi.